Saison agricole : grosses inquiétudes sur l'assèchement des barrages

Le taux de remplissage des barrages au niveau national est d’à peine 38%. Mais dans les régions qui vivent essentiellement de l’irrigation, la situation est encore plus dramatique. Dans le Haouz, des barrages sont quasi vides, avec un taux de remplissage moyen de 17,4%. Idem dans le Souss où ce taux est de 28%. Une rareté qui menace la production, l’emploi, les exportations et toute la chaîne qui vit de ces filières.

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Saison agricole : grosses inquiétudes sur l'assèchement des barrages

Le 04 octobre 2020 à 11:35

Modifié le 05 octobre 2020 à 12:16

Après deux années de sécheresse, les barrages se sont vidés, créant une situation de tension chez les agriculteurs qui craignent, en cas de nouvelle année de sécheresse, une saison encore plus catastrophique que celle qui vient de s’achever.

Au niveau national, le taux de remplissage des barrages, toutes catégories confondues, affiche au 2 octobre une moyenne de 38%. A la même période de l’année dernière, ce taux avoisinait les 50%.

Très bas, ce taux de 38% est même un peu faussé par le barrage d’Al Wahda, plus grand barrage du Maroc, qui emmagasine plus de 30% des réserves d’eau du pays. Et qui en plus est dédié essentiellement à l’eau potable.

Le taux de remplissage des barrages dédiés à l’agriculture d’irrigation est bien plus bas que la moyenne nationale, selon des professionnels.

El Haouz et Souss, deux zones sous pression

Le constat est donc clair : les barrages se sont vidés, mais restent encore dotés du tiers de leurs capacités. Mais quand on affine l’analyse des chiffres, on se rend compte que la situation est encore plus dramatique que le laissent penser ces moyennes nationales.

Au Maroc, deux régions dépendent essentiellement de l’irrigation : Souss Massa et El Haouz. Des régions où est pratiquée une agriculture intensive, qui fait vivre des milliers de familles, avec des cultures productivistes destinées essentiellement à l’export. Une agriculture moderne qui vit en parallèle de celle traditionnelle pratiquée par des milliers de petits fellahs, dont la principale ressource en eau vient des barrages et d’une nappe phréatique également asséchée.

Et le taux de remplissage des barrages dans ces deux régions justement a atteint un niveau extrêmement inquiétant.

Dans le Haouz par exemple, le fameux barrage de Lalla Takerkoust affiche au 2 octobre un taux de remplissage de 6,8%, contre 9,3% à la même période de l’année dernière. Le barrage Hassan 1er est à 17,1% de ses capacités, contre plus de 33,7% de taux de remplissage il n’y a même pas une année. Idem pour les barrages de Bin El Ouidane et Moulay Youssef qui affichent respectivement des taux de remplissage de 22 et de 24% contre des taux de 46% et de 34,7% il y a un an.

En moyenne, ces barrages de la région affichent un taux de remplissage actuel de 17,4% contre un taux de 30,9% à la même période de l’année 2019. Ils ont donc perdu près de la moitié de leurs réserves en un an.

La région est à sec. Et la dernière année de sécheresse montre que l’assèchement des barrages s’est accéléré. Au point de faire dire à des professionnels du secteur, que si on vit une nouvelle année de sécheresse, ce sera la catastrophe pour l’ensemble de la région.

Dans le Souss, région connue pour son stress hydrique mais aussi par la grande utilisation de l'irrigation dans la production agricole, la situation n’est pas moins alarmante.

Le taux de remplissage des barrages est arrivé à un niveau très inquiétant comme le montre la carte ci-dessous. Avec des structures qui sont quasiment à sec, comme le barrage Abdelmoumen qui affiche un taux de remplissage de…1,9%, contre un taux de 17,5% au 2 octobre 2019.

En moyenne, six barrages qui irriguent les sols de la région affichent un taux de remplissage de 28%. Au 2 octobre 2019, ce taux était de 53,4% !

