Le plan Aquaculture Maroc va être dévoilé à Tétouan
Le Roi Mohammed VI doit lancer ce lundi 14 avril dans l’après-midi dans la région de Tétouan, des projets technologiquement novateurs dans le domaine de l’aquaculture et la pisciculture.
Ceux-ci sont situés sur le littoral méditerranéen de Martil. Outre les fermes aquacoles, deux conventions de développement d’écloseries aquacoles seront également signées.
Au total, ce sont huit conventions entre différents partenaires publics et partenaires qui doivent être signées en présence du Souverain.
Ces projets de fermes et d’écloseries aquacoles seront connus en même temps que les détails du plan d’action aquacole du Maroc en préparation dans le cadre du plan Halieutis depuis 2011.
A noter que le Maroc est doté d’une Agence de développement de l’aquaculture (ANDA) et d’une fédération de professionnels du secteur (FENIP) affiliée à la CGEM. Poissons, coquillages et crustacés sont concernés par ces développements.
Auparavant dans l’après-midi, le Roi assistera à la présentation d’un projet de réalisation d’une nouvelle place publique et d’un parking sur le territoire de la commune de Saniat Rmel avant de poser la première pierre du futur CRI de Tétouan près du siège de la wilaya et de la chambre de commerce.
Le lancement de la construction d’un centre pour les autistes est également prévu ce lundi après-midi.
Tétouan 2018, l’environnement et l’aménagement urbain en priorité
Doté d’un nom et d’une identité visuelle qui font immédiatement penser à une candidature aux Jeux olympiques, le programme de développement économique et urbain 2014-2018 de la ville de Abdelkhalek Torrès, Tétouan 2018, est doté d’un budget global de 5,5 MMDH et se décline en huit volets.
Ce plan a été présenté samedi 12 avril à Tétouan au Roi Mohammed VI, aux membres du gouvernement, aux élus et aux autorités locales.
Le premier contributeur à ces travaux sera le ministère de l’Equipement de Aziz Rebbah, parmi 24 autres partenaires dont les ministères concernés par les différents projets, mais aussi des établissements publics tels que l’ONEE et l’OFPPT.
Présenté en premier par le wali Mohamed Yacoubi comme le secteur «sans lequel le développement de la ville ne peut réussir», le secteur de l’environnement et de l’aménagement accapare l’essentiel du budget, 1,45 MMDH, juste après le développement économique et social (1,88 MMDH).
A travers la constitution de la Société d’aménagement du bassin de l’oued Martil, il s’agira d’élargir le lit de l’oued et d’améliorer les voies de communications, «les inondations, l’extension urbaine,et la croissance du trafic, surtout en période estivale» constituant les trois principaux défis environnementaux et urbains de la ville de Tétouan, auxquels il faudrait ajouter l’absence de décharge urbaine contrôlée.
En marge de l’aménagement du bassin de l’oued qui traverse la ville d’ouest en est, de la route de Chaouen juste vers la Méditerranée et la cité balnéaire et universitaire de Martil, quatre parcs seront aménagés, ainsi qu’une décharge communale contrôlée.
Le rattachement des communes rurales voisines d’Azla et de Zaitouna aux réseaux d’eau, d’électricité et d’assainissement est prévu dans le cadre de ce plan “environnement et aménagement“.
Enfin, le plan Tétouan 2018 prévoit le déménagement de 25 services extérieurs et administratifs du centre de la ville vers le quartier de la wilaya et de l’aéroport sur la route de Mdiq. Ces travaux et aménagements devraient marquer «un saut qualitatif» dans le développement de la ville selon le wali.
Dans le volet sécurité (budget : 148 MDH), un des huit volets du plan Tétouan 2018, il est prévu l’enfouissement systématique des câbles électriques qui constituent un risque pour la sécurité et la santé des habitants, outre le dommage qu’ils portent au paysage urbain et à l’aspect des différents quartiers de la ville.
En matière de développement économique (Budget : 1,88 MMDH), la construction d’un village artisanal, la réhabilitation de la zone industrielle de la route de Martil et l’aménagement de marchés de quartiers sont programmés. Tétouan sera également dotée d’équipements économiques dont elle ne dispose pas à présent dont un marché de gros de fruits et légumes et une halle au poisson aux normes.
