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ECONOMIE

L’industrie pharmaceutique sur le pied de guerre contre le ministère de la Santé

Après les officines, c’est au tour des laboratoires pharmaceutiques de monter au créneau. Ils promettent une stratégie offensive visant l’annulation du décret sur la réglementation des prix publics de vente des médicaments.  

L’industrie pharmaceutique sur le pied de guerre contre le ministère de la Santé
Imane Azmi
Le 26 septembre 2013 à 16h51 | Modifié 26 septembre 2013 à 16h51

Rien ne va plus entre les industriels pharmaceutiques et le ministère de la Santé. L’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP), celle des sociétés pharmaceutiques marocaines filiales de laboratoires internationaux (MIS) et l’Association marocaine des médicaments (AMMG) ont publié ce jeudi 26 septembre un communiqué virulent.

Le ton est menaçant. «Les industriels pharmaceutiques prendront toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder les intérêts de ce secteur hautement stratégique nécessaire à une meilleure santé pour tous nos concitoyens», peut-on lire sur le document parvenu à Médias 24.

Les laboratoires organisent le plan de bataille. «Nous avons préparé une stratégie de riposte dont les mesures seront discutées durant nos prochaines réunions», commente très expéditif Abdelghani El Guermai, président de l’AMIP. Et d’ajouter : «Nous présenterons l’ensemble lors d’une rencontre avec les médias la semaine prochaine».

Le plan de sauvetage a été le sujet de la réunion de mardi dernier, le 24 septembre des trois associations. L’objet de la discorde : l’élaboration d’un décret relatif au mode de calcul des prix des médicaments. Une baisse des prix qui pourrait concerner un grand nombre de produits, des sources professionnelles évoquant la part de 80% des produits disponibles sur le marché marocain.

A ce décret, à présent dans le circuit de l’adoption, il est notamment reproché «son approche non consensuelle et partielle». Une démarche qui selon ces opérateurs «risquerait d’engendrer des impacts catastrophiques sur une industrie pharmaceutique marocaine bénéficiant d’une soixantaine d’années d’expérience et mettrait en péril l’indépendance thérapeutique et la sécurité sanitaire du pays».

Ils reviennent par ailleurs sur l’accord ratifié avec le ministère de tutelle, daté du 11 juillet 2012. Rappelons que ce dernier pose le cadre réglementaire pour calculer les prix des médicaments uniquement au niveau industriel, ce que l’on appelle le prix fabricant hors taxes, PFHT. A ce propos, les industriels pharmaceutiques précisent qu’ils «ont consenti à des efforts considérables dans le cadre de cet accord afin d’améliorer l’accessibilité aux médicaments».

Les associations des laboratoires pharmaceutiques brandissent la menace de la cessation d’activité et signalent dans leur communiqué commun que «ce décret induirait également et fatalement le gel des investissements et la perte de milliers d’emplois». A suivre.

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Imane Azmi
Le 26 septembre 2013 à 16h51

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