L’Espagnol Alsa démarre officiellement à Tanger le 2 mai
Après Marrakech (1999) et Agadir (2000), le spécialiste du transport urbain et inter-urbain espagnol Alsa démarrera son service à Tanger vendredi 2 mai. Le contrat a une durée de 10 ans.
A l’issue d’un appel d’offres lancé en 2013 qui avait vu s’affronter le gestionnaire délégué sortant Autasa (filiale du groupe madrilène Ruiz) et Alsa (filiale espagnole du groupe britannique National Express), c’est ce dernier qui l’avait emporté. Le contrat a une durée de 10 ans.
Dans son communiqué, Alsa indique que «son objectif est de doter Tanger d’un système de transport urbain de qualité, qui accompagne la croissance de la ville faisant du transport un élément structurant pour le reste des activités économiques et sociales».
Alsa a, en pratique, et avec des autobus «d’emprunt», commencé à desservir la quarantaine de lignes que compte le Grand Tanger dès le mois de novembre dernier à l’issue de l’expiration du contrat liant Autasa et la commune urbaine de Tanger au 31 octobre dernier.
Un siège flambant neuf et plus de 110 autobus
Selon des sources municipales, Alsa doit opérer à Tanger avec des autobus neufs de marques Tata et Scania carrossés à Casablanca. L’investissement global d’Alsa pour le marché de Tanger s’élève à 20 millions d’euros, indique le transporteur espagnol.
Dans son communiqué, Alsa indique qu’elle «démarre son contrat avec 118 véhicules avec des besoins qui doivent monter à 155» au total au fil des ans. Le contrat est d’une durée de 10 ans. Selon un communiqué de la firme espagnole, la flotte comprendra des autobus de bas plancher avec un accès plus aisé ainsi que des minibus pour les zones de la ville aux voies étroites ou à fréquentation plus réduite.
Un total de 26 lignes urbaines et de 17 lignes périphériques seront exploitées, les derniers terminus arrivant jusqu’à 20 km au sud et à l’est de la ville. Les communes de Hjar Nhel notamment et celle de Boukhalef où se trouve un campus universitaire seront notamment desservies. D’est en ouest, les autobus iront du cap Malabata au cap Spartel. Les autobus tangérois ont transportés plus de 30 millions de passagers en 2012.
Depuis fin 2013, Alsa construisait et équipait son siège et son centre de maintenance et d’entretien sur un terrain de 3 hectares situés près de l’aéroport face à l’entrée de la fac des sciences de Boukhalef. L’entreprise démarre son 3e contrat marocain avec un staff de chauffeurs, de mécaniciens, de personnel d’entretien et administratif de plus de 300 personnes dont plus de 200 chauffeurs et de personnel dédié au service à la clientèle. Des formations en conduite, sécurité et service au client ont été organisées au cours de ces derniers mois, précise Alsa.
La filiale espagnole de National Express également doit introduire dans le système de transport urbain de Tanger quelques nouveautés dont des autobus à faibles émissions en carbone et suivis avec un système de géolocalisation ainsi que des systèmes d’abonnement et de paiement électroniques. Enfin, plusieurs arrêts doivent être progressivement dotés de systèmes d’information électroniques en temps réel sur le passage des autobus.
Autasa ne part pas
La compagnie Autasa qui avait exploité le système de transport urbain de Tanger depuis l’an 2000 ne quittera pas pour autant la ville. Alors qu’elle gérait les lignes urbaines et péri-urbaines, Autasa a progressivement développé un lucratif business de transport du personnel entre les unités industrielles et les différents quartiers de la ville.
Selon un responsable d’Autasa, «cette activité va se poursuivre et se développer». Autasa dispose depuis 2005 de bureaux et d’aires de parkings et d’entretien pour sa flotte de minibus Renault et Mercédès sur un terrain de plus de2 hectares situé sur la route de Tétouan à l’entrée de la zone industrielle de Moghogha et à moins de 20 km de l’usine Renault de Melloussa. Alsa, cette semaine, a également souligné dans son communiqué «les possibilités de croissance au Maroc au cours des prochaines années.»
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