Il a osé le dire: le patronat doit “réagir positivement” à la hausse du Smig
Le ministre de la Communication Mustapha El Khalfi avait déclaré aux journalistes, le jeudi 24 avril au sortir du conseil du gouvernement: "aucune décision n'a été prise quant à une éventuelle hausse du Smig". Le conseil en question avait examiné cette hausse et l'avait acceptée.
Cette semaine, à la sortie du conseil de gouvernement de ce vendredi 2 mai, le ministre de la Communication est revenu sur le Smig, pour souligner "la profondeur" de cette décision.
Laissons-lui la parole, le lecteur jugera:
L'entreprise marocaine est appelée à appréhender la profondeur de la décision du gouvernement d'augmenter le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) de 10 pc sur deux tranches, a souligné le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi.
"Les entreprises marocaines sont appelées à appréhender la profondeur de l'augmentation du SMIG et à interagir positivement avec cette décision", a dit le ministre, lors d'un point de presse à l'issue du Conseil de gouvernement, réuni vendredi à Rabat sous la présidence du Chef du Gouvernement, Abdelilah Benkirane .
Le Patronat marocain est également invité à adhérer aux efforts visant à traduire dans les faits les dispositions de cette décision purement "sociale" et qui tient à "l'amélioration des conditions sociales difficiles de plusieurs couches de la société", a-t-il ajouté.
Cette décision fait suite à un processus de négociations et à un dialogue social décliné en sept rencontres, dont les deux dernières ont connu la participation de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), a rappelé le ministre.
Pour M. El Khalfi, la décision d'augmenter le SMIG est loin d'être "isolée" en ce qu'elle s'inscrit dans une "série de décisions prises par le gouvernement en vue de concevoir une politique publique globale et intégrée, renforcer la paix sociale et partant, drainer davantage d'investissements".
Le ministre a cité à ce propos les décisions du gouvernement d'adopter une avance sur exécution relative aux marchés publics, d'amender les opérations de prélèvement automatique sur les comptes des clients des banques et de supprimer la règle de décalage pour le paiement de la TVA.
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