Affaire Dassault: L'ambassade du Maroc en France réfute toute allégation mensongère à l'égard de ses diplomates
«L'ambassade du Maroc en France réfute toute allégation mensongère à l'égard de ses diplomates et se défendra contre toute partie insinuant la participation à de quelconques plans ou actes malveillants, en dehors du cadre légal et du strict respect des règles de droit», indique un communiqué de la représentation diplomatique marocaine, cité par la MAP.
Après la publication par plusieurs médias français d'informations citant l'ambassade dans l'affaire de l'ancien maire de Corbeil-Essonnes, Serge Dassault, la représentation diplomatique marocaine souligne que cette affaire est «strictement française portée devant la justice».
«Tout en réitérant notre pleine confiance dans la justice française pour établir les faits, tels qu'ils se sont réellement produits, l'ambassade du Maroc tient à souligner sa pleine et ferme détermination pour que toute la lumière soit apportée à cette affaire», souligne le communiqué, précisant que dans le cadre de ses activités diplomatiques courantes, Riad Ramzi, en sa qualité de chargé d'affaires de l'ambassade du Maroc, avait été convié, le 14 février 2013, à déjeuner au siège du Groupe Dassault par le sénateur et dirigeant d'entreprise Serge Dassault, en présence du maire de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter.
«Cette rencontre a été l'occasion d'aborder les relations entre le Maroc et la France, notamment sur les plans économique, culturel et social. Au cours de cette entrevue, M. Dassault a sollicité la médiation de l'ambassade auprès des familles de quelques habitants de Corbeil-Essonnes d'origine marocaine, suite à des harcèlements dont il serait victime», explique la même source.
«Pour permettre d'évaluer cette requête et déterminer la suite à lui donner, le chargé d'affaires a demandé que des informations plus détaillées à ce sujet soient transmises à l'ambassade, ce qui ne fut jamais fait. Cette requête resta dès lors sans suite et aucun contact ultérieur n'a eu lieu», affirme le communiqué de l'ambassade, qui exprime «son étonnement de se trouver ainsi citée dans une affaire dont elle n'est pas partie prenante et pour laquelle aucune démarche d'aucune sorte n'a été ni arrêtée, ni initiée, ni effectuée».
«Dès lors, l'ambassade se réserve le droit d'ester en justice contre toute partie qui porterait des accusations malveillantes», conclut le communiqué.
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