Le Maroc classé 37ème sur 50 pays en matière de progrès social
Un nouvel indice de progrès social (SPI), présenté lors du forum international Skoll qui s’est tenu en avril 2013 à l’université Oxford, classe le Maroc 37ème sur les 50 pays sélectionnés et 4ème dans la région Mena.
Composé par le célèbre économiste américain Michael Porter et la mission Social progress imperative, en partenariat avec le Massachusetts institute of technology (MIT) Cisco et Deloitte, ce nouvel indice tente de sortir de la seule mesure de prospérité d’un pays par son PIB. Le SPI est basé sur trois critères principaux: la capacité d’une société à satisfaire les besoins de base de ses citoyens (qualité et accès au système de santé, au logement, à la sécurité…), à construire les fondements de leur bien-être sur la durée (en leur donnant accès à l’éducation et à l’information) et à leur donner l’opportunité de s’accomplir.
La première version qui porte sur 50 pays, dont le Maroc, a placé la Suède en tête du podium, suivie de l’Angleterre, l’Allemagne en 5ème position, les États-Unis 6ème, et la France 9ème. L’Ethiopie vient clore le classement.
Dans la région Mena, Les Emirats arabes unis sont à la 19ème position, la Tunisie à la 28ème, la Jordanie 31ème, le Maroc 37ème et l’Egypte 40ème. A noter que des pays, plus développés, comme l’Afrique du Sud ou l’Inde, respectivement 39ème et 43ème, restent derrière le Maroc.
Le classement met le Maroc en 27ème position dans la satisfaction des besoins humains de base, 36ème dans les fondements de bien-être, et 40ème dans les opportunités d’épanouissement offertes.
Le SPI s’appuie pour son calcul sur des techniques statistiques pointues à partir de données collectées de sources internationales reconnues telles que la Banque mondiale ou l’Organisation mondiale de la santé. L’indice se distingue de l’IDH (Indice de développement humain) Onusien et du BNB (Bonheur national brut) Bhoutanais par sa focalisation sur les aspects environnementaux et sociaux.
Néanmoins, l’indice ne prend pas en compte des éléments importants tels que l’accès à l’emploi ou à la retraite. Le progrès social réclame aussi la participation de plusieurs parties-prenantes (Etat, associations, secteur privé….) qui n’ont pas toujours des intérêts convergents.
Des pays comme le Paraguay, le Costa Rica et le Pérou montrent déjà de l’intérêt pour le SPI afin de les aider à conduire leur politique de développement.
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