Sur le plan social (Budget : 676 MDH), de nouveaux équipements de santé sont prévus dont un hôpital régional ainsi que des équipements tel un orphelinat.
Le sport (Budget : 535 MDH) occupe une place importante dans le plan Tétouan 2018, puisque la construction d’un grand stade de football de 30 000 places est prévue ainsi que deux stades pour le football amateur, ainsi qu’une salle omnisports couverte, une piscine couverte et des courts de tennis, la plupart de ces équipements étant actuellement inexistants.
La culture (Budget : 152 MDH) sera servie avec la construction d’un nouveau grand théâtre de la ville et la réhabilitation de l’espace Msallah et la construction d’une médiathèque.
En matière de formation (Budget : 510 MDH), une école d’architecture sera construite là où les cours sont actuellement dispensés dans les locaux d’une villa aménagés en salles de classe. La faculté des sciences sera réaménagée et de nouveaux instituts de technologie et de technologie applique seront créés «afin de répondre aux nouveaux besoins économiques de la ville et de la région».
Enfin sur le plan religieux (Budget : 120 MDH), plusieurs mosquées seront construites ou réaménagées et pas moins de sept zaouïas de la ville seront restaurées et réhabilitées.
La mise sur pied de ce plan intégré intervient après trois plans précédents, celui de Semsa-Dersa à la fin des années 80, puis les plans de mise à niveau urbaine de 2006-2009 et 2009-2012 qui n’ont jamais pu limiter l’impact, dévastateur certaines années, des inondations sur la région. Selon le président de la commune urbaine de Tétouan Mohamed Idaomar (PJD), «ce nouveau plan complète les précédents avec une importante valeur ajoutée en équipements de quartiers et en matière environnementale et économique».
Selon le président de la commune joint par Médias 24, «l’aménagement des berges de l’oued M’Hannech et sa dépollution, la ceinture verte, le projet de décharge, la valorisation du belvédère de Tamouda et la construction du pôle agro économique avec le marché de gros, la halle au poisson et les abattoirs constituent de grands apports de Tétouan 2018 pour la ville».
M. Idaomar a indiqué à Médias 24 quela commune urbaine de Tétouan a contribué à la préparation du plan Tétouan 2018 avec «la réalisation d’études et des collectes de données ; notre participation financière directe est de 150 MDH et le foncier du belvédère et du pôle agro économique est à notre charge», a-t-il indiqué.
Des changements déjà visibles
Depuis près de 10 ans maintenant, les villes côtières de Martil, Mdiq et Fnideq ont connu de profondes améliorations en matière d’aménagement urbain avec l’aménagement de corniches maritimes, de routes à double voie,de parcs et de jardins et de parkings publics. L’harmonie en termes de normes architecturales est plus frappante aujourd’hui qu’il y a 10 ans.
Sur le plan des communications, Tétouan est reliée par une double-voie au réseau autoroutier national (30 km)et à la ville voisine de Tanger (55km).Toute la côte méditerranéenne de Martil à Fnideq est aujourd’hui également desservie par une double-voie. Depuis 2012, Tétouan est pleinement reliée à Al-Hoceima, Nador et la région de l’Oriental par la rocade méditerranéenne. Le plan Tétouan 2018 prévoit de doubler le tronçon entre Tétouan et Chaouen pour faire face à la croissance du trafic et améliorer la sécurité routière.
Les premiers résultats de ce qui a été déjà fait au cours de ces dernières années est que de nouveaux investissements touristiques sont plus visibles sur la côte tétouanaise avec notamment les projets de la chaîne Ritz-Carlton, de la chaîne Sofitel ou de Marina Beach et les projets d’extension à Marina Smir et à Cabo Négro.
En attendant la mise à niveau de la zone industrielle de la route de Martil prévue par Tétouan 2018, TMSA aménage depuis une petite année une nouvelle zone d’activité à 10 km de Tétouan sur la route de Tanger avec des premières livraisons prévues en 2016 et une douzaine de réservations déjà enregistrées selon des sources de la Tanger Free Zone.
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