Retard pluviométrique : Prières rogatoires ce vendredi
Le ministère des Habous et des Affaires Islamiques annonce la tenue de prières rogatoires ce vendredi dans toutes les régions du Royaume. Selon le ministère de l’Agriculture, ces retards des précipitations ne compromettent pas la saison à condition qu’il pleuve avant fin janvier.
Toutes les mosquées et les aires de prière à travers le Maroc accueilleront, ce vendredi à 10 heures, des prières rogatoires sur décision royale, précise un communiqué du ministère des Affaires islamiques. Ces prières s’effectuent traditionnellement lorsque les précipitations se font rares. Les croyants s’en remettent alors à la miséricorde divine pour que le Tout-Puissant répande ses pluies bienfaitrices sur terre.
Si les précipitations se sont montrées irrégulières cet hiver, l’année en cours n’est pas menacée pour autant, selon le ministère de l’Agriculture. Craindre « une année de sécheresse » ou ses méfaits serait prématuré, selon le ministère qui assure parallèlement que les régions du royaume ne sont pas toutes égales face à la pluviométrie.
« Certaines zones ont été largement arrosées et ne souffrent aucunement d’un manque d’eau cette année » insiste le ministère. Une alerte et un plan d’aide adapté ne seront donc déclenchés qu’au terme d’un mois de janvier sec. D’où les pluies rogatoires.
Par ailleurs, le ministère de l’Agriculture effectue un suivi régulier auprès des agriculteurs et éleveurs pour identifier les besoins liés à un manque de précipitations. Selon notre source ministérielle, l’état du cheptel serait un étalon de mesure. « Cette année, le cheptel ne présente aucune souffrance due à l’absence de pluies. Il n’y a donc aucun souci à se faire pour le moment ».
Si le Plan Maroc Vert lancé par le ministère de l’Agriculture, dès 2009, a vocation à faire de ce secteur un moteur de la croissance économique nationale, il vise également à encourager une reconversion de nombreux professionnels du milieu agricole. Ainsi, en favorisant des cultures arboricoles notamment, au profit d’une production céréalière massive permet de réduire la dépendance à la pluviométrie. Une stratégie qui pose les jalons d’une économie plus stable.
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