Soudan du Sud: 66 soldats tués à Juba, 10.000 civils réfugiés
Plus de 60 soldats ont été tués à Juba et près de 10.000 habitants ont trouvé refuge auprès de l'ONU qui craint des violences ethniques dans la capitale sud-soudanaise où des combats ont repris mardi, au lendemain de l'annonce d'un coup d'Etat manqué.
Des tirs et des détonations ont repris dans la nuit malgré le couvre-feu et ont été entendus par intermittence jusqu'à environ 14H30 11H30 GMT) mardi dans divers quartiers de la capitale sud-soudanaise où la population se terrait, selon un journaliste de l'AFP. Les tirs semblaient moins fréquents depuis, mais n'avaient pas totalement cessé. « Il est crucial que l'actuelle violence ne prenne pas des dimensions ethniques », a averti la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss), exhortant « tous les citoyens et les dirigeants à se garder de tout acte incendiaire ou violence contre des communautés en particulier ». La Minuss estimait « tôt mardi matin (qu') environ 10.000 civils avaient reçu protection » dans ses deux bases à Juba. Un médecin d'un hôpital militaire a indiqué à une radio locale y avoir recensé 66 soldats tués.
Dans la matinée le secrétaire d'Etat sud-soudanais à la Santé Makur Korion, avait de son côté fait état d'au moins 26 personnes - civils et militaires - tuées à Juba depuis le début des combats dimanche soir et environ 140 blessées. Il n'était pas possible de savoir si les deux bilans s'additionnaient. Selon un journaliste de l'AFP, les tirs venaient d'au moins trois directions: quartier-général de l'armée dans le centre, ministère de la Sécurité nationale et Gudele II, quartier de l'ouest abritant une caserne. La radio indépendante Tamazuj a fait état mardi d'affrontements près d'enceintes appartenant à l'ancien vice-président Riek Machar ou à ses fidèles.
(Avec AFP)
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