17:18SIAM : 12 huiles d'olive relevant de trois régions primées lors du 16e concours national
En marge du SIAM, douze huiles d’olive extra vierge ont été primées pour la campagne 2025-2026. Ce palmarès, dominé par trois régions phares, illustre la dynamique de montée en gamme de la filière marocaine, désormais tournée vers les standards d'excellence internationaux.
Ces huiles d'olive ont été répartis en quatre catégories selon leur profil sensoriel : fruité vert intense, vert moyen, vert léger et fruité mûr. Pour chaque classe, trois distinctions ont été remises (1er, 2e et 3e prix).
Dans la catégorie "fruité vert intense", la société Oliveinvest (Fès-Meknès) a remporté le premier prix, suivie des sociétés Chania et Olea Capital, toutes deux issues de la même région.
Pour le "fruité vert moyen", la première place a été attribuée à la Société de l’exploitation de l’olive (Marrakech-Safi), suivie d'Olive Oil Carter (Essaouira) et de Maâssarat Benmallouk (Marrakech-Safi).
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Concernant le "fruité vert léger", Maâssara Brahim Zniber (Fès-Meknès) s'est hissée en tête, devant le GIE Oued Zat et Stéphane Laurent, tous deux basés dans la région Marrakech-Safi.
Enfin, dans la catégorie "fruité mûr", le GIE Zouyout Aït Attab (Béni Mellal-Khénifra) a décroché le premier prix, suivi de la société Zitoune de Marrakech et de la société Olico Sa (Marrakech-Safi).
Organisé par le ministère de l'Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, en concertation avec la profession oléicole (Interprolive), ce concours s'est déroulé conformément à un règlement élaboré sur la base des normes adoptées en la matière par le Conseil oléicole international (COI). Ouvert à l'ensemble des producteurs d'huile d'olive au Maroc, il a vu cette année la participation de 77 candidats relevant de cinq régions.
28 avril 2026
14:42SIAM 2026 : plus de 1,13 million de visiteurs
1.136.952 visiteurs, 1.590 exposants, 76 pays et 538 coopératives... la 18ᵉ édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM) prend fin ce 28 avril à Meknès.
La 18e édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), organisée du 20 au 28 avril, a accueilli 1.136.952 visiteurs, a annoncé le commissaire général du Salon, Kamal Hidane.
Cette édition, marquée par neuf jours de débats et de rencontres professionnelles autour du thème "Durabilité de la production animale et souveraineté alimentaire", a connu la participation de 1.590 exposants, 76 pays, dont 360 exposants étrangers, ainsi que 538 coopératives, a précisé M. Hidane dans une déclaration à la presse.
Ces chiffres confirment, selon lui, le positionnement du SIAM en tant que "plateforme nationale, africaine et internationale de référence au service de l’agriculture et du développement de ses chaînes de valeur".
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Il a par ailleurs relevé que la présence du Portugal en tant qu’invité d’honneur a contribué à enrichir la qualité des échanges et à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération dans les domaines de l’innovation, de la durabilité, de la recherche agricole et de la sécurité alimentaire, tout en renforçant les relations entre le Maroc et le Portugal.
(Avec MAP)
28 avril 2026
14:22Viandes rouges : une bourse nationale comme solution pour encadrer les prix
Malgré un cheptel jugé abondant, les prix des viandes rouges restent élevés. Pour Mustapha Khouli, président de l’ANPVR, cette hausse s’explique par un déséquilibre temporaire entre l’offre et la demande. Il plaide surtout pour la création d’une bourse nationale des viandes rouges destinée à mieux encadrer et plafonner les prix.
À l’approche de l’Aïd Al-Adha, la hausse persistante des prix des viandes rouges continue d’alimenter les inquiétudes des consommateurs, malgré l’abondance du cheptel annoncée par les professionnels. Pour Mustapha Khouli, président de l’Association nationale des producteurs de viandes rouges (ANPVR), interrogé par médias24, cette situation reste conjoncturelle et s’explique principalement par un déséququilibre temporaire entre l’offre et la demande.
