χ

Elargissement de la grande mosquée de La Mecque : les critiques fusent

Des pèlerins qui ne savent plus à quel saint se vouer, surpris pas la baisse du quota à quelques semaines de l’opération du Haj, des militants qui dénoncent la destruction des monuments historiques…

Elargissement de la grande mosquée de La Mecque : les critiques fusent

Le 22 juin 2013 à 17h45

Modifié 27 avril 2021 à 22h20

Des pèlerins qui ne savent plus à quel saint se vouer, surpris pas la baisse du quota à quelques semaines de l’opération du Haj, des militants qui dénoncent la destruction des monuments historiques…

Les détracteurs de la transformation des mosquées sont de plus en plus nombreux.

A deux mois de l’opération du Haj 2013, les autorités saoudiennes ont décidé de restreindre de 20 % le nombre de pèlerins provenant des pays musulmans. Une décision, selon le gouvernement saoudien, motivée par les travaux d’élargissement de la zone de circumambulation autour de la Kaaba (le Mataf) et de l’esplanade de la grande mosquée, dans l’objectif – toujours selon l’Arabie Saoudite – d’accueillir, en 2014, environ 2,2 millions de pèlerins à la fois.

Au-delà de la polémique que suscite cette restriction auprès des voyagistes et des pèlerins – une polémique, soit dit en passant, totalement fondée, compte tenu des préjudices encourus -, les travaux actuels n’ont pas manqué de défrayer la chronique.

En effet, face au mutisme complice des médias saoudiens, certains militants, profitant de tribunes offertes par des médias étrangers, n’hésitent pas à critiquer l’acharnement dont fait l’objet, depuis plus de trois ans, le patrimoine historique, allant même jusqu’à accuser les autorités saoudiennes de vouloir transformer La Mecque en Las Vegas.

D’autres poussent la critique jusqu’à dénoncer la destruction délibérée des monuments islamiques, remplacés, dans l’indifférence générale, par des hôtels de luxe et des centres commerciaux.

Dans une déclaration à France 24, Hatoon Al-Fassi, professeure d’histoire à l’université du roi Saoud s’indigne contre cette course derrière l’argent : « en 2010, déjà, des mosquées datant du temps du Prophète ont été détruites pour permettre la construction de la Tour de l’horloge, c’est la deuxième plus haute tour du monde, elle se trouve au milieu d’un complexe hôtelier dont les bâtiments comptent entre 42 et 48 étages. »

Et de poursuivre: « Je pense que les entreprises en charge de ces travaux influencent beaucoup les autorités. Et elles ne regardent que leurs propres intérêts, car le prix du mètre carré à cet endroit est l’un des plus élevés au monde, 100 000 euros le mètre carré. Construire des tours autour de la mosquée est par conséquent un investissement juteux. Ils veulent transformer La Mecque en Las Vegas »

Le style architectural n’échappe non plus aux critiques. A la vue d’une image présentant le projet à sa phase finale, un architecte moqueur n’a pas pu s’empêcher de comparer ce que l’on présente comme l’aboutissement du projet – un investissement de 20 milliards de dollars – à une centrale nucléaire.

A lire aussi


Les dernières annonces judiciaires
Les dernières annonces légales

Communication financière

Groupe Crédit Agricole du Maroc : Chiffres clés au 31 mars 2020

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.