Laïla Marrakchi: “pourquoi je ne fais pas un film sur Oufkir“
EXCLUSIF. La réalisatrice Laïla Marrakchi fait à nouveau l’actualité au Maroc. Cette fois, c’est l’adaptation au cinéma du destin brisé de la famille Oufkir qui focalise à tort l’attention de la presse nationale.
Annoncée comme imminente par nos confrères de la presse écrite, l’adaptation cinématographique de l’autobiographie “La prisonnière" de Malika Oufkir, fille du général éponyme, relatant l’emprisonnement de la famille Oufkir est une vraie-fausse information.
Contrairement à ce qui se dit ici et là, Laïla Marrakchi ne reprendra pas ce thème basé sur la triste histoire vécue par la famille Oufkir malgré le fait qu’elle y ait longuement travaillé.
Oufkir, un projet abandonné depuis des années
Dans des déclarations à Médias 24, la réalisatrice tient d’emblée à exprimer sa surprise de faire les gros titres de la presse marocaine qui annonce un tournage en cours. Elle s’étonne de se voir attribuer un projet qui n’est plus d’actualité depuis plusieurs années déjà.
Si elle confirme s’être passionnée pour ce projet en achetant les droits d’adaptation du livre de Stephen Smith, «Oufkir un destin marocain», elle tient à préciser que contrairement aux assertions de la presse, il n’a jamais été question de porter à l’écran “La prisonnière“ de Malika Oufkir.
Elle nous explique que son projet n’a pas abouti car le sujet en question est encore sensible au Maroc et que n’ayant pas pu obtenir l’assentiment de toute la famille Oufkir, elle a choisi de le mettre en stand-by.
Elle ajoute que malgré le soutien du producteur Thomas Langman, le bouclage du volet financier du film n’a pas pu se faire non plus. Assurant avoir beaucoup travaillé sur ce sujet de long-métrage, elle regrette que son projet n’ait pas pu aboutir car elle avait pratiquement bouclé les castings des personnages de la famille Oufkir.
Ayant toujours les droits du livre sur Oufkir pour une durée déterminée, elle ne désespère cependant pas du jour où elle pourra adapter ce sujet.
Pour l’heure, elle assure être passée à autre chose même si elle pense que cette tragédie contemporaine qui dépasse la fiction mérite d’être portée à l’écran et devrait attirer des foules.
Sur ce sujet, elle tient à démentir un prétendu tournage en cours ou à venir d’autant plus que ce projet qui était prévu pour être son 2e long métrage a été remplacé par celui de “Rock the casbah“.
Changement de cap
Concernant sa vraie actualité du moment, elle nous confie travailler sur un scénario différend plus universel que ses précédents films qui portaient tous sur un certain Maroc. Ce projet de film qui sera tourné en langue anglaise nécessitera 2 ans avant d’être monté et projeté dans les salles obscures.
Etant tenue au secret avant de boucler son financement, Laïla Marrakchi ne peut en dire plus sur le sujet de son prochain opus.
Rappelons que son premier long-métrage, Marock, avait défrayé la chronique politique en 2005 en faisant réagir le PJD dont des dirigeants avaient vu dans sa fiction une tentative de normalisation avec Israël.
Ce film dépeignait une jeunesse dorée aux mœurs occidentalisées en butte au rigorisme religieux sur un amour entre une jeune musulmane et un jeune juif tout deux décomplexés.
Huit ans après le succès de Marock qui avait fait 150.000 entrées au Maroc, la cinéaste Laila Marrakchi était revenue en 2013 dans les salles avec “Rock the casbah“.
Un film qui relatait l’intimité de la bourgeoisie marocaine en dévoilant encore une fois les tabous de notre société comme les inégalités hommes-femmes ou l'hypocrisie sexuelle prévalant.
Si ses deux films précédents brossaient toujours le tableau d'une classe sociale privilégiée, l’angle d’attaque de la réalisatrice reste systématiquement le message de liberté face aux non-dits qui gangrènent la société marocaine.
à lire aussi
Article : Le Honduras décide de suspendre sa reconnaissance de la “rasd”
Le Honduras a annoncé la suspension de sa reconnaissance de la pseudo “rasd”, une décision officielle notifiée à Rabat et aux Nations Unies.
Article : Engrais. Sous pression à cause du blocus d’Ormuz, l’Inde se tourne massivement vers le Maroc
Entre le blocus d'Ormuz qui paralyse la production indienne, les restrictions chinoises à l'export et la crise agricole américaine, le marché mondial des engrais phosphatés traverse une période de turbulences sans précédent. Dans ce contexte, l'Inde, plus exposée que jamais à la désorganisation des flux, consolide sa dépendance au Maroc.
Article : Hôtellerie : Marriott nomme Denis Laus à la tête du futur resort de Taghazout Bay
Prévu pour l’été 2026 aux portes d’Agadir, l’établissement comptera 250 chambres avec vue sur l’océan, plusieurs espaces de restauration et 600 m² dédiés aux réunions et événements.
Article : La réforme des Groupements sanitaires territoriaux cherche ses preuves sur le terrain
Cinq directeurs généraux nommés par le Roi, des indicateurs présentés comme probants dans une région pilote, mais des syndicats qui contestent et des décrets toujours manquants. La réorganisation du système de santé public marocain autour de groupements sanitaires territoriaux s'accélère. Le plus dur reste à faire.
Article : Casablanca : le Mégarama dément tout projet de démolition sur le front de mer
Le Mégarama de Casablanca ne fait l’objet d’aucun projet de destruction, a indiqué à Médias24 une source autorisée au sein de l’établissement, réagissant à des informations relayées en ligne sur une possible démolition de plusieurs installations du littoral.
Article : SIAM 2026 : Maroc Telecom dévoile ses solutions Agritech pour une agriculture intelligente
Partenaire officiel du SIAM, Maroc Telecom présente ses dernières innovations Agritech fondées sur l’IoT, l’intelligence artificielle et la 5G, afin d’accompagner la transformation digitale du secteur agricole.