Le Japon supprime le mot « déflation » de son rapport économique
Le gouvernement japonais a supprimé le mot « déflation » de son rapport économique mensuel pour la première fois depuis plus de quatre ans, même s'il considère que ce phénomène pernicieux n'est pas encore vaincu.
« L'économie japonaise est sur la voie d'une reprise modérée. La consommation privée progresse. Les prix tiennent bon », a justifié le gouvernement dans son rapport économique du mois de décembre publié mardi. Dans son rapport du mois de novembre, il avait écrit sur ce point: « Les développements récents sur le front des prix indiquent que la déflation est en train de s'achever ». En retirant complètement la référence à ce phénomène du texte pour la première fois depuis novembre 2009, le gouvernement du conservateur Shinzo Abe veut montrer que les efforts de la troisième puissance économique mondiale pour sortir de ce cercle vicieux commencent à porter leurs fruits. Mais il s'est bien gardé de déclarer la déflation officiellement terminée, une tâche que vise la Banque du Japon (BoJ) en inondant le marché de liquidités pour créer 2% d'inflation d'ici deux ans. Lors de sa dernière réunion de politique monétaire la semaine dernière, la BoJ a estimé que les prix (hors ceux des produits périssables) augmentaient actuellement au rythme annuel de 1%.
« Il est logique que le gouvernement retire le mot "déflation" de son rapport mensuel, au vu de la tendance haussière des prix », a expliqué à l'AFP Hideki Matsumura, économiste à l'Institut de recherche du Japon. « Mais il est trop tôt pour déclarer la victoire face à la déflation. Il n'est pas certain que l'économie puisse générer 2% d'inflation annuelle comme espéré », a-t-il ajouté. Si elle peut sembler souhaitable au consommateur au premier abord, la déflation représente une entrave à l'activité économique car elle dissuade les entreprises d'investir et incite les clients à repousser leurs achats dans l'espoir de bénéficier ultérieurement de tarifs plus avantageux.
Le Premier ministre Shinzo Abe a fait une priorité de la lutte contre cette baisse tendancielle des prix qui affecte l'économie nippone depuis une quinzaine d'années. Pour ce faire, il a entre autres nommé au printemps un nouveau gouverneur à la BoJ qui a immédiatement assoupli sa politique monétaire en vue de vaincre la déflation.
(Avec AFP)
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