El Othmani: «de nouveaux pays africains vont retirer leur reconnaissance du Polisario»
«Christopher Ross avait carte blanche au Maroc(…), le Roi m’a dit qu’il était important de rester courtois avec l’Algérie, (…) des pays africains retireront prochainement leur reconnaissance du polisario…» Voici un échantillon de ce qu’a dit Saad Dine El Othmani lors d’une conférence organisée par le Conseil marocain des affaires étrangères.
Depuis qu’il a quitté le gouvernement, Saâd Eddine El Othmani est devenu plus prolixe. Au cours d’une conférence du Conseil marocain des AE, l’ancien ministre a révélé plusieurs anecdotes sur la politique étrangère marocaine, du temps où il était en charge de ce portefeuille.
Selon Attajdid dans son édition du 6 décembre, El Othmani a indiqué qu'il avait programmé sa première visite en Algérie par respect à la constitution qui, assure-t-il, place le Maghreb à la tête des priorités de la politique étrangère du Maroc.
Il a ensuite indiqué que des pays africains devraient retirer prochainement leur reconnaissance du polisario, à l’instar des quatre Etats de la région des Caraïbes qui l’ont fait durant ces 2 dernières années, le dernier étant le Panama. A ce propos, il a souligné que des concertations étaient en cours, sans livrer plus de détail sur la date ni le nombre de pays concernés.
Pour revenir aux relations maroco-algériennes, l’ancien ministre a déclaré qu’il s’est entretenu avec Roi tout juste après son retour de sa première visite officielle en Algérie. Ce jour-là, le Roi lui a dit que «le plus important était de rester courtois avec nos voisins algériens».
Concernant un éventuel retour du Maroc au sein de l’Union Africaine, l’ancien ministre a fait savoir que cela ne pouvait se faire tant que cette organisation continue de reconnaitre les séparatistes. Pour rappel, le Maroc s’est retiré de cette organisation en 1984, bien qu’il fasse partie de ses fondateurs (1963), pour protester contre leur admission.
En outre, M. El Othmani a déclaré que la Roi lui a toujours dit que Christopher Ross devait avoir son entière liberté de mouvement lors de ses tournées au Sahara. En revanche, les rencontres de Ross à Alger et à Tindouf, étaient méticuleusement préparées à l’avance et encadrées.
Pour finir, l’ancien ministre n’a pas hésité a défendre son bilan, en rappelant que lors de son mandat ministériel, 50 visites bilatérales ont été effectuées, dont 15 au Maghreb, 13 en Afrique (hors Maghreb), 8 en Amérique et 2 en Asie et en Australie.
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