Pour tenir dans une année de sécheresse, les agriculteurs du Souss ont donc dû consommer près de la moitié des réserves disponibles en 2019. La question : comment peuvent-ils tenir cette année avec un taux de remplissage d’à peine 28% si les précipitations ne sont pas au rendez-vous ?

Menace sur la production, les emplois et les revenus des populations

« L’assèchement des barrages menace clairement la production agricole dans ces deux régions. C’est une chose évidente. Le plus grave, c’est que même les nappes phréatiques sont à sec. Il faut creuser des centaines de mètres pour pouvoir pomper de l’eau. Et le dessalement de l’eau de mer, quoique couteux, ne sera pas prêt pour cette année », explique Rachid Benali, le Vice-président de la Comader.

Ces inquiétudes, selon lui, concernent tout le territoire national. « Des régions comme Doukkala, Chaouia, Saïs, l’Oriental… sont également menacées par cette rareté de l’eau. C’est un risque national. Et c’est une de nos principales préoccupation du moment », nous indique-t-il.

Les pouvoirs publics semblent être conscients du problème. Le ministre de l’Agriculture a tenu justement une réunion la semaine dernière avec les professionnels du secteur pour discuter du sujet.

Y a-t-il des solutions pour remédier à cette situation ? Selon nos sources, les autorités parlent de projets de nouveaux barrages, d’extension des infrastructures déjà existantes, de projets de dessalement d’eau de mer… Mais ces projets, pour l’essentiel, ont pris du retard, certains à cause du Covid, d’autres à cause des lenteurs du ministère de l’Equipement.

Le projet du barrage M’dez près de Sefrou illustre bien cette gouvernance du secteur de l’eau, qui avance à deux vitesses et qui commence sérieusement à poser problème, selon plusieurs professionnels du secteur.

Ce projet a été lancé en 2015 pour exploiter les eaux de surface du bassin de Sebou pour irriguer toute la région de Saïss. Le projet de barrage était arrimé à la réalisation de géants travaux de conduction de cette eau vers le Saïs.

Le premier volet qui consiste en la réalisation du barrage est piloté par le département de l’Equipement pour un budget de 1,5 milliard de dirhams. Le second est assuré par le département de l’Agriculture pour un budget de 5 milliards.

« Nous venons d’apprendre que ce projet ne sera pas encore opérationnel, alors qu’il a été lancé en 2015 déjà. Le ministère de l’Agriculture a presque réalisé les travaux qui lui incombaient, mais le projet du barrage prend un grand retard. Il s’agit pourtant de quelque chose de stratégique. On parle d’une capacité de 600 millions de m3 qui arrosera toute la région de Saïss», nous confie une source du secteur.

La pluie, l’unique espoir pour sauver la saison

Devant ces constats, nos différents interlocuteurs n’ont qu’un seul espoir : le retour des précipitions.

« La pluie et la neige, ce sont les seules choses qui peuvent sauver la saison », souligne le Vice-Président de la Comader. « Car au-delà du remplissage des barrages qui va servir aux cultures irriguées, la grande majorité des agricultures vivent encore du bour. Et il ne faut pas les oublier. Si on enchaine une troisième année de sécheresse, ce sera la catastrophe pour tout le monde ».

Selon lui, toutes les cultures sont menacées : légumineuses, oléagineuses, agrumes, céréales… La baisse de la production sera générale dans toutes les régions : Souss, Haouz, Oriental, Béni Mellal, Doukkala, Chaouia... Et cela aura un impact macroéconomique certain, mais aussi un coût social énorme.

Lourdement endettés après deux années de vaches maigres doublées d'une année de Covid, les agriculteurs, petits comme grands, ne peuvent supporter une nouvelle année blanche. Cela se reflètera sur la situation de l’emploi, les revenus, la consommation, les exportations, la valeur ajoutée…

Ce qui pousse l’ingénieur agronome, Abdelmoumen Guennouni, à placer cette problématique au-delà de cette saison qui s’annoncera difficile et très compliquée, selon lui.

