Réouverture des salles de sport: encore une rumeur
La rumeur a été largement répandue parmi les Marocains. Elle traduit plus une attente qu'une réalité. En attendant, les salles de sport prennent leur mal en patience. Le point.
C’est une nouvelle qui aurait pu faire beaucoup de "contents", mais "ce sont uniquement des rumeurs. Il n’y a aucune visibilité pour le moment", regrette Driss Charaibi, vice-président de l’Ampif, Association marocaine des professionnels de l’industrie du fitness et de la remise en forme.
Les professionnels, au bord de la faillite, sont aujourd'hui à la merci d'une éventuelle réponse favorable du ministère de l'Intérieur, autorisant la réouverture des salles de sport.
"Après les négociations du mois de juin, nous avons rouvert et beaucoup investi, puis nous avons été surpris par cette nouvelle fermeture (20 août) qui a compliqué encore plus la situation des professionnels", explique M. Chraibi.
"Durant la courte période de réouverture, nous avons respecté toutes les mesures dictées, les mesures d'hygiène et les règles de distanciation. Nous avons revu nos plannings et nos horaires pour nous conformer aux nouvelles exigences, réduit le nombre des clients par séance... Aujourd’hui, malgré nos tentatives, le silence reste l'unique réponse de la part des autorités."
Aucune explication
Pour les professionnels, cette fermeture est jugée "incompréhensible devant la réouverture des cafés, restaurants, gros commerces et les transports en commun".
"L'accès des salles et clubs sportifs ne présente pas de risques pour le citoyen. Les bienfaits du sport ne sont plus à démontrer, c’est l’un des moyens pour renforcer son système immunitaire. A la question, pourquoi cette fermeture, les autorités nous répondent que 'c’est comme ça'. Pour décider de fermer il doit y avoir des raisons, mais des raisons qui semblent en réalité absentes !"
Même après la réouverture, l'activité des salles de sport aura besoin de trois ans pour reprendre d'une manière normale, estiment les professionnels. "Il faudra encore regagner la confiance des gens. Ils ont peur pour leur santé, c'est très normal. Les autorités ne semblent pas conscientes de toutes ces contraintes", s'indigne le vice-président de l’association.
Des ouvertures "par-ci, par-là"
"Après la pandémie, nous aurons besoin des aides de l’Etat pour sauver notre secteur. Nous ne nous en sortirons pas seuls." En effet, pour éviter la faillite, les professionnels proposent certaines mesures fiscales, qui doivent être instaurées, à court et moyen terme. Les principales mesures sont la baisse de 10 points du taux de TVA et la baisse du tarif de la patente.
Notons qu'au cours de nos recherches, nous avons constaté que certaines salles de sport sont ouvertes. Comment l'expliquer ? Selon notre interlocuteur, "il s'agit de clubs non structurés". Pour nous, s'agirait-il plutôt une d'absence de contrôle. A suivre.
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