Accidents du travail : Le Maroc est un pays à hauts risques
Le Maroc est le pays où les risques d’accidents du travail sont les plus élevés dans la région Mena avec 47,8 accidents de travail mortels pour 100.000 travailleurs, a déclaré Houcine El Ouardi.
Il suffit de jeter un œil sur les chantiers de construction pour se rendre compte que les risques d’accidents du travail au Maroc sont extrêmement élevés.
Mercredi 18 décembre à Casablanca, lors d’une intervention au cours de la 3e journée inter-entreprises de santé au travail sous le thème « santé au travail, risques émergents et enjeux » et organisée par la caisse mutualiste interprofessionnelle marocaine (CMIM), le ministre de la Santé n’a pas manqué de le rappeler, chiffres à l’appui, en citant notamment les estimations du BIT sur les accidents de travail au Maroc :
47,8 accidents de travail mortels pour 100.000 travailleurs, soit plus de 2,5 fois le taux moyen de la zone Mena (18,6 accidents de travail mortels pour 100.000 travailleurs) et 16 fois celui de la Finlande.
Afin d’y remédier, le ministre suggère de « multiplier les initiatives, de coordonner les actions et de conjuguer les efforts pour promouvoir une véritable culture préventive de sécurité et de santé au travail dans les entreprises marocaines », et d’ajouter que « la prévention des risques professionnels doit devenir une grande priorité, une cause nationale », rapporte l’agence MAP.
Pour autant, la tâche n’est pas aisée. Et pour cause, « seulement 28% des entreprises ont procédé à l'installation des comités paritaires d’hygiène et de sécurité », selon le secrétaire général de l’Union Marocaine du Travail (UMT), Miloudi El Moukharik, rapporte la MAP.
En outre, lors de cette journée qui avait pour objectif de traiter la problématique des accidents de travail avec tous les acteurs concernés : médecins de travail, managers, législateurs et assureurs, entre autres, des conférences et des tables rondes ont eu lieu.
Une conférence autour du thème « l’esprit charitable au service de la performance et de la pertinence » a été animée par le professeur Mamoun Moubarak Dribi, chercheur en psychanalyse et sciences du comportement, suivie de deux tables rondes sur « les risques émergents dans un monde de travail en mutation » et « les enjeux pluridisciplinaires des risques émergents ».
Pour rappel, le BIT est le secrétariat permanent de l’Organisation Internationale du Travail, une agence spécialisée de l’ONU. Sa mission est de rassembler les gouvernements, les employeurs et les employés de ses États membres dans le cadre d'une institution tripartite, en vue d'une action commune afin de promouvoir le travail décent à travers le monde.
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