Le Maroc et quatre autres pays lancent un appel pour un monde sans torture
Le Maroc et quatre autres pays ont lancé, mardi à Genève, un appel à tous les pays du monde pour la ratification et la mise en mise en œuvre de la convention internationale contre la Torture.
Cet appel a été émis depuis le siège européen de l'ONU, en présence de la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Mbarka Bouaida, et de la Haut-commissaire aux droits de l'Homme, Navi Pillay.
Les signataires de "l'initiative mondiale pour la ratification universelle de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants", sont le Danemark, le Chili, le Ghana, l'Indonésie et le Maroc.
S'exprimant lors d'un panel organisé à cette occasion, Mme Bouaida a souligné que la contribution du Royaume à cette initiative "est un signal clair et fort de son engagement ferme en faveur de la promotion et la protection effective des droits de l'Homme aux niveaux national et international".
Elle a rappelé que le Maroc a ratifié la Convention contre la torture il y a 20 ans, dans le cadre d'un vaste processus de réformes structurelles et profondes, citant parmi les mesures prises la criminalisation de toutes les formes de torture et de mauvais traitement.
Selon la ministre déléguée, ce processus s'est davantage renforcé après la ratification en 2012 du Protocole facultatif à la convention ainsi que la visite effectuée, en septembre 2012 au Maroc, par le rapporteur spécial de l'ONU contre la torture, Juan Mendez.
Le Maroc a présenté volontairement, en janvier dernier, un rapport de suivi sur la mise en œuvre des recommandations formulées par le rapporteur spécial, a-t-elle rappelé.
Navi Pillay a de son côté souligné que "l'acte de torture doit évidemment être incriminé et la justice nationale doit avoir les moyens juridiques pour assurer une protection réelle des personnes".
"Aujourd'hui s'impose une ratification à plus grande échelle de la convention contre la torture, mais aussi une coopération accrue des Etats avec le Comité des Nations unies contre la torture", a-t-elle estimé.
(Avec MAP)
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