BAM: Stagnation de l'activité industrielle en décembre 2013
L'activité industrielle a affiché une stagnation en décembre 2013, alors que le taux d'utilisation des capacités (TUC) était en légère baisse, selon Bank Al-Maghrib (BAM).
Cette évolution de l'activité reflète la stagnation qu'auraient connue les branches "chimique et parachimique" avec un solde d'opinion de 64% et "agro-alimentaire" (48%), explique la Banque centrale dans son enquête mensuelle de conjoncture dans l'industrie.
En revanche, l'activité dans les industries "électriques et électroniques" aurait baissé (64%) par rapport au mois précédent. S'agissant des autres branches, les chefs d'entreprises sont restés partagés entre une stagnation (41%) et une baisse (32%) dans les activités "textile et cuir", et entre une hausse (37%) et une baisse (37%) dans les industries "mécaniques et métallurgiques".
Dans ces conditions, le taux d'utilisation des capacités se serait établi à 68%, en baisse de 2 points par rapport à novembre. Ce repli s'explique par une baisse de 7 points dans la branche "électrique et électronique" et de 4 points dans la branche "mécanique et métallurgique".
Par contre, le TUC aurait connu une quasi-stagnation dans les autres branches, précise la même source.
Pour ce qui est des ventes globales, les industriels sont partagés entre une stagnation (40%) et une hausse (34%). Cette évolution recouvre une hausse des ventes sur le marché local et une baisse de celles destinées à l'étranger.
Par branche, les évolutions sont différenciées. En effet, les ventes auraient stagné dans les industries "chimiques et parachimiques" (61%), se seraient améliorées dans l'"agro-alimentaire" (58%), tandis qu'elles auraient baissé dans la branche "électriques et électroniques" (74%).
Concernant les commandes reçues en décembre, elles auraient stagné selon 44% des industriels et baissé selon 37%.
Pour les trois prochains mois, les entreprises sont optimistes avec 41% qui déclarent une hausse de l'activité et 39% une stagnation. Pour les ventes, 42% des industriels anticipent une stagnation et 37% une hausse.
L'enquête mensuelle de conjoncture industrielle de BAM est une enquête d'opinion menée auprès d'un échantillon représentatif comprenant 400 entreprises opérant dans le secteur industriel national. Elle vise à disposer de données de qualité dans des délais courts permettant une évaluation de la conjoncture industrielle pour une bonne prise de décision.
(MAP)
à lire aussi
Article : Coupe du monde 2026. Les éclairages de Mohamed Ouahbi
Un brin fataliste puis agacé par la tournure que prenait la conférence de presse organisée ce mardi 14 juillet au Complexe Mohammed VI de Salé, Mohamed Ouahbi a tenté d’apporter sa version des faits à des questions auxquelles il n’avait pas toujours les réponses. Mais le sélectionneur a tout de même affiché une foi inébranlable en l’avenir après l’élimination en quart du Mondial 2026.
Article : Pour responsabiliser les livreurs, Glovo va numéroter ses sacs
Dès le second semestre 2026, 10.000 équipements dotés d’un identifiant visible seront progressivement déployés au Maroc.
Article : Al Haouz : un avion militaire léger s'écrase après une panne moteur, le pilote indemne
L'ancien pilote de Mirage F1, qui était aux commandes de l’appareil, a été contraint de tenter un atterrissage d’urgence dans un douar proche de Marrakech.
Article : Après les crues de 2026, un barrage à 1,145 milliard de DH pour protéger Ksar El Kébir
Implanté sur l’oued Loukkos, en amont d’Oued El Makhazine, le futur ouvrage pourra retenir jusqu’à 400 millions de m³ et devrait entrer en service à l’horizon 2030.
Article : La station de dessalement de Casablanca sera opérationnelle en février 2027, annonce Nizar Baraka
D’une capacité initiale de 200 millions de mètres cubes par an, portée ensuite à 300 Mm³, l’infrastructure doit renforcer la sécurité hydrique du Grand Casablanca.
Article : Reprise de la guerre au Moyen-Orient : quel impact pour le Maroc ?
Le répit aura été bref. Moins d’un mois après l’accord entre Washington et Téhéran, les frappes ont repris et le Brent a bondi de 77 à 87 dollars en vingt-quatre heures. Pour un pays qui importe près de 90% de ses besoins énergétiques, l’enjeu dépasse largement le prix à la pompe. Transport, industrie, inflation et budget de l’État pourraient rapidement subir le contrecoup d’un conflit qui menace aussi les routes maritimes.