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Syrie: Assad veut afficher l'image d'un régime sûr de la victoire

Le président Bachar al-Assad, fort de deux importants succès militaires en moins de deux mois, a voulu afficher jeudi l'image d'un régime sûr de la victoire en effectuant un rare déplacement en dehors de la capitale dans un ex-bastion rebelle.  

Syrie: Assad veut afficher l'image d'un régime sûr de la victoire
AFP
Le 1 août 2013 à 15h20 | Modifié 1 août 2013 à 15h20

« Si en Syrie nous n'étions pas sûrs de la victoire, nous n'aurions pas eu la capacité de résister et nous n'aurions pas pu poursuivre (la bataille) après plus de deux ans d'agression», a indiqué le chef de l’État dans un message adressé aux militaires à l'occasion de la fête de l'armée.

Un peu plus tard, la télévision syrienne a annoncé qu'il s'était rendu à Daraya, localité près de Damas tenue en majorité par le régime, la page Facebook de la présidence syrienne publiant une photo du président serrant la main d'un soldat, dans une zone portant des marques de destruction. Ces interventions médiatiques inhabituelles du président interviennent après la capture lundi par l'armée de Khaldiyé, quartier clé de Homs, troisième ville de Syrie et symbole de la révolte contre le régime, et près de deux mois après cette de Qousseir, bastion rebelle tombé après un an de résistance.

Depuis le début du conflit, le président n'a fait que quatre déplacements en dehors de la capitale et le dernier connu remonte à mars 2012, selon Peter Harling, spécialiste de la Syrie au International Crisis Group. Mais pour M. Harling, la visite à Daraya n'est qu'une opération médiatique et aucun des deux camps ne peut jusqu'ici revendiquer la victoire. Les deux camps consolident leurs positions La visite a Daraya « n'est qu'un saut impromptu dans la péripherie immédiate de Damas, ce qui illustre plutôt à quel point le conflit a desserré l'emprise du régime» . « Nous avons deux camps qui continuent de consolider leurs positions dans des zones distinctes mais aucun d'entre eux n'est capable de donner un sens intelligible à cette notion de victoire» , estime l'analyste. « Ni l'un ni l'autre n'est en mesure de convertir la victoire militaire en une victoire politique» .

Le conflit, qui a fait plus de 100.000 morts selon l'ONU, oppose les troupes du régime dotées d'une puissante armée de l'air et appuyée depuis des mois par le Hezbollah libanais, à des rebelles moins équipés, que Damas qualifie de « terroristes»  appuyés par l'étranger. Le régime consolide sa présence dans la province centrale de Homs, tandis que les rebelles tentent de reprendre des territoires dans le Nord, notamment dans la région d'Alep. Selon des experts, les belligérants chercheraient à se partager la Syrie avant une conférence de paix internationale, « Genève-2» , proposée par la Russie et les États-Unis mais dont la tenue semble difficile en raison des désaccords majeurs sur son objectif et ses participants, ainsi que de la poursuite des hostilités.

Le Premier ministre syrien, Waël al-Halqi, a d'ailleurs exclu jeudi tout dialogue du régime, qui assimile les rebelles à des terroristes, avec « le terrorisme» , tout en se disant favorable au dialogue. Après la chute de Khaldiyé, l'armée bombardait violemment jeudi le Vieux Homs, un des derniers bastions rebelles dans la ville, tuant deux civils dont un enfant, selon l'Obervatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Armes chimiques: enquête imminente de l'ONUA Sohm el Joulan, dans la province de Deraa, berceau de la révolte, une femme et trois enfants de la même famille ont été tués dans un raid de l'armée. Dans cette province, les rebelles continuent d'avancer en prenant les deux villages d'Aïn Zakar et Abdali, selon l'OSDH.Par ailleurs, près de 200 civils kurdes étaient toujours otages de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après de violents combats avec des combattants kurdes dans deux villages du nord-est. Dans le Nord, où les rebelles avaient pris il y a une semaine la localité stratégique de Khan al-Assal à l'ouest d'Alep, l'armée tentait de regagner du terrain en capturant la localité de Rachdiyé, à l'est de la deuxième ville de Syrie, d'après l'Observatoire. C'est à Khan al-Assal que régime et opposition se sont accusés mutuellement d'avoir eu recours à des armes chimiques en mars.

Mercredi, l'ONU a annoncé que des responsables de l'organisation vont aller en Syrie enquêter « simultanément»  sur trois sites où l'utilisation de ces armes. Cette nouvelle intervient après qu'un accord a été arraché la semaine passée par deux envoyés spéciaux à Damas, dont le Suédois Ake Sellstrom. Selon un diplomate, la mission pourrait se rendre en Syrie dès la semaine prochaine. Damas avait jusqu'à présent bloqué toutes les demandes d'enquête de l'ONU. Selon un porte-parole, les enquêteurs se rendront à Khan al-Assal, Otayba, près de Damas, où une attaque a été signalée en mars, et Homs, pour une attaque suspecte le 23 décembre.

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AFP
Le 1 août 2013 à 15h20

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