« Nos mesures rapporteraient 42 milliards de DH à l'Etat »
L'économiste istiqlalienne craint que les coupes budgétaires du gouvernement ne grippent l'investissement privé.
« Lors des discussions sur la loi de Finances 2013, le groupe parlementaire de l’Istiqlal avait appelé le gouvernement à mettre en place un "plan de réduction des déficits" dans le but d’assurer l’équilibre budgétaire et la stabilité de nos finances publiques à plus long terme.
Effectuer des coupes budgétaires, trois mois seulement après le début de l’année, montre que le gouvernement n’a aucune maîtrise sur ses prévisions économiques, à même de faire face à la hausse des prix des produits pétroliers et aux retombées attendues de la crise mondiale.
Cela est d’autant plus préoccupant que ces coupes n’ont touché que les crédits d’investissements qui permettent, avec les investissements privés, de créer la richesse et l’emploi.
En dehors de leur impact direct sur la formation brute de capital fixe et sur la croissance ainsi que sur l’emploi, ces coupes risquent de donner un signal de future récession économique au secteur privé qui pourra, à son tour, bloquer ses investissements.
Ceci étant, il sera obligatoire de faire évoluer notre modèle de développement d’une économie basée sur la demande à une économie basée sur l’offre, à l’instar d’autres pays comme la Turquie.
Quant aux mesures d’urgence, le Parti de l’Istiqlal a proposé dans son dernier mémorandum du 30 mars, une batterie de mesures, sans impact ni sur le pouvoir d’achat des citoyens, ni sur les entreprises, pouvant apporter à l’Etat 42 milliards de DH.
Cela passe d’abord par l’amélioration des recettes fiscales via le renforcement du recouvrement et la rationalisation des "dépenses fiscales", mais aussi par la réforme de la compensation à travers l’assainissement des structures des prix des produits pétroliers et la mise en place d’un système de contrôle réel des dossiers de la compensation ».
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