« Je veux qu’on place le débat sur la problématique de l’eau en général. Et pas seulement pour l’agriculture, mais aussi pour l’eau potable. Nous sommes un pays à risque, avec un taux de précipitation moyen de 300 mm par an. Ce niveau ne permet pas d’approvisionner les barrages ni la nappe phréatique », lance-t-il.

Selon lui, c’est le modèle de production agricole qui doit être repensé. « Moulay Ismail Alaoui (ministre de l’Agriculture sous El Youssoufi) le disait : on n’exporte pas des produits agricoles, mais de l’eau. Je pense que nous n’avons pas pris ces mots au sérieux et nous avons continué dans un modèle où on exporte essentiellement de l’eau, tout en important énormément de choses pour pouvoir produire ce qu’on exporte », explique-t-il.

Selon lui, les solutions qui sont présentées aujourd’hui par les pouvoirs publics ne sont pas viables ou durables. Il donne l’exemple du dessalement de l’eau de mer, qui, selon lui, sera non seulement trop coûteux pour l’agriculture, mais très pollueur.

Autre exemple, celui du goutte-à-goutte, une bonne technique pour rationaliser l’utilisation de l’eau, mais qui n’est pas utilisée à bon escient. « L’Etat finance l’équipement des agriculteurs en goutte-à-goutte, mais personne ne les encadre ou les forme à son utilisation. On se retrouve donc avec des parcelles inondées par du goutte-à-goutte… Il y a certes un établissement chargé de l’encadrement et du conseil, mais il ne procède pas de la bonne manière. Et n’a pas les moyens humains pour bien encadrer les agriculteurs à l’économie de l’eau », signale-t-il.

En attendant que des solutions durables soient trouvées, seules les pluies peuvent sauver cette saison, remplir le niveau des barrages et sortir le monde agricole d’un nouveau grand stress. 

>>Lire aussi :

La campagne agricole 2020-21 s’annonce difficile, le ministère optimiste

Le risque de pénurie d'eau potable plane sur Agadir, des mesures drastiques annoncées

Saison agricole : grosses inquiétudes sur l'assèchement des barrages

Le 04 octobre 2020 à11:50

Modifié le 05 octobre 2020 à 12:16

Le taux de remplissage des barrages au niveau national est d’à peine 38%. Mais dans les régions qui vivent essentiellement de l’irrigation, la situation est encore plus dramatique. Dans le Haouz, des barrages sont quasi vides, avec un taux de remplissage moyen de 17,4%. Idem dans le Souss où ce taux est de 28%. Une rareté qui menace la production, l’emploi, les exportations et toute la chaîne qui vit de ces filières.

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Après deux années de sécheresse, les barrages se sont vidés, créant une situation de tension chez les agriculteurs qui craignent, en cas de nouvelle année de sécheresse, une saison encore plus catastrophique que celle qui vient de s’achever.

Au niveau national, le taux de remplissage des barrages, toutes catégories confondues, affiche au 2 octobre une moyenne de 38%. A la même période de l’année dernière, ce taux avoisinait les 50%.

Très bas, ce taux de 38% est même un peu faussé par le barrage d’Al Wahda, plus grand barrage du Maroc, qui emmagasine plus de 30% des réserves d’eau du pays. Et qui en plus est dédié essentiellement à l’eau potable.

Le taux de remplissage des barrages dédiés à l’agriculture d’irrigation est bien plus bas que la moyenne nationale, selon des professionnels.

El Haouz et Souss, deux zones sous pression

Le constat est donc clair : les barrages se sont vidés, mais restent encore dotés du tiers de leurs capacités. Mais quand on affine l’analyse des chiffres, on se rend compte que la situation est encore plus dramatique que le laissent penser ces moyennes nationales.