Face à cette situation, le président de l’association avance une proposition forte : la mise en place d’une bourse nationale des viandes rouges afin de mieux encadrer les prix, organiser le marché et limiter les fluctuations excessives. L’objectif est d’instaurer davantage de transparence dans les transactions, de structurer les circuits de commercialisation et surtout de plafonner les prix, afin de protéger à la fois les consommateurs et les éleveurs.
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Selon lui, les effets positifs des récentes pluies, de l’amélioration des pâturages et du soutien apporté aux éleveurs ne peuvent pas se traduire immédiatement sur les prix. "Les résultats apparaîtront plus tard", explique-t-il, rappelant que les éleveurs sortent de plusieurs années marquées par la sécheresse, la rareté de l’eau et une forte pression sur les coûts de production.
La flambée observée actuellement s’explique surtout par l’approche de l’Aïd Al-Adha, période où la demande dépasse naturellement l’offre disponible sur les marchés. Mustapha Khouli souligne que les achats de moutons de sacrifice ne commencent réellement que dans les quinze jours précédant la fête, moment où l’activité commerciale s’intensifie fortement.
Il assure toutefois que le cheptel national est disponible en quantité suffisante et en bon état sanitaire. "Cette année, le bien est abondant", affirme-t-il, précisant que les animaux ont bénéficié de plusieurs mois de pâturage, ce qui améliore à la fois leur état physique et la qualité de la viande.
Outre la pression saisonnière de la demande, plusieurs facteurs structurels pèsent sur les prix. Le président de l’ANPVR cite notamment la hausse du coût des aliments de bétail, liée aux difficultés d’importation des matières premières, principalement en provenance de Russie et d’Ukraine, ainsi que l’augmentation du prix du carburant. Ces charges impactent directement la rentabilité des éleveurs et se répercutent sur le prix final.
Pour les prochaines semaines, Mustapha Khouli se veut rassurant. Il estime qu’une importante quantité d’agneaux de 45 à 50 kg sera disponible d’ici fin juin. Il évoque également les naissances de 2025, dont une partie n’a pas été abattue afin de préserver les femelles destinées à la reproduction, ce qui devrait contribuer à renforcer l’offre cette année.
Concernant les importations, il relativise leur impact sur le marché national. Selon lui, les races importées ne concurrencent pas réellement les races locales, largement préférées par les consommateurs marocains. L’importation sert principalement à réduire légèrement la pression sur le cheptel national, sans constituer une solution structurelle. "Cela reste minime, entre 1 % et 2 %", précise-t-il, ajoutant qu’aucune nouvelle décision d’importation n’a été prise à ce stade.
Face à cette situation, l’ANPVR plaide pour une meilleure organisation du secteur. Le soutien aux aliments de bétail reste, selon l’association, une priorité absolue pour permettre aux éleveurs de maintenir leur activité et d’augmenter leur production. Mais la principale proposition avancée reste la création, à terme, d’une bourse des viandes rouges.
27 avril 2026
18:30SIAM 2026 : Tamwilcom et Ardi Microfinance lancent un dispositif en faveur des TPE
L’organisme public Tamwilcom et Ardi Microfinance, filiale du groupe Crédit Agricole du Maroc, ont signé un partenariat visant à renforcer l’accès au financement des très petites entreprises (TPE), en marge du Salon international de l’agriculture au Maroc.
Cet accord marque le lancement d’un dispositif articulé autour de l’offre "Ardi Mouakaba", une solution de financement évolutive destinée à accompagner les TPE à différentes étapes de leur développement, du démarrage à la structuration.
Le mécanisme repose notamment sur deux outils déployés par Tamwilcom : "Damane Microfinance", dédié à la garantie des financements accordés par Ardi, et le Fonds "Tamwil Microfinance", destiné au cofinancement des projets.
À travers ce partenariat, les deux institutions entendent favoriser un accès élargi et plus inclusif au financement, en particulier dans les territoires à fort potentiel et les secteurs productifs, tout en soutenant la création de valeur et d’emplois.
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La signature de cette convention intervient dans un contexte de volonté affichée des autorités marocaines de renforcer le tissu entrepreneurial, notamment à travers le développement de mécanismes de financement adaptés aux petites structures.
27 avril 2026
10:55Viandes rouges : prix, disponibilité, export… échange avec Mustapha El Khouli, président de l’ANPVR
27 avril 2026
10:23Au SIAM, les coopératives à la conquête de nouveaux marchés
26 avril 2026
12:00Au pôle digital, les drones survolent l’avenir agricole
24 avril 2026
16:24SIAM 2026 : Al Moutmir, un accompagnement agricole fondé sur la science et l’innovation
À l’occasion de la 18ᵉ édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), Al Moutmir a mis en avant une approche intégrée de l’accompagnement agricole, fondée sur la science, l’innovation et la proximité terrain, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, du sol à l’amélioration durable des performances de l’exploitation.
Inscrite dans la vision du groupe OCP "Bringing Phosphorus to Life", l’initiative se positionne comme un trait d’union entre la recherche, les agriculteurs et les écosystèmes de production, avec pour ambition de transformer les avancées technologiques en impacts tangibles au service de la souveraineté alimentaire, de la résilience climatique et de la durabilité des systèmes agricoles.
Productions animales et gestion de l’eau au cœur des nouveautés
Parmi les nouveautés présentées cette année, le programme "Productions animales" occupe une place centrale. Destiné aux petits et moyens éleveurs, il propose un accompagnement structuré autour de l’alimentation animale, de la production fourragère, de la reproduction, de la santé du cheptel et de la gestion technico-économique.
Ce dispositif s’appuie notamment sur SmartFeed, une solution digitale de rationnement et de suivi des performances. À ce jour, le programme a accompagné plus de 1.500 éleveurs, déployé plus de 120 plateformes de démonstration fourragère, organisé plus de 100 sessions de formation et fédéré une communauté de pratique de plus de 2.000 membres.
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En matière de gestion durable de l’eau, Al Moutmir déploie également un programme intégré visant à améliorer l’efficience de l’irrigation et la résilience des systèmes de culture. Renforcé par la solution AquaSense, ce dispositif totalise déjà plus de 3.000 formations théoriques et FFS, plus de 200 coopératives accompagnées, ainsi que plus de 60 plateformes de démonstration. Les gains de productivité de l’eau peuvent atteindre 25% en arboriculture, et entre 7% et 15% en maraîchage.
Inclusion des femmes rurales et accompagnement des jeunes
Le programme ElleMoutmir illustre l’engagement de l’initiative en faveur d’une agriculture plus inclusive. Il vise à autonomiser les femmes rurales à travers la formation, l’appui technique, le développement managérial, la mécanisation adaptée, les solutions numériques et la mise en réseau. À ce jour, plus de 4.000 agricultrices, plus de 400 coopératives agricoles et plus de 20 revendeuses d’intrants agricoles en bénéficient.
De son côté, l’initiative Jeunes Leaders accompagne l’émergence d’une nouvelle génération d’agriculteurs et d’entrepreneurs ruraux. Plus de 450 jeunes leaders ont déjà été soutenus, notamment dans des projets liés aux Smart Blenders, ainsi que dans la formation de plus de 10 coopératives de services agricoles portées par de jeunes ruraux.
Les légumineuses comme levier stratégique et partenariat avec CropLife
Le programme P4SFI (Pulses 4 Soil & Food Initiative), également présenté au SIAM 2026, vise à relancer durablement les légumineuses en les replaçant au cœur des rotations céréalières. Les résultats observés font état d’une hausse des rendements de 20% à 25%, d’une amélioration des marges bénéficiaires de 10% à 25%, ainsi que d’une progression de 25% des superficies intégrées au programme et d’une amélioration du taux d’adoption des semences améliorées de 15%.
Al Moutmir a, par ailleurs, annoncé un partenariat stratégique avec CropLife Afrique et Moyen-Orient ainsi que CropLife Maroc autour d’un programme national dédié à la gestion responsable des produits phytopharmaceutiques.
Ce partenariat vise à renforcer l’offre d’accompagnement d’Al Moutmir en y intégrant davantage la dimension protection des cultures. Il s’appuiera sur l’ancrage terrain d’Al Moutmir, ses écoles aux champs ainsi que ses plateformes digitales, notamment @tmar et Agripedia, afin de diffuser largement les bonnes pratiques et de contribuer à une agriculture durable et à des systèmes alimentaires sains.
Lancement de la première plateforme régionale d’agriculture durable à Benguérir
Al Moutmir a conclu un partenariat stratégique avec UM6P-AITTC et ACT Network pour la création, à Benguérir, d’une plateforme régionale dédiée à l’agriculture durable, notamment à la mécanisation et à l’agriculture de conservation. Conçue comme un espace de co-innovation multi-acteurs, elle réunira agriculteurs, chercheurs, acteurs du transfert technologique et partenaires du secteur pour tester et diffuser des solutions adaptées aux contextes locaux.
Cette initiative vise également à renforcer les compétences, à faciliter l’accès aux équipements et à développer un écosystème régional innovant, afin d’accélérer l’adoption de pratiques durables, d’améliorer la productivité et de renforcer la résilience des systèmes agricoles.
Mécanisation agricole durable : des équipements frugaux, adaptés et accessibles
La mécanisation agricole développée par Al Moutmir repose sur une approche durable, accessible et adaptée aux petites et moyennes exploitations. Fondée sur un partenariat étroit et la co-conception avec les agriculteurs, elle vise à proposer des équipements robustes, économiquement viables et utiles à l’amélioration des opérations agricoles. Elle a notamment permis le développement de 9 brevets en mécanisation agricole.
Cette démarche contribue à promouvoir des pratiques durables, à réduire la pénibilité du travail, à maîtriser les coûts et à renforcer l’autonomie technique des exploitations et des coopératives.
Transformation digitale avec @tmar
La version 3.0 de l’application @tmar, lancée par Al Moutmir, évolue en un hub digital complet accompagnant les agriculteurs "du sol au marché". Forte de plus de 550.000 utilisateurs, cette solution marocaine s’appuie sur la data et la science pour offrir un conseil agricole de précision, tout en intégrant de nouveaux services comme l’accès à Agripedia et à la plateforme T@swiq pour le transfert de savoir et la commercialisation en circuits courts.
Elle propose également des outils innovants tels que SmartFeed pour optimiser la nutrition animale, AquaSense pour une irrigation intelligente, ainsi qu’un module de commande d’engrais facilitant l’accès à des formules adaptées et aux points de vente, contribuant ainsi à améliorer la productivité et la durabilité agricole.
Un impact mesurable sur le terrain
Huit ans après son lancement, Al Moutmir met en avant les résultats d’une étude d’impact menée dans plusieurs régions du Royaume. Celle-ci révèle que plus de 70% des agriculteurs accompagnés ont adopté l’analyse de sol, plus de 67% utilisent des formules d’engrais personnalisées, plus de 45% ont adopté le semis direct, tandis que plus de 91% pratiquent la rotation des cultures.
L’étude fait également ressortir une hausse moyenne des rendements de 40% et une amélioration de 29% de la marge nette des agriculteurs bénéficiaires.
Priorités stratégiques
Al Moutmir poursuit ses actions en matière de santé des sols, avec sept laboratoires mobiles ayant permis de réaliser plus de 182.600 analyses couvrant plus de 600.000 hectares.
L’initiative compte également 544 plateformes de démonstration dédiées au semis direct, plus de 120 plateformes de diversification des cultures, plus de 60 plateformes consacrées à l’irrigation et plus de 120 plateformes fourragères.
24 avril 2026
13:05Coopératives agricoles : une nouvelle convention pour renforcer leur compétitivité et leur organisation
En marge du SIAM 2026, l’Office national du conseil agricole, l’Office du développement de la coopération et la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural ont signé une convention de partenariat visant à renforcer la structuration, la professionnalisation et l’intégration des coopératives agricoles dans les filières organisées.
Une convention de partenariat a été signée, jeudi 23 avril 2026 à Meknès, en marge du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), entre l’Office national du conseil agricole (ONCA), l’Office du développement de la coopération (ODCO) et la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER), en vue de renforcer l’accompagnement et la structuration des coopératives agricoles.
La cérémonie de signature s’est déroulée sous la présidence du ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Ahmed El Bouari, ainsi que du secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire, Lahcen Essaadi.
La convention a été signée par Hicham Rahali, directeur général de l’ONCA, Aïcha Errifaai, directrice générale de l’ODCO, et Rachid Benali, président de la COMADER. Elle vise la structuration, la professionnalisation et l’intégration des coopératives agricoles au sein des filières organisées, afin d’améliorer leur compétitivité, leur gouvernance et leur performance économique.
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Le partenariat prévoit notamment le renforcement de la structuration des coopératives à travers l’encouragement de leur regroupement en unions, groupements et fédérations, ainsi que l’accompagnement de leur formalisation, de leur régularisation et de leur redynamisation.
La convention porte également sur la mise en place d’un système intégré d’échange, de qualification et de valorisation des données relatives aux coopératives agricoles, avec l’objectif de constituer une base de données nationale fiable et actualisée.
Les trois parties signataires prévoient aussi un accompagnement en matière de professionnalisation, à travers le renforcement de la gouvernance, de la transparence et des capacités managériales, organisationnelles, administratives, financières et commerciales des coopératives. L’adoption d’outils numériques et de solutions de gestion destinées à améliorer les processus de production, d’organisation et de commercialisation figure également parmi les axes de travail.
La convention inclut par ailleurs des actions liées à la promotion, à la valorisation et à la commercialisation des produits agricoles, ainsi que la mise en place de dispositifs partagés de suivi, d’évaluation, de capitalisation et de diffusion des bonnes pratiques.
Enfin, elle vise à élargir l’adhésion des coopératives agricoles aux interprofessions reconnues, à faciliter leur insertion dans les chaînes de valeur organisées et leur intégration contractuelle dans les filières, avec une attention portée à la participation des jeunes et des femmes dans les processus de gouvernance et de développement des coopératives.
24 avril 2026
11:05Volailles : forte autosuffisance et dynamique export, l’informel reste un défi de la filière
Le secteur avicole couvre 100% des besoins nationaux en viandes de volailles et en œufs de consommation. Avec près de 800.000 tonnes de viandes produites en 2025, 7 milliards d’œufs et une forte dynamique à l’export, la filière confirme sa solidité. Mais derrière cette performance, le véritable défi reste la structuration de l’aval, encore largement dominé par l’informel.
Avec une production qui couvre 100% des besoins nationaux en viandes de volailles et en œufs de consommation, le secteur avicole marocain confirme son rôle de pilier stratégique dans la sécurité alimentaire du Royaume. Première source de protéines animales pour les ménages marocains, il assure aujourd’hui plus du tiers des apports en protéines animales consommées au niveau national et représente, à lui seul, 55% de la consommation totale de viandes.
En 2025, la consommation de viandes de volailles atteint 23,6 kg par habitant et par an, tandis que celle des œufs s’élève à 191 unités par habitant. Des chiffres qui traduisent la place centrale de cette filière dans le panier alimentaire des Marocains, particulièrement dans un contexte marqué par la cherté persistante de la viande rouge.
"Le Maroc se porte bien en termes de protéines avicoles", affirme Dr Ahmed Daoudi, directeur de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole au Maroc (FISA). "Nous avons une autosuffisance en matière de production avicole. Heureusement, l’élevage avicole constitue aujourd’hui la colonne vertébrale de la protéine animale accessible au consommateur marocain."
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En 2025, le secteur a produit près de 654.000 tonnes de viande de poulet de chair et 174.000 tonnes de viande de dinde, soit un total avoisinant les 800.000 tonnes de viandes de volailles. À cela s’ajoutent 7,06 milliards d’œufs de consommation, 542 millions de poussins type chair, 14,2 millions de poussins type ponte, ainsi que 16,6 millions de dindonneaux locaux et 3,6 millions importés.
La filière repose également sur une infrastructure lourde : 4 millions de tonnes d’aliments composés pour volailles produits en une année, 15,3 milliards de dirhams d’investissements cumulés, 48 milliards de dirhams de chiffre d’affaires, et près de 181.000 emplois directs générés.
Pour Dr Daoudi, l’amont de la filière — accouvage, élevage, alimentation animale et encadrement vétérinaire — est aujourd’hui bien structuré. "Les investissements sont colossaux et les professionnels ont déployé énormément d’efforts pour atteindre ces niveaux de production", souligne-t-il.
80% de la filière encore dominée par l’informel
Le véritable défi se situe désormais en aval : transformation, abattage, découpe, distribution et commercialisation.
"Ce qui reste perturbateur dans ce secteur, c’est le segment aval", explique-t-il. Malgré l’existence d’environ 35 abattoirs avicoles agréés, industriels et modernes, une large partie de la production continue de transiter par des circuits traditionnels.
Selon la FISA, près de 80% de la production nationale passe encore par l’informel, notamment à travers les tueries traditionnelles et les circuits de vente du vif, échappant ainsi aux exigences de contrôle sanitaire et de traçabilité.
"La santé du consommateur n’a pas de prix", insiste Dr Daoudi. "Il faut garantir la traçabilité de l’œuf jusqu’à l’assiette du consommateur. La loi est claire : toute unité agroalimentaire doit être agréée et autorisée par l’ONSSA afin d’assurer la sécurité sanitaire des aliments."
Prix des volailles : la logique de l'offre et de la demande
Cette structuration devient d’autant plus urgente que la volatilité des prix continue d’alimenter les tensions sur le marché. Pour le directeur de la FISA, le mécanisme reste simple : l’offre et la demande.
"Quand les prix baissent, personne n’en parle. Mais lorsqu’ils augmentent, tout le monde s’interroge. Le principe est simple : surproduction égale baisse des prix, sous-production égale hausse des prix. L’essentiel reste l’autosuffisance alimentaire", résume-t-il.
Au-delà de la stabilisation du marché, la Fédération plaide pour une montée en gamme de la filière. L’objectif n’est plus seulement de vendre du poulet entier, mais de développer davantage les produits transformés, la découpe, la charcuterie et les produits prêts à la consommation.
"Il faut valoriser davantage. Nous devons diversifier l’offre et moderniser la chaîne aval. La vente du poulet entier ne suffit plus", estime Dr Daoudi.
Dans cette logique, la FISA accompagne les porteurs de projets pour le développement d’abattoirs avicoles industriels et encourage la reconversion progressive des tueries traditionnelles en points de vente approvisionnés par des structures agréées.
Exportations avicoles : 55,2 millions d’œufs exportés en 2025
Le secteur regarde également au-delà des frontières. Depuis 2009, le Maroc exporte des produits avicoles vers plusieurs marchés africains et arabes, notamment la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin, le Gabon, la Tunisie, la République centrafricaine, ainsi que l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes Unis.
Les exportations concernent notamment les aliments composés, les œufs à couver, les poussins d’un jour, les œufs de consommation et les produits de charcuterie. En 2025, les exportations de poussins d’un jour ont atteint 1,369 million d’unités, tandis que celles des œufs à couver se sont élevées à 55,233 millions d’unités.
Pour la FISA, cette dynamique s’inscrit aussi dans une logique de coopération Sud-Sud, renforcée par les formations assurées via l’Institut de formation avicole inauguré en 2015.
"Nous exportons notre savoir-faire autant que nos produits. C’est une coopération gagnant-gagnant avec nos partenaires africains, et cela contribue directement à la prospérité du secteur", conclut Dr Daoudi.
Autosuffisant, exportateur et fortement intégré à la consommation quotidienne des ménages, le secteur avicole marocain entre désormais dans une nouvelle phase : celle de la modernisation de l’aval, condition indispensable pour consolider durablement sa compétitivité et protéger la santé du consommateur.
24 avril 2026
11:00SIAM 2026 : dîner royal à Meknès en l’honneur des invités et participants
À Meknès, le Roi Mohammed VI a offert un dîner aux invités du SIAM 2026, marqué par la présence de hautes personnalités et par la remise de trophées récompensant l’excellence agricole.
Le Roi Mohammed VI a offert, jeudi 23 avril 2026, à Mechouar Stinia-Sahrij Souani, à Meknès, un dîner en l'honneur des invités et des participants à la 18e édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), présidé par le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.
Ont notamment pris part à ce dîner les présidents des deux Chambres du Parlement, des membres du gouvernement, des ministres et responsables africains chargés du secteur agricole, des représentants du corps diplomatique accrédité au Maroc, le wali de la région de Fès-Meknès, gouverneur de la préfecture de Fès, le gouverneur de la préfecture de Meknès, ainsi que d’autres hautes personnalités.
À cette occasion, le chef du gouvernement a procédé à la remise de trophées aux douze meilleures unités de production par région, aux douze meilleures unités de production par filière, ainsi qu’aux seize meilleures contributions aux pôles du SIAM, en reconnaissance de leurs efforts pour le développement du secteur agricole et le renforcement de la sécurité alimentaire.
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(Avec MAP)
23 avril 2026
17:52Malgré un taux de couverture de 60%, 450 communes rurales restent exclues des services financiers
À Meknès, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza a indiqué que 450 communes rurales restent sans services financiers malgré une couverture de 60%. Il a aussi annoncé l’équipement de 50 coopératives en TPE et rappelé que 25% des programmes d’éducation financière ont ciblé le monde rural.
Le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza, a appelé, le jeudi 23 avril 2026 à Meknès, à intensifier les efforts en faveur de l’inclusion financière en milieu rural, la qualifiant de levier stratégique pour une agriculture souveraine, résiliente, inclusive et durable.
S’exprimant lors d’un side event organisé en marge du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM) sur le thème "Inclusion financière en milieu rural : un levier pour une agriculture souveraine, résiliente, inclusive et durable", Abderrahim Bouazza a souligné que l’accès effectif des populations rurales et des entreprises agricoles à des services financiers utiles, abordables et durables demeure un enjeu majeur de développement.
Il a rappelé que "Bank Al-Maghrib s’est beaucoup investie, au cours de ces deux dernières décennies, pour promouvoir une inclusion financière au service du développement économique. Ses initiatives ont été renforcées à partir de 2019 avec la mise en place de la Stratégie nationale d’inclusion financière, qui fédère les efforts de plusieurs institutions publiques, dont le MEF et le ministère de l’Agriculture, les régulateurs du secteur financier et des acteurs privés".
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Selon lui, cette stratégie cible prioritairement le monde rural, les femmes et les jeunes, qui continuent d’afficher des écarts significatifs en matière d’accès aux services financiers.
Abderrahim Bouazza a indiqué que, si le taux de couverture des zones rurales en points d’accès financiers a progressé pour atteindre 60%, quelque 450 communes rurales restent encore dépourvues de tout service financier. Dans ce cadre, Bank Al-Maghrib a demandé aux établissements bancaires d’assurer la couