Coupe du monde 2026 : le Maroc présentera sa candidature
Le Maroc est déterminé à abriter la Coupe du monde de football. Après plusieurs tentatives vaines, le royaume, selon plusieurs sources dignes de foi, s’apprête de nouveau à présenter sa candidature pour l’organisation de la plus prestigieuse des manifestations sportives en 2026.
Malgré le fait qu’il ait été écarté à quatre reprises, en 1994, 1998, 2006 et en 2010, c’est-à-dire toutes les fois où il s’est présenté, le royaume nourrit toujours l’espoir de voir sa candidature aboutir.
Candidature qui intervient au moment où nous nous apprêtons à accueillir les deux prochaines Coupes du monde des clubs et la Coupe d’Afrique des Nations qui aura lieu en 2015.
La réussite de ces trois événements constituera un argument de poids en faveur de la candidature marocaine. Dans une déclaration à Médias 24, Moncef Belkhyat, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, nous le confirme, même s’il n’est plus aux affaires, précise-t-il à toutes fins utiles : « la réussite des prochaines Coupes du monde des clubs et de la Coupe d’Afrique, nous permettra sans doute de montrer à la FIFA que nous sommes capables d’organiser la Coupe du monde.»
Déjà en 2011, lorsqu’il était aux affaires, Belkhyat, répondant à une question du journal Le Figaro, y croyait corps et âme : «La CAN 2015 sera un premier révélateur de notre capacité à recevoir un grand événement. Ensuite, nous pourrons sereinement envisager de nous porter candidat pour l'organisation de la Coupe du monde 2026. Notre objectif ne doit pas d'être uniquement candidat, mais de l'organiser. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'on pourra dire que le football marocain s'est professionnalisé. L'Afrique du Sud l'a fait. Pourquoi pas le Maroc?»
Mais, selon lui, aujourd’hui, il serait préférable de ne déclarer sa candidature qu’après la Coupe d’Afrique de 2015. «Nous avons tissé de très bonnes relations avec la FIFA et la CAF», conclut-il.
La volonté d’accueillir la plus grande compétition de Football au monde ne date pas d’hier.En 1994, le Maroc, battu de trois voix, était le principal rival des États-Unis dans la course à l'organisation. La déception était immense. L'Afrique n'avait jamais accueilli la Coupe du Monde de la FIFA depuis la création de l'épreuve en 1930.
Rebelote en 1998, le Maroc perd à nouveau, mais cette fois-ci contre la France, son allié de toujours qui soutiendra désormais sa candidature.
Le 7 juillet 2000, le Comité Exécutif se réunit à Zurich pour désigner le pays hôte en 2006. Le Brésil se retire trois jours avant le vote. Pour la première fois, il a fallu plus d'un tour pour désigner le pays hôte. Après trois tours, l'Allemagne, qui terminait à chaque fois première, a été choisie au dernier tour aux dépens de l'Afrique du Sud. Pour la 1ère fois, le Maroc est bon dernier du classement.
2010 a été un échec cuisant. Le Maroc a été battu une nouvelle fois de quatre voix, au profit de l’Afrique du Sud de Mandela. Le lendemain était presque un jour de deuil national.
Qu’on se le dise, la détermination du Maroc est légitime, voire nécessaire, compte tenu des retombées que pourrait avoir cette géante manifestation sportive sur l’économie : hausse de l’emploi, arrivée massive de touristes, développement des infrastructures… L’Espagne n’a-t-elle pas relancé son économie en organisant la Coupe du monde de 1982 ? Aujourd’hui, bien que ployant sous une lourde dette dans une Espagne enfoncée dans la crise, Madrid a parié sur une candidature low-cost pour les JO d'été 2020.
Le Qatar, ce richissime petit Etat pétrolier qui a racheté le Paris Saint Germain, prévoit d'investir la somme colossale de 200 milliards de dollars pour organiser la Coupe du monde 2022.
A ce propos, la Fifa confiera-t-elle l’organisation du mondial à deux pays arabo-musulman deux fois consécutives? Le Maroc est prétendant sérieux, à condition que le système rotatif continental reste toujours en vigueur. Car dans cette optique, 2026 sera l’année de l’Afrique. Dans le cas contraire, notre pays devra faire face à de redoutables concurrents : La Chine, le Mexique et les Etats-Unis. Espérons que le scénario de 1994 ne se reproduise pas.
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