Au Maroc, deux régions dépendent essentiellement de l’irrigation : Souss Massa et El Haouz. Des régions où est pratiquée une agriculture intensive, qui fait vivre des milliers de familles, avec des cultures productivistes destinées essentiellement à l’export. Une agriculture moderne qui vit en parallèle de celle traditionnelle pratiquée par des milliers de petits fellahs, dont la principale ressource en eau vient des barrages et d’une nappe phréatique également asséchée.

Et le taux de remplissage des barrages dans ces deux régions justement a atteint un niveau extrêmement inquiétant.

Dans le Haouz par exemple, le fameux barrage de Lalla Takerkoust affiche au 2 octobre un taux de remplissage de 6,8%, contre 9,3% à la même période de l’année dernière. Le barrage Hassan 1er est à 17,1% de ses capacités, contre plus de 33,7% de taux de remplissage il n’y a même pas une année. Idem pour les barrages de Bin El Ouidane et Moulay Youssef qui affichent respectivement des taux de remplissage de 22 et de 24% contre des taux de 46% et de 34,7% il y a un an.

En moyenne, ces barrages de la région affichent un taux de remplissage actuel de 17,4% contre un taux de 30,9% à la même période de l’année 2019. Ils ont donc perdu près de la moitié de leurs réserves en un an.

La région est à sec. Et la dernière année de sécheresse montre que l’assèchement des barrages s’est accéléré. Au point de faire dire à des professionnels du secteur, que si on vit une nouvelle année de sécheresse, ce sera la catastrophe pour l’ensemble de la région.

Dans le Souss, région connue pour son stress hydrique mais aussi par la grande utilisation de l'irrigation dans la production agricole, la situation n’est pas moins alarmante.

Le taux de remplissage des barrages est arrivé à un niveau très inquiétant comme le montre la carte ci-dessous. Avec des structures qui sont quasiment à sec, comme le barrage Abdelmoumen qui affiche un taux de remplissage de…1,9%, contre un taux de 17,5% au 2 octobre 2019.

En moyenne, six barrages qui irriguent les sols de la région affichent un taux de remplissage de 28%. Au 2 octobre 2019, ce taux était de 53,4% !

Pour tenir dans une année de sécheresse, les agriculteurs du Souss ont donc dû consommer près de la moitié des réserves disponibles en 2019. La question : comment peuvent-ils tenir cette année avec un taux de remplissage d’à peine 28% si les précipitations ne sont pas au rendez-vous ?

Menace sur la production, les emplois et les revenus des populations

« L’assèchement des barrages menace clairement la production agricole dans ces deux régions. C’est une chose évidente. Le plus grave, c’est que même les nappes phréatiques sont à sec. Il faut creuser des centaines de mètres pour pouvoir pomper de l’eau. Et le dessalement de l’eau de mer, quoique couteux, ne sera pas prêt pour cette année », explique Rachid Benali, le Vice-président de la Comader.

Ces inquiétudes, selon lui, concernent tout le territoire national. « Des régions comme Doukkala, Chaouia, Saïs, l’Oriental… sont également menacées par cette rareté de l’eau. C’est un risque national. Et c’est une de nos principales préoccupation du moment », nous indique-t-il.

Les pouvoirs publics semblent être conscients du problème. Le ministre de l’Agriculture a tenu justement une réunion la semaine dernière avec les professionnels du secteur pour discuter du sujet.

Y a-t-il des solutions pour remédier à cette situation ? Selon nos sources, les autorités parlent de projets de nouveaux barrages, d’extension des infrastructures déjà existantes, de projets de dessalement d’eau de mer… Mais ces projets, pour l’essentiel, ont pris du retard, certains à cause du Covid, d’autres à cause des lenteurs du ministère de l’Equipement.

Le projet du barrage M’dez près de Sefrou illustre bien cette gouvernance du secteur de l’eau, qui avance à deux vitesses et qui commence sérieusement à poser problème, selon plusieurs professionnels du secteur.

