Islam: le Hajj à La Mecque tire à sa fin
Des centaines de milliers de fidèles musulmans effectuaient mercredi, pour la deuxième journée consécutive, le rituel de lapidation de Satan à Mina près de La Mecque, dernière étape du Hajj annuel.
Hommes, femmes et enfants venant de 188 pays en plus de l'Arabie saoudite jetaient des cailloux en direction de trois stèles représentant Satan, selon la tradition musulmane.
Le rituel a commencé mardi, au premier jour de l'Aïd al-Adha, la fête du sacrifice célébrée par les musulmans à travers le monde.
La lapidation est prévue sur trois jours, mais elle peut être achevée en deux journées pour les pèlerins qui veulent quitter rapidement les lieux saints.
Les pèlerins y procèdent en criant Allah Akhbar (Dieu est grand) et en priant.
Le rituel se passait sans incident alors qu'il avait été marqué par des bousculades meurtrières dans le passé.
La réduction du nombre de pèlerins et une meilleure organisation font que le mouvement de la foule est plus fluide.
Les autorités saoudiennes ont annoncé mardi que 1,98 million de fidèles participaient au Hajj contre 3,16 millions en 2012. Les fidèles venus de l'étranger atteignent 1,38 million, contre 1,75 million l'année dernière.
Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le général Mansour Turki, a déclaré mardi que le mouvement des pèlerins entre les différents sites proches de La Mecque avait été le "mieux maîtrisé" de ces dernières années.
Mina est une ville de toile pouvant accueillir deux millions de personnes et où des tentes ignifugées ont été installées pour limiter les risques d'incendie. Cette ville ne s'anime qu'une fois par an à l'occasion du Hajj.
Pour faciliter le mouvement des pèlerins autour des trois stèles représentant Satan, les autorités ont érigé des escaliers en béton sur plusieurs étages.
La lapidation rappelle, pour les musulmans, le geste du patriarche Abraham qui chassé en lui jetant des cailloux Satan qui voulait le dissuader de sacrifier son fils Ismaël comme le lui ordonnait Dieu.
Le Hajj, plus grand pèlerinage annuel au monde, est l'un des cinq piliers de l'islam que tout fidèle est censé accomplir au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.
(Avec AFP)
à lire aussi
Article : Les prévisions météo pour ce lundi 4 mai
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 4 mai 2026, établies par la Direction générale de la météorologie: - Temps assez chaud sur le Sud […]
Article : Holmarcom-BMCI : valorisation, fusion avec Crédit du Maroc, cadre réglementaire… les clés pour comprendre le deal
ROUND UP. Le rachat de BMCI par Holmarcom ouvre une nouvelle phase dans le secteur bancaire marocain. Derrière l’annonce, plusieurs questions structurent déjà le marché : valorisation de la banque, rapprochement avec Crédit du Maroc, cadre réglementaire et effets sur la concurrence. Décryptage des principaux enjeux.
Article : Décès du chanteur égyptien Hany Shaker
Le célèbre chanteur égyptien Hany Shaker est décédé ce dimanche 3 mai à l’âge de 73 ans, des suites d'une longue maladie.
Article : African Lion : recherches en cours après la disparition de deux militaires américains à Tan-Tan
Deux militaires américains participant à l'exercice African Lion 2026 ont été portés disparus le samedi 2 mai vers 21h, au niveau d’une falaise à Cap Draa, dans la région de Tan-Tan.
Article : Réglementation des psychologues : une réforme en cours… et des initiatives qui interrogent
Le chantier de réglementation de la profession de psychologue, enclenché par le gouvernement il y a quelques mois, suscite une multiplication d’initiatives politiques et associatives. La dernière en date est une proposition de loi déposée le 27 avril au Parlement par le PPS. Une dynamique qui interroge, tant sur ses motivations que sur sa portée réelle.
Article : E-méthanol : le Maroc doit transformer un défi réglementaire en avantage stratégique
L’e-méthanol fait partie des paris stratégiques du Maroc pour s’imposer sur le marché européen des carburants verts. Cependant, l’accès à ce marché exige un CO₂ d’origine renouvelable. Pris entre des sources de CO₂ biogénique limitées et la nécessité de respecter les normes européennes, les projets marocains d’e-méthanol avancent sur une ligne de crête.