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«Daniel Project» : Quand l’impression 3D redonne espoir aux amputés du Sud Soudan

La firme «Not Impossible Lab» a mis au point une prothèse issue de l’impression 3D. Son nom : Daniel Project, inspirée de l’histoire d’un jeune du Sud Soudan, victime de bombardements et premier bénéficiaire de cette prothèse révolutionnaire.

«Daniel Project» : Quand l’impression 3D redonne espoir aux amputés du Sud Soudan
Houda O.M.
Le 20 janvier 2014 à 14h21 | Modifié 20 janvier 2014 à 14h21

Une formidable aventure technologique et profondément humaine. Peu d’utilisations de l’impression 3D se targuent d’une telle définition. C’est néanmoins le cas du remarquable « Daniel Project », un programme de création de prothèses issues de l’impression 3D, à destination de personnes amputées des membres supérieurs. Révolutionnaires, ces prothèses ont été mises au point par une société californienne qui repousse les limites du possible comme son nom le suggère et s’attèle à des projets solidaires.

Ce projet de prothèse 3D, développé par la « Not Impossible Lab », est né d’un sentiment du fondateur de la firme américaine, Mike Ebeling. Ce dernier a été frappé en plein cœur par l’histoire de Daniel Omar, jeune sud-soudanais victime d’un bombardement. L’adolescent privé de ses bras, s’était livré à un reporter du Time, lui avouant qu’il aurait préféré la mort au handicap, afin de ne pas devenir un fardeau pour ses proches, selon ses dires. Une détresse à laquelle l’Américain n’a pu rester insensible. Il se penche alors sur le développement d’une prothèse pour Daniel et s’envole, en novembre 2013, pour l’Afrique à la recherche du jeune infirme, deux imprimantes 3D sous les bras.

Baptisée Daniel Project, la prothèse fonctionne grâce à un système complexe de câbles qui agissent comme des tendons, selon des précisions fournies par le quotidien britannique, le Guardian. Nécessitant seulement six heures de production, elle se caractérise également par un coût extrêmement accessible, puisqu’elle n’excède pas les 100 dollars. Toutefois, son mode de fonctionnement constitue également une limite à son exploitation. Si la prothèse 3D a bouleversé le quotidien du jeune Daniel, elle ne pourra en revanche – pour le moment – rien pour les amputés ne disposant pas de moignons. C’est en effet ceux-ci qui, en se mouvant, actionnent les tendons mécaniques : tendre ou détendre les câbles pour plier ou déplier les doigts. Une action qui semble anodine, mais permet cependant à l’adolescent de se nourrir seul. Une première depuis son terrible accident.

Le Time indique par ailleurs que la prothèse requiert encore quelques ajustements afin d’affiner le contrôle des doigts qui manque de précision, et certaines améliorations pour permettre de porter de lourdes charges. Si le fondateur de la firme américaine a regagné la Californie, ses imprimantes 3D et son projet ont eux élu domicile dans un hôpital du Sud Soudan. De nombreux employés, dont le jeune Daniel Omar, formés spécialement à la production de ces prothèses 3D, y fabriquent un bras par semaine, dans ce pays où le nombre d’amputés est estimé à 50.000 individus. Le projet et le message véhiculés par l'entreprise californienne renferment d'immenses espoirs. Avec l'application de sa formule « help one, help many »  (aide une personne, tu en aideras plusieurs), c'est la promesse d'un avenir radieux pour des milliers d'handicapés qui se dessine.

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Houda O.M.
Le 20 janvier 2014 à 14h21

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