Casablanca et Tanger parmi les villes les moins amicales au monde
Les deux villes marocaines font partie de la liste noire des 20 villes du monde les moins accueillantes. Le classement, qui comprend aussi des villes nord-américaines et chinoises, a été établi par le magazine américain Condé Nast Traveler.
La liste noire des villes les moins accueillantes vient d’être dévoilée. Au 18e rang, on trouve Casablanca. La capitale économique serait trop sale et trop orientée business selon les lecteurs de Condé Nast Traveler (CNT), dont les avis sont pris en compte pour l’élaboration des 2012 Readers' Choice Awards. Au total, plus de 46.000 lecteurs élisent chaque année le meilleur des pays visités sur la base de plusieurs critères, dont celui de la convivialité.
Aussi, le magazine n'hésite pas à indiquer que Casablanca n'a rien à voir avec le film éponyme. Sans doute le désenchantement du cinéphile est-il à la démesure de la ville blanche. Mais au-delà de l'appréciation esthétique, il s'agit de considérations relationnelles qui réveillent une vérité difficile à dire : l'hospitalité marocaine tant décriée n'est pas au menu des Casablancais.
Pire encore est l'accueil des Tangérois, puisque la perle du détroit est la dixième ville au monde la moins conviviale devant Moscou, Los Angeles et Riyadh. L'exotisme recherché par les voisins européens laisse également place à la désillusion, et à un sentiment d'insécurité qui pousse un des lecteurs à déconseiller une balade en ville. La proximité ne suffira pas à égayer les étrangers, qui n'ont plus d'autre choix qu'une visite organisée.
Qu'on se rassure : le Maroc n'a pas refroidi tous les lecteurs de Condé Nast Traveler, puisqu'ils reconnaissent Marrakech et Fès comme les troisième et quatrième meilleures villes d'Afrique derrière le Cap et Knysna en Afrique du Sud. La ville rouge recueille presque le double du score de Tanger pour ce qui est de la convivialité. Une différence qui n'est peut-être pas apparente aux yeux des locaux, mais qui rappelle les particularités sociohistoriques des villes, et suscite la réflexion sur la stratégie touristique régionale et nationale.
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