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ECONOMIE

Conjoncture économique : le second semestre s’annonce plus prometteur que le premier

Le ministère des Finances a publié vendredi 27 septembre la note de conjoncture de septembre 2013. Le contexte international s’améliore et l’économie marocaine surfe sur les bons résultats de la campagne agricole.  

Conjoncture économique : le second semestre s’annonce plus prometteur que le premier
Mélanie Xuereb
Le 30 septembre 2013 à 14h23 | Modifié 30 septembre 2013 à 14h23

Sur le plan international, la zone euro sort progressivement de la crise, tirée par la reprise de la croissance en Allemagne et la France (respectivement +0,7% et +0,3% au 2e trimestre). La croissance des Etats-Unis (2,5%) et du Japon (3,8%) pour le second trimestre confirme les bons résultats du premier. Du côté des pays émergents, la croissance ralentit en Inde (4,4%) et en Chine (7,5%).

Au niveau du cours des matières premières, si le prix des produits alimentaires a amorcé une baisse (-4%), celui des produits pétroliers, en revanche, est reparti à la hausse et le cours du Brent a même dépassé les 115 dollars à fin août. Le cours du phosphate brut continue à baisser, en repli annuel de 21,6%.

Le secteur réel

La production du secteur primaire devrait être soutenue en 2013 par la production agricole, notamment céréalière, dont les effets sur le reste de l’économie devraient se faire sentir au second semestre. La production halieutique est en hausse de 16,3% en volume et 6,6% en valeur.

Au niveau du secteur secondaire, après deux mois de hausse consécutive, la production de l’OCP stagne en août sous la pression des évolutions contraires de la production d’engrais, en baisse de 4,5%, et de la production d’acide phosphorique, en hausse de 5,3%.

Si la production d’électricité est en baisse de 1,9% sur les huit premiers mois de l’année, elle a connu une hausse en glissement annuel sur les mois de juillet et août qui augure d’une reprise de la production d’électricité au 3e trimestre.

Les activités de raffinage sont en baisse sur les 7 premiers mois de l’année, mais avec un rattrapage constaté sur les derniers mois.

Malgré une hausse de 9,2% au cours du mois d’août 2013, la consommation de ciment, indicateur clef du secteur des BTP, est en baisse de 10,2% en glissement annuel.

La production des industries manufacturièresest en légère reprise au 2e trimestre (+0,2%), après une baisse de 0,7% au premier, tirée par la production des industries chimiques (+3,9%), alimentaires (+2,8%), automobiles (+9,1%), du tabac (+2,7%) etc.

Le taux d’utilisation des capacités de productionest en baisse à fin août 2013 à 68,6% contre 73,3% un an auparavant.

Du côté du secteur tertiaire, le secteur touristique se porte bien avec, sur les huit premiers mois de l’année, une croissance de 7% des arrivées de touristes (avec 7 millions de touristes) et de 9% du nombre de nuitées (à 12,7 millions de nuitées). Ce sont Marrakech et Agadir qui restent les destinations phares.

Le secteur des télécoms continue sa croissance, notamment pour la branche de la téléphonie mobile dont le nombre d’abonnés (près de 40 millions) progresse de 6,9% au 1er semestre. Le nombre d’abonnés à internet est également en hausse de 30,3%, à 4,9 millions. Ces performances sont soutenues par une baisse des prix, respectivement de 24% et 22%.

Le secteur du transport est soutenu par la croissance des activités portuaires (+8% en glissement annuel à fin juillet) et aériennes (+4,6% pour le trafic passagers et 2,8% pour le frêt).

Du côté de la demande, la consommation des ménages et l’investissement devraient être en hausse en 2013. A fin juillet 2013, l’indice des prix à la consommation est en hausse en glissement annuel de 2,3%, et celui des prix à la production manufacturière est en hausse de 0,6%.

Malgré une création nette de 165.000 emplois au premier semestre, le taux de chômage national est passé de 8,1% à fin juin 2012 à 8,8% à fin juin 2013.

La balance des paiements

Sous la pression d’une baisse des importations (-2,1%) plus forte que celle des exportations (-1,9%), le déficit de la balance commerciale s’est réduit de 2,4%.

Les exportations de biens sont en recul de 1,5%, du fait de la baisse des exportations de phosphates et dérivés de 18,7% alors que les exportations hors OCP sont en hausse de 4,7% du fait de l’augmentation des exportations agricoles et agroalimentaires de 5,6% (dont 13% pour l’agroalimentaire), d’automobiles de 19,1%, aéronautiques de 21,7%, etc.

La baisse des importations est liée à un repli de la facture énergétique de 4,3%, des produits bruts de 21,1%, des achats des produits finis de consommation de 5,4% (notamment véhicules et vêtements) et de la facture alimentaire de 7,2%.

Les flux des investissements directs étrangers restent dynamiques, progressant de 31,9%, en glissement annuel, à 20,7 milliards de DH à fin août 2013.

Le secteur public

A fin juillet,les recettes ordinaires sont en baisse de 2,4% (114,1 milliards de DH) du fait de la baisse des recettes fiscales de 2,5% (100,7 milliards de DH) et des recettes non fiscales de 3% alors que les dépenses ordinaires ont augmenté de 1,6% (125,7 milliards de DH), du fait de la hausse des dépenses de biens et services de 10,1 % (86,8 milliards de DH) et des charges d’intérêts de la dette de 15,8% (14,4 milliards de DH).

En revanche, les dépenses de compensation ont reculé de 24,6 % (24,5 milliards de DH) du fait de la baisse des cours du pétrole par rapport à 2012. Notons que les effets de l’indexation ne sont pas encore pris en compte dans ces chiffres, puisqu’elle n’est intervenue qu’en septembre.

Les dépenses d’investissement sont en hausse de 6% (24,7 milliards de DH).

Le déficit budgétaireà fin juillet a donc atteint 33,7 milliards de DH contre 24,9 milliards un an auparavant.

Le secteur monétaire et financier

A fin juillet 2013,la masse monétaire est en hausse de 5,8%, en glissement annuel. Ce recul s’explique essentiellement par une amélioration du rythme de progression des réserves internationales nettes (151 milliards de DH) alors que les crédits à l’économie (831,4 milliards de DH) et les crédits au secteur public (148,7 milliards de DH) décélèrent.

BAM a continué à injecter des liquidités sur le marché interbancaire pour combler l’insuffisance de trésoreries bancaires. La moyenne mensuelle du taux interbancaire s’est établie à 3,03% en août, alors que sa volatilité, en légère hausse, atteint 4 points de base.

L’encours des bons du Trésor émis par adjudication, à fin août 2013, s’est apprécié de 1,2% par rapport au mois précédent et de 10,9% par rapport à son niveau de fin décembre 2012. Cet encours est dominé par les maturités à long (46,2%) et moyen (41,8%) terme.

Au cours du mois d’août, la tendance baissière et volatile des indicateurs de la Bourse de Casablanca s’est accentuée, affectés par la persistance du manque de liquidité et l’attentisme des investisseurs.


 

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Mélanie Xuereb
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