Anas El Filali: «le Maroc peut devenir un hub mondial du gaming»
Anas El Filali, spécialiste du jeu électronique, livre son sentiment sur le marché et la création au Maroc. Il s’exprimera vendredi 26 juillet à l’occasion du lancement par la Fnac Casablanca de son service de précommande de jeux pour consoles.
La Fnac Casablanca dispose désormais et en exclusivité d’un nouveau service de précommande de jeux pour consoles. La réservation permet de profiter des derniers jeux au moment de leur sortie mondiale.
Ce nouveau service s’inscrit dans une démarche plus globale de l’enseigne pour satisfaire la cible des «gamers» marocains qui se procurent aujourd’hui les nouveautés en jeux vidéo à l'étranger.
Pour fédérer cette cible, la Fnac a mis en place plusieurs événements : le Tournoi Fnac Gaming Experience et les Journées mondiales du jeu vidéo.
Et jusqu’au 4 août, la Fnac met exceptionnellement en place des bornes libre en libre accès pour les gamers désireux de tester leur maîtrise des jeux vidéos les plus célèbres.
Un service pour booster les ventes
A fin 2012, le gaming avec les CD et DVD représentent 16% des ventes réalisées derrière les livres (18%), l’image et son (33%) et la micro-informatique (33%).
23.000 jeux vidéos et consoles ont été vendus pendant la même période, alors que les ventes ont atteint 45.000 pour les CD/DVD, 65.000 pour les produits techniques et 140.000 pour les livres.
A l’occasion du lancement de ce nouveau service de précommande, Anas El Filali, dirigeant de Lorem.ma, une société d'édition de contenu digital, et d’Ezelia.com, éditeur de jeu en html 5 interviendra au cours du café-débat qui se tiendra à la Fnac sur le gaming vendredi 26 juillet.
Une rencontre en partenariat avec Inwi, opérateur très actif dans l’innovation du contenu 2.0 et mobile des jeux et expériences de divertissement.
Comment se développe le gaming au Maroc?
On y pense rarement, mais le Maroc a tout ce qu'il faut pour devenir un hub mondial de développement de jeux. C'est un marché énorme où le Maroc a tous les ingrédients nécessaires pour en faire un pôle d'emploi, d'innovation et de valeur ajoutée.
Ce n'est pas pour rien que l'on retrouve ici de grands éditeurs de jeux avec des filiales marocaines ou en train de recruter certains profils marocains.
Quels sont les défis et les tendances du marché du gaming au Maroc ?
Le plus grand défi du gaming au Maroc, c'est le financement, la taille et les caractéristiques du marché marocain qui est le marché initial.
Les tendances du marché marocain se rapprochent des tendances mondiales, notamment un marché du gaming mobile qui explose. Mais le mobile ne pouvant pas remplacer le gaming traditionnel, la demande est encore là sur les majors de l'industrie : PC Gaming, Xbox 360 et PS3.
Et si on parle du gaming online…
Au niveau du 2.0 au Maroc, le réel moteur au Maroc, ce sont les commandes d'advergame (jeu vidéo publicitaire, NDLR) par les grands annonceurs comme Inwi. Dans cette faible production marocaine 2.0, la taille du marché ne permet pas de développer des jeux de grande qualité.
La contrefaçon est-elle un obstacle au développement de la création ?
Nous, en tant qu'éditeur de jeux en html 5, le piratage ne nous dérange pas vraiment. Pour la simple raison que la contrefaçon des jeux vidéos n’a pas beaucoup d’avenir : un DVD de jeu piraté peut contenir 10 heures de jeu, mais en version originale, il donne accès au multi-joueur en ligne avec une durée illimitée.
Le principal handicap est la taille du marché marocain et sa nature : les joueurs n'ont pas l'habitude de payer pour jouer, donc il faudrait bien que quelqu'un supporte le coût du jeu. Et le plus souvent, ce sont les annonceurs mais qui n'ont pas de budgets consistants pour ces niches.
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