Best Milk repris par Anouar Invest, Crédit Agricole et Nebetou Fund
C’est officiel. Un accord a été signé ce mardi à Marrakech pour le rachat de Best Milk, anciennement coopérative Le Bon lait, par un consortium composé de Anwar Invest, le Crédit Agricole et Nebetou Fund.
La situation de près de 1.000 employés dont les salaires sont gelés depuis juillet 2013 (depuis deux ans pour une partie d’entre eux) est en passe d’être réglée.
Il y a un mois, les lecteurs de Médias 24 avaient la primeur de l’information: que le groupe Anwar Invest, par le biais de l’une de ses filiales, avait entamé les négociations pour le rachat de la société qui produit Le Bon Lait.
C’est désormais chose faite. En effet, ce mardi 28 janvier, un accord de rachat a été conclu à la Wilaya de Marrakech, en présence de plusieurs parties prenantes, parmi lesquelles des représentants du bureau syndical de Best Milk, de l’UGTM, Wali de la région Marrakech-Tensift-El Haouz Abdeslam Bikrat, du directeur général du Crédit Agricole, Etc. Une copie a été publiée sur le portail Goud.
En outre, un accord a été trouvé avec les employés de l’entreprise portant sur le versement d’indemnisations pour 236 salariés.
Lors d’une réunion tenue en décembre dernier entre les représentants du bureau syndical de Best Milk et le Secrétaire général de l’UGTM, Hamid Chabat, ce dernier avait promis qu’il allait trouver une issue favorable à la crise que vivent depuis plus de 6 mois les salariés de cette entreprise.
Pour rappel, Anwar Invest présidé par ElHachmi Boutgueray gère une vingtaine de filiales dans l’immobilier et l’agroalimentaire. Fondé en 2007, il est désormais le 4ème groupe alimentaire au Maroc.
La présence de Crédit Agricole et de Nébétou Fund dans le tour de table repreneur indique qu’une décision politique a été prise pour hâter une issue favorable. En effet, les négociations se prolongeaient entre les anciens propriétaires de Best Milk et le candidat repreneur Anwar Invest ainsi qu’entre ce dernier et le syndicat des salariés mené par l’UGTM.
Deux confrères ont prédit dans leur édition de ce mardi que ce coup de pouce allait venir du Roi Mohammed VI qui a été sollicité dimanche par un groupe d’ouvriers de Best Milk au moment où il parcourait la ville de Marrakech dans sa voiture découverte. Selon les mêmes sources, le Roi a promis aux ouvriers qu’il allait s’occuper personnellement du dossier.
Nebetou Fund est un fonds public-privé spécialisé dans les investissements, particulièrement dans le terroir et l’agro alimentaire.
À découvrir
à lire aussi
Article : Coupe du monde 2026. Les éclairages de Mohamed Ouahbi
Un brin fataliste puis agacé par la tournure que prenait la conférence de presse organisée ce mardi 14 juillet au Complexe Mohammed VI de Salé, Mohamed Ouahbi a tenté d’apporter sa version des faits à des questions auxquelles il n’avait pas toujours les réponses. Mais le sélectionneur a tout de même affiché une foi inébranlable en l’avenir après l’élimination en quart du Mondial 2026.
Article : Pour responsabiliser les livreurs, Glovo va numéroter ses sacs
Dès le second semestre 2026, 10.000 équipements dotés d’un identifiant visible seront progressivement déployés au Maroc.
Article : Al Haouz : un avion militaire léger s'écrase après une panne moteur, le pilote indemne
L'ancien pilote de Mirage F1, qui était aux commandes de l’appareil, a été contraint de tenter un atterrissage d’urgence dans un douar proche de Marrakech.
Article : Après les crues de 2026, un barrage à 1,145 milliard de DH pour protéger Ksar El Kébir
Implanté sur l’oued Loukkos, en amont d’Oued El Makhazine, le futur ouvrage pourra retenir jusqu’à 400 millions de m³ et devrait entrer en service à l’horizon 2030.
Article : La station de dessalement de Casablanca sera opérationnelle en février 2027, annonce Nizar Baraka
D’une capacité initiale de 200 millions de mètres cubes par an, portée ensuite à 300 Mm³, l’infrastructure doit renforcer la sécurité hydrique du Grand Casablanca.
Article : Reprise de la guerre au Moyen-Orient : quel impact pour le Maroc ?
Le répit aura été bref. Moins d’un mois après l’accord entre Washington et Téhéran, les frappes ont repris et le Brent a bondi de 77 à 87 dollars en vingt-quatre heures. Pour un pays qui importe près de 90% de ses besoins énergétiques, l’enjeu dépasse largement le prix à la pompe. Transport, industrie, inflation et budget de l’État pourraient rapidement subir le contrecoup d’un conflit qui menace aussi les routes maritimes.