Espagne: nouveau record des créances douteuses en août, à 12,12%
Les créances douteuses des banques espagnoles ont atteint un nouveau record historique en août à 12,12% du total des crédits, signe de la fragilité persistante du secteur malgré le sauvetage européen, selon les chiffres officiels publiés vendredi.
Ces créances, surtout présentes dans l'immobilier (crédits de promoteurs et de particuliers risquant de ne pas être remboursés), représentaient 180,673 milliards d'euros en août, soit deux milliards de plus qu'en juillet, selon les chiffres de la Banque d'Espagne
En juillet, ce taux avait atteint 11,97% du total.
Indice de la vulnérabilité des banques, les créances douteuses ont commencé à grimper dans le bilan de tous les établissements financiers du pays après l'éclatement de la bulle immobilière en 2008.
Fortement fragilisé par la fin de cette bulle, le secteur bancaire bénéficie d'un plan d'aide européen accordé en juin 2012, de 41,3 milliards d'euros. Dans le cadre de ce sauvetage, l'Espagne a créé une structure de défaisance, ou "bad bank", baptisée "Sareb".
Pour la première fois en 17 mois, le taux et le montant des créances douteuses avaient baissé en décembre après le transfert des actifs toxiques des quatre banques nationalisées vers la Sareb. Mais il est depuis reparti à la hausse et se maintient à un niveau record depuis le début de la série statistique, en 1962.
Lors de la précédente grande crise économique et bancaire en Espagne, qui avait frappé le pays dans les années 1990, les créances douteuses avaient atteint un record de 9,15% en février 1994. Ce triste record est aujourd'hui largement dépassé.
L'Espagne bénéficie d'une nette accalmie sur les marchés par rapport aux conditions extrêmement difficiles rencontrées il y a un an, avec notamment une réduction notable de ses coûts de financement.
Mais le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne ont rappelé en juillet le contexte économique délicat pour le pays, en grave récession depuis deux ans et qui affiche un taux de chômage de 26,3%.
(Avec AFP)
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