Ce projet a été lancé en 2015 pour exploiter les eaux de surface du bassin de Sebou pour irriguer toute la région de Saïss. Le projet de barrage était arrimé à la réalisation de géants travaux de conduction de cette eau vers le Saïs.

Le premier volet qui consiste en la réalisation du barrage est piloté par le département de l’Equipement pour un budget de 1,5 milliard de dirhams. Le second est assuré par le département de l’Agriculture pour un budget de 5 milliards.

« Nous venons d’apprendre que ce projet ne sera pas encore opérationnel, alors qu’il a été lancé en 2015 déjà. Le ministère de l’Agriculture a presque réalisé les travaux qui lui incombaient, mais le projet du barrage prend un grand retard. Il s’agit pourtant de quelque chose de stratégique. On parle d’une capacité de 600 millions de m3 qui arrosera toute la région de Saïss», nous confie une source du secteur.

La pluie, l’unique espoir pour sauver la saison

Devant ces constats, nos différents interlocuteurs n’ont qu’un seul espoir : le retour des précipitions.

« La pluie et la neige, ce sont les seules choses qui peuvent sauver la saison », souligne le Vice-Président de la Comader. « Car au-delà du remplissage des barrages qui va servir aux cultures irriguées, la grande majorité des agricultures vivent encore du bour. Et il ne faut pas les oublier. Si on enchaine une troisième année de sécheresse, ce sera la catastrophe pour tout le monde ».

Selon lui, toutes les cultures sont menacées : légumineuses, oléagineuses, agrumes, céréales… La baisse de la production sera générale dans toutes les régions : Souss, Haouz, Oriental, Béni Mellal, Doukkala, Chaouia... Et cela aura un impact macroéconomique certain, mais aussi un coût social énorme.

Lourdement endettés après deux années de vaches maigres doublées d'une année de Covid, les agriculteurs, petits comme grands, ne peuvent supporter une nouvelle année blanche. Cela se reflètera sur la situation de l’emploi, les revenus, la consommation, les exportations, la valeur ajoutée…

Ce qui pousse l’ingénieur agronome, Abdelmoumen Guennouni, à placer cette problématique au-delà de cette saison qui s’annoncera difficile et très compliquée, selon lui.

« Je veux qu’on place le débat sur la problématique de l’eau en général. Et pas seulement pour l’agriculture, mais aussi pour l’eau potable. Nous sommes un pays à risque, avec un taux de précipitation moyen de 300 mm par an. Ce niveau ne permet pas d’approvisionner les barrages ni la nappe phréatique », lance-t-il.

Selon lui, c’est le modèle de production agricole qui doit être repensé. « Moulay Ismail Alaoui (ministre de l’Agriculture sous El Youssoufi) le disait : on n’exporte pas des produits agricoles, mais de l’eau. Je pense que nous n’avons pas pris ces mots au sérieux et nous avons continué dans un modèle où on exporte essentiellement de l’eau, tout en important énormément de choses pour pouvoir produire ce qu’on exporte », explique-t-il.

Selon lui, les solutions qui sont présentées aujourd’hui par les pouvoirs publics ne sont pas viables ou durables. Il donne l’exemple du dessalement de l’eau de mer, qui, selon lui, sera non seulement trop coûteux pour l’agriculture, mais très pollueur.

Autre exemple, celui du goutte-à-goutte, une bonne technique pour rationaliser l’utilisation de l’eau, mais qui n’est pas utilisée à bon escient. « L’Etat finance l’équipement des agriculteurs en goutte-à-goutte, mais personne ne les encadre ou les forme à son utilisation. On se retrouve donc avec des parcelles inondées par du goutte-à-goutte… Il y a certes un établissement chargé de l’encadrement et du conseil, mais il ne procède pas de la bonne manière. Et n’a pas les moyens humains pour bien encadrer les agriculteurs à l’économie de l’eau », signale-t-il.

En attendant que des solutions durables soient trouvées, seules les pluies peuvent sauver cette saison, remplir le niveau des barrages et sortir le monde agricole d’un nouveau grand stress. 

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