Recensement général 2014, Lahlimi met en exergue la confidentialité des renseignements
Les participants au recensement général qui aura lieu du 1er au 20 septembre doivent observer le secret professionnel sous peine de poursuites pénales. Idem pour les recensés tenus de se soumettre pleinement aux questionnaires et d’y répondre honnêtement.
Les préparatifs du sixième recensement général de la population et de l’habitat de 2014 sont en cours. Ce dernier aura lieu du 1er au 20 septembre.
Actualisé tous les dix ans, ce travail de fourmis s’intéressera à d’autres aspects de la vie quotidienne des Marocains. Des données relatives aux conditions d’habitation (raccordement au réseau eau et électricité, équipements électroménagers disponibles, distance entre la maison et le lieu du travail ou l’école ou encore entre la maison et le premier point d’eau…), aux handicaps et autres problèmes de mobilité, …. figureront dans le questionnaire. Une manière de mieux cerner les caractéristiques de la population, ses problèmes, ses faiblesses et ses évolutions. Bref, il s’agit d’aboutir à la meilleure radioscopie possible du Maroc sur tous les plans.
Pour lever toute réticence possible, Ahmed Lahlimi a tenu à préciser certains détails qui ont leur importance. Lors d’une réunion de présentation du dispositif du recensement de 2014, tenue mardi 29 avril à Casablanca en présence de tous les acteurs locaux, un message tenait particulièrement à cœur au Haut commissaire au Plan.
Ce dernier n’y est pas allé par quatre chemins pour insister sur la confidentialité des informations recueillies auprès de la population. «Aucune autorité, quelle qu’elle soit, n’a le droit d’y accéder. Ces renseignements ne pourront, en aucun cas, être utilisés à des fins de poursuites judiciaires, de contrôle fiscal ou de répression économique. Tout dérapage à ce niveau tombe sous le coup du droit pénal», tient-il à préciser. Et d’ajouter, «toutes ces données seront transformées automatiquement en chiffres anonymes».
L’enjeu est de taille. Rassurer les recensés quant au principe du secret professionnel conditionne le succès de toute l’opération de recensement. L’objectif est d’obtenir des données réelles, sans fards ni fioritures. Une obligation écrite noir sur blanc dans la loi sur le recensement général.
Selon ce texte, toute personne qui refusera de se soumettre aux formalités ou donnera sciemment de fausses déclarations fera elle aussi l’objet de poursuites pénales.
De gros moyens sont mobilisés pour cette opération. «Certes, le Maroc passe par une conjoncture économique difficile, mais il fallait respecter la périodicité de 10 ans», déclare M.Lahlimi.
Des dizaines de millions de DH ont été dépensés afin de réaliser les cartographies bouclées entre juillet 2012 et décembre 2013. Ces dernières ont abouti à la comptabilisation de quelque 48.000 districts de recensement, 16.000 secteurs de contrôle et 1.200 zones de supervision. Pour cela, 120 superviseurs centraux et régionaux, 130 contrôleurs, 345 agents cartographes et 220 véhicules avec leurs chauffeurs, ont été mobilisés
Pour le déroulement de l’opération de recensement, les chiffres sont impressionnants. Exemple: rien que pour Casablanca, il va falloir louer plus de 500 véhicules. Sans parler de la rémunération des participants – à ne pas confondre avec les recensés.
Un nouveau décret, approuvé par le conseil du gouvernement du 10 avril, fixe les niveaux de rétribution des participants à la préparation et à la réalisation du recensement général de la population et de l’habitat. En effet, les indemnités quotidiennes des responsables du recensement général varient entre 100 DH et 700 DH, selon les quatre étapes de l’opération, à savoir : la préparation du dispositif, la formation des participants, l’exécution du recensement et le tri et l’exploitation des données statistiques.
à lire aussi
Article : Pratt & Whitney Canada inaugure son usine de moteurs d'avions à Casablanca
Pratt & Whitney Canada a officiellement inauguré, ce mardi 21 avril 2026, sa nouvelle installation au cœur de la zone Midparc à Nouaceur. Détails.
Article : Cuivre. Prix records, projets en cascade… nourrie par les tensions géopolitiques, la ruée vers le Maroc s’accélère
Porté par un cuivre désormais autour de 13.100 dollars la tonne sur le LME et plus de 6 dollars la livre sur le COMEX, le secteur minier marocain entre dans une phase d’accélération. Entre la montée en puissance de Tizert, les ambitions de Managem (jusqu’à 182.000 tonnes en 2026) et l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux tel KGHM, le Royaume se positionne comme un relais stratégique dans un marché mondial sous tension, où transition énergétique et dépenses de défense redessinent la hiérarchie des producteurs. Décryptage.
Article : Au SIAM 2026, OCP met en avant sa vision intégrée de l'agriculture et de l'élevage
Le groupe OCP met en avant, à l'occasion du 18e Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) qui se tient du 20 au 28 avril à Meknès, sa vision intégrée des systèmes agricoles, illustrant le rôle central du phosphore dans l'articulation entre fertilité des sols, production végétale et alimentation animale.
Article : Ligue arabe : Rabat insiste sur une réponse commune aux actions iraniennes
Réuni en visioconférence le 21 avril 2026 à l’initiative de Bahreïn, le Conseil ministériel a examiné les répercussions des tensions régionales. De son côté, le Maroc a réaffirmé son soutien aux États concernés et au respect du droit international.
Article : En visite à Stockholm, Hammouchi formalise un partenariat sécuritaire inédit avec les autorités suédoises
Paraphé lors d’entretiens avec le ministre de la Justice Gunnar Strömmer et les responsables policiers du pays nordique, le dispositif inclut des canaux rapides de coopération opérationnelle et d’assistance technique.
Article : Législatives 2026. Samir Chaouki : pourquoi j'ai choisi le PJD
C’est l’une des investitures les plus commentées de ce premier round PJDiste. En propulsant Samir Chaouki, journaliste de renom et président du think tank OMEGA, dans la circonscription de Hay Hassani, le PJD envoie probablement, comme il l'avait fait par le passé, un signal d'ouverture. Entre rupture avec les méthodes classiques et volonté de transparence, le candidat se confie à Médias24 sur ce nouveau défi.