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NATION

Remaniement gouvernemental : la nouvelle architecture validée

Plusieurs sources de premier rang ont affirmé à Médias24 que la nouvelle structure du gouvernement a été finalisée et validée par le Roi. Elle sera composée de 22 à 25 portefeuilles ministériels. Les discussions tournent actuellement autour des compétences que chaque parti doit proposer.

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H.G.
Le 3 octobre 2019 à 14h38 | Modifié 11 avril 2021 à 2h43

Les choses se précisent pour le remaniement ministériel qui tient en haleine la classe politique et fait sombrer la classe économique dans un attentisme toxique. 

Selon des sources partisanes de premier plan, la nouvelle architecture gouvernementale a été arrêtée et validée par le Souverain. "Le principe de la réduction des portefeuilles est acquis", assure notre source. 

25 ministères au maximum

Pour ce qui est du nombre des ministères, des sources concordantes nous confirment que le gouvernement après remaniement comportera entre 22 et 25 ministères et ministères délégués.

L’équipe gouvernementale est actuellement composée de 40 membres, entre ministres, ministres délégués et secrétaires d’Etat. 

Dans la nouvelle configuration, les secrétariats d’Etat seront supprimés. Peut-être aussi quelques ministères délégués.

Si l’on prend la configuration actuelle en supprimant les secrétariats d’Etat, le gouvernement se composerait de 26 ministères et ministères délégués, pas loin de la nouvelle architecture validée.

Quelle que soit la nouvelle architecture proposée, elle comportera certainement les portefeuilles stratégiques : l’Intérieur, les Affaires étrangères et la Coopération internationale, les Habous et Affaires islamiques, l’Administration de la défense nationale, l’Economie et les Finances, la Santé, l’Education nationale, l’Industrie, l’Agriculture, l’Equipement et le Transport, l’Energie, la Justice, l’Emploi, le Tourisme ou encore l’Habitat.

Si nos sources jouent la prudence, en ne donnant pas un chiffre précis et en évitant de dévoiler le détail de l’architecture, c’est sans doute parce qu’il y a une marge de négociation lors de la répartition des portefeuilles entre les partis de la majorité.

Le départ du PPS chamboule les négociations

Cette architecture a été arrêtée avant que le PPS n'annonce son départ de la coalition gouvernementale, composée pour rappel en plus du parti du livre des partis du PJD, du RNI, de l’USFP, de l’UC et du MP. 

La décision du bureau politique PPS, qui doit encore être entérinée par le comité central du parti ce vendredi 4 octobre, chamboule l’équilibre des négociations sans remettre en cause la majorité en elle-même. 

Rappelons que les six partis cumulaient 241 sièges au Parlement sur 395 (PJD 124 - RNI 40 - MP 25 - USFP 21 - UC 19 - PPS 12). 

Avec 12 sièges en moins, la majorité est encore acquise avec 229 sièges. Cela dit, les choses deviendront plus compliquées si un autre parti claquait la porte de la coalition.

Il n’y a rien d’officiel à ce sujet, mais des déclarations de Driss Lachgar, premier secrétaire général de l’USFP, à Médias24 sous-entendent que la question de la réduction du nombre de partis n’est pas totalement exclue. Elles rejoignent ses propos lors de l’émission Confidences de presse diffusée le 22 septembre dernier. 

"L’impact du retrait du PPS doit être examiné pour voir si ce retrait se limitera à ce parti ou bien s'il englobera aussi l’USFP ou le Mouvement populaire, voire un autre parti. Je réitère ma position en affirmant que ce gouvernement est lourd politiquement. Si vous lisez le communiqué du PPS en profondeur, vous y trouverez tous les arguments pour lesquels j’ai toujours plaidé en faveur de la réduction du nombre de ministères et de partis. Il n’y a pas de coordination possible entre 6 partis politiques. Le meilleur pour notre pays est un gouvernement avec 3 ou 4 partis et une opposition avec 2 ou 3 partis", nous explique le leader du parti de la rose.

L’USFP plaide donc ouvertement pour un nombre de partis réduit au sein de la majorité. Cela signifie-t-il que l’USFP envisage lui-même de quitter le gouvernement ? Ou est-ce un moyen d’ouvrir le débat sur la présence d’autres partis au sein de la coalition ?

Vouloir répondre à cette question en pleine négociation relèverait de la spéculation. Cela dit, au-delà de la volonté de tel ou tel parti, la composition de la majorité telle qu'elle se fait dans notre pays répond d’abord à un impératif de chiffres et de calcul.

Si Elotmani veut maintenir une majorité "confortable" avec 4 partis seulement, ces partis ne peuvent être que le PJD, le RNI, le MP et l'USFP. A eux quatre, ils cumuleront 210 sièges.

Pour chaque autre scénario, le nombre de sièges diminue et son poids au sein du Parlement faiblit. 

La phase du choix des compétences a démarré

Les prochains jours seront décisifs. Nous savons de sources sûres, que la phase actuelle est celle du choix des compétences qui composeront le nouvel exécutif.

Le chef du gouvernement collecte les propositions des partis et poursuit les négociations au sujet de la répartition des portefeuilles par parti. Aucune des sources sondées par Médias24 n’a donné d’échéancier pour cette opération. Cela ne veut pas dire que l’urgence n’est pas de mise. 

L’ouverture de la session parlementaire d’automne aura lieu le 11 octobre prochain, et le Roi prononcera un discours attendu.

Le gouvernement actuel a prévu de déposer le projet de loi de finances au Parlement, le jeudi 17 octobre, pour une présentation officielle, le vendredi 18 octobre.

Le PLF doit d’abord être adopté en Conseil des ministres. L’idéal serait donc que dans ce conseil des ministres siègent les nouveaux membres de l’exécutif. Afin que celui-ci défende le projet de loi de finances.

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H.G.
Le 3 octobre 2019 à 14h38

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