Espagne: les indépendantistes basques dans la rue à Bilbao
Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé samedi dans la ville basque de Bilbao, dans le nord de l'Espagne, par solidarité avec un groupe de soutien aux prisonniers de l'ETA, Herrira, dont 18 militants avaient été interpellés le 30 septembre.
Derrière une banderole blanche portant les mots "Une marée humaine pour les droits des prisonniers et des exilés basques", les manifestants ont parcouru le centre de la ville, répondant à l'appel de la coalition de gauche indépendantiste EH Bildu et de plusieurs autres syndicats et collectifs.
Le 30 septembre, un coup de filet de la Garde civile dans plusieurs villes basques avait décapité Herrira, créé le 5 février 2012 et considéré comme le successeur des groupes de défense des prisonniers Askatasuna et Gestoras pro Amnistia, interdits en Espagne car jugés proches du groupe indépendantiste armé ETA.
Les 18 militants interpellés avaient été inculpés d'appartenance à groupe armé, apologie et financement du terrorisme, puis remis en liberté, quatre d'entre eux contre paiement d'une caution."L'arrestation de tant de militants et de responsables de cette organisation nous attriste et nous indigne. Nous manifestons notre rejet le plus ferme de la décision politique qui a inspiré cette action judiciaire, politique et médiatique", affirmaient les organisateurs de la manifestation dans un communiqué.
Ils dénonçaient notamment "une volonté de criminaliser la défense des droits des prisonniers et prisonnières politiques basques".
Cette opération de police a indigné au Pays basque au-delà des indépendantistes. Le président de région, le nationaliste conservateur Iñigo Urkullu, l'a ainsi qualifiée de "nouvel obstacle" qui "ne contribue pas à aplanir le chemin vers la paix" au Pays basque.
L'ETA, rendu responsable de la mort de 829 personnes en 40 années d'attentats, avait annoncé le 20 octobre 2011 qu'il renonçait définitivement à la violence.
Mais le groupe refuse depuis de déposer les armes et de se dissoudre, dénonçant le refus de l'Espagne et de la France d'ouvrir des négociations, en particulier sur le sort de ses militants détenus, au nombre d'environ 600 dispersés dans des prisons des deux pays.
(Par AFP)
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