Les plans d’aménagement de Bernoussi, Aïn Chock et Dar Bouazza bientôt publiés
Les trois projets ont été remis à la commission centrale présidée par le ministre de l’Habitat la semaine dernière. Il s’agit de la dernière phase avant l’homologation des plans. Au total, 28 zones du Grand Casablanca sont dans les tuyaux.
C’est l’effervescence générale au sein de l’Agence urbaine de la capitale économique. Les plans d’aménagement de 28 zones relevant du grand Casablanca sont dans les tuyaux, 8 seront bientôt bouclés, portant sur l’équivalent de 25.000 ha.
Les dossiers les plus avancés concernent Bernoussi, Aïn Chock et Dar Bouazza, passés, la semaine dernière, devant la commission centrale, phase ultime du processus d’élaboration du plan avant son adoption par le Premier ministre.
« Mohammadia et Sidi Moussa Benali leur emboîteront le pas prochainement », nous précise une source autorisée au sein de l’Agence urbaine de Casablanca.
Concernant Lahraouiine, El Fida et Sidi Moussa Majdoub, les PV découlant de la commission préparatoire réunie en aval de l’enquête publique sont rédigés. Ils viennent d’être envoyés au ministère de l’Habitat pour provoquer une réunion au sein de la commission centrale, nous confie la même source.
Aïn Sebaâ, Roches noires et Mers Sultan au stade de l’enquête publique
Quid alors des vingt autres plans d’aménagement ? Trois (Aïn Sebaâ, Roches noires et Mers Sultan) sont à la deuxième phase, celle de l’enquête publique. Cette étape consiste à présenter le projet du plan d’aménagement, tel que conçu par l’Agence urbaine en concertation avec l’ensemble des partenaires ministériels et les élus, au public qui peut le commenter librement.
« Toutes les remarques sont répertoriées. Celles jugées opportunes sont intégrées dans le projet avant sa présentation en commission centrale », explique notre source. Et d’ajouter : « la plupart des demandes vont dans le sens d’une surélévation d’étages. D’autres émanent de personnes qui s’estiment lésés si la route passe par leur propriété ».
En effet, il faut savoir qu’une fois l’enquête publique clôturée, le plan d’aménagement devient opposable à l’administration publique, pendant une durée d’une année, délai réglementaire requis pour boucler toutes les phases d’homologation. Toute personne qui veut construire ou opérer des modifications doit s’y conformer.
Pour d’autres projets, il faudra attendre encore un peu pour que les plans d’aménagements voient le bout du tunnel. En effet, cinq projets ont à peine passé l’épreuve du comité technique local. Il s’agit de Tit Mellil, Sidi Hajjaj, Chellalates, Ouled Saleh et Bouskoura. Cette cellule de travail réunit des représentants de l’ensemble des départements ministériels afin de statuer sur le choix des équipements publics à mettre en place, des tracés des voieries… tel que précisé dans la loi 12-90 relative à l’urbanisme. Les préparatifs sont en cours pour passer les dossiers en enquête publique, à l’instar des communes du Maârif, de Ben Yakhlef et d’Ouled Azzouz qui y parviendront courant cette semaine, selon une source interne.
Ceci étant, le reste des projets serait en cours de finalisation pour qu’ils soient enfin envoyés au comité technique local. En font partie Nouaceur, Mediouna, Mejatiya, Sidi Moussa, Sidi Belyout, Anfa, Hay Mohammadi, Aïn Harrouda (Zenata) et le Mechouar. Il leur reste encore du chemin à parcourir. Le défi consiste à ce que l’ensemble des plans d’aménagement soient bouclés courant 2013.
À découvrir
à lire aussi
Article : Casablanca-Settat. Le modèle d’attractivité du poumon économique du Royaume touche-t-il à sa limite ?
Concentration des richesses, saturation foncière, essor rapide des périphéries et décrochage de certains territoires : une étude présentée le 20 avril 2026 met en évidence les déséquilibres croissants de la région et appelle à un basculement vers un modèle de développement plus équilibré et multipolaire. Détails.
Article : Seafood Expo Global : Rio de Oro change de cap et lance une offensive stratégique sur le marché marocain
À Barcelone, le groupe a dévoilé le rebranding de ses marques "Abha" et "Palomar", avec l’ambition de mieux segmenter son offre et capter une demande locale en forte évolution.
Article : Marine royale. Ce que cache réellement la piste des sous-marins sud-coréens
Face à la montée des tensions régionales et à l'importance vitale du Détroit de Gibraltar, le Maroc prépare-t-il sa mue sous-marine ? Si un document financier sud-coréen évoque l’horizon 2027 pour la vente de trois submersibles, la réalité des contrats de défense impose la prudence.
Article : SIAM 2026. Un rebond agricole tiré par la production et la croissance du PIB agricole
L’ouverture de la 18ᵉ édition du Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) 2026 acte un net redressement de l’agriculture. Portée par un retour des pluies et des indicateurs en forte amélioration, la campagne 2025-2026 s’annonce sous de meilleurs auspices, avec une production céréalière attendue à 90 millions de quintaux et une hausse du PIB agricole estimée à 15%.
Article : Exclusive excerpt. In the corridors of the Interior Ministry, the night the autonomy plan was born
In "Morocco, the Challenge of Power", published this week by Le Cherche Midi, Abdelmalek Alaoui retraces 70 years of Moroccan state-building. From independence to the post-Covid reordering of the world, the president of the Moroccan Institute of Strategic Intelligence deciphers what he calls “the Morocco code” — the implicit grammar that has enabled the kingdom to establish itself as a regional power. Médias24 is publishing an exclusive excerpt devoted to a pivotal moment: the spring of 2007, when, inside an Interior Ministry turned into a war room, jurists, diplomats and technicians crafted, word by word, the autonomy plan for the Sahara — the document that would redefine the terms of the conflict before the United Nations.
Article : Bonnes feuilles. Dans les couloirs du ministère de l'Intérieur, la nuit où le plan d'autonomie est né
Dans "Maroc, le défi de la puissance", qui paraît cette semaine au Cherche Midi, Abdelmalek Alaoui retrace 70 ans de construction d'un État. De l'indépendance aux recompositions post-Covid, le président de l'Institut marocain d'intelligence stratégique déchiffre ce qu'il appelle "le code Maroc" — cette grammaire implicite qui a permis au royaume de s'imposer comme puissance régionale. Médias24 publie les bonnes feuilles consacrées à un moment charnière : le printemps 2007, lorsque dans les bureaux du ministère de l'Intérieur transformé en quartier général, juristes, diplomates et techniciens ont fabriqué, mot par mot, le plan d'autonomie pour le Sahara - le document qui allait redéfinir les termes du conflit devant les Nations unies.