Batimat Maroc : Les exposants défient les fédérations professionnelles
Quelques 130 exposants du BTP prennent part au salon dont une soixantaine d’entreprises marocaines, venues malgré l’appel au boycott lancé par leurs fédérations professionnelles.
L’appel au boycott de Batimat Maroc lancé conjointement par la Fédération nationale du BTP et la Fédération des matériaux de construction ne semble pas trop affecter Adil Karim, organisateur de ce salon ouvert du 5 au 8 juin à Casablanca.
Il a quand même réussi à « faire venir une soixantaine d’entreprises marocaines dont la quasi-majorité sont affiliées à l’une des deux organisations patronales ».
Plus de 70 entreprises étrangères sont aussi de la partie. En quête de distributeurs locaux ou tout simplement d’opportunités d’affaires, des chefs d’entreprises sont venus d’Espagne, du Portugal, de France, de Tunisie, de Turquie, de Pologne, d’Allemagne…
Mais ce sont bel et bien les Chinois et les Italiens qui sont de loin les plus représentés dans ce salon. Certains sont des habitués des foires sectorielles organisées au Maroc, d’autres prospectent un marché, jusque-là inconnu. Un espace dédié spécialement aux produits nouveaux a été aménagé pour leur garantir une meilleure visibilité au sein du salon.
Le Sénégal et la Turquie ouvrent le bal
Quelques heures après l’ouverture du salon, une première délégation d’hommes d’affaires sénégalais a fait le déplacement au centre d’exposition de l’office des changes pour s’enquérir des nouveautés que propose le salon. « Cet après-midi, nous recevrons une délégation turque composée d’une trentaine d’entreprises, venues spécialement pour le salon », poursuit Adil Karim. Lors de la précédente édition, 10% des visiteurs étaient des étrangers. Au total, plus de 8000 essentiellement des entrepreneurs se sont rendus à Batimat 2012.
A terme, les organisateurs du salon ont pour ambition de réunir 200 exposants nationaux et internationaux et de faire du salon « un point de rencontre pour encourager les exposants à venir investir directement au Maroc », promet l’organisateur de Batimat.
À découvrir
à lire aussi
Article : Interpellation à M'diq d'un partisan de “Daech” pour préparation présumée d’un projet terroriste (BCIJ)
Un individu imprégné de l'idéologie extrémiste de l'organisation terroriste "Daech", soupçonné d'implication dans la préparation d'un projet terroriste visant à porter atteinte à la sécurité des personnes et à l'ordre public, a été interpellé par le Bureau Central d'investigations judiciaires.
Article : Le mouton de l’Aïd est-il condamné à devenir plus coûteux ? L’analyse du Pr Sraïri
Invité de l’émission "le 12/13" de Médias24, l’enseignant-chercheur Tahar Sraïri estime que les tensions observées lors de Aïd al-Adha 2026 révèlent des fragilités plus profondes. Décapitalisation du cheptel bovin, hausse durable des coûts de production, raréfaction de la main-d’œuvre agricole et impact croissant du changement climatique sur l’élevage marocain.
Article : Huit élus, dont la maire de Rabat, démissionnent du RNI au lendemain de l'annonce des candidats du parti
La maire de Rabat, le président de l'arrondissement Souissi et six autres élus communaux annoncent leur retrait du Rassemblement national des indépendants (RNI) dans un communiqué commun.
Article : Marhaba 2026 : De nouvelles facilités douanières pour les Marocains du monde (document)
À l’occasion de l’opération Marhaba 2026, l’Administration des douanes annonce des mesures destinées à simplifier les démarches des MRE, parmi lesquelles l’assouplissement des conditions d’admission temporaire des véhicules immatriculés ou la création d’une cellule dédiée à l’accompagnement des MRE porteurs de projets. Détails.
Article : Le Maroc condamne l’attaque contre la centrale nucléaire de Barakah aux Émirats Arabes Unis
Le Royaume du Maroc a condamné, vendredi à Vienne, avec la plus grande fermeté et dénoncé les attaques dont l’État des Émirats arabes unis a été victime à travers trois drones, dont l’un a visé un générateur électrique de la centrale nucléaire de Barakah à Abou Dhabi.
Article : À Marrakech, le retard du palais des congrès interroge la gouvernance des grands projets
Annoncé depuis deux décennies comme un "projet stratégique" pour développer le tourisme d'affaires, le projet de palais des congrès et des expositions de Marrakech est toujours en stand-by. Selon plusieurs sources des secteurs public et privé, les blocages actuels relèvent avant tout de problèmes de gouvernance, et sa concrétisation est désormais suspendue au bon vouloir du futur gouvernement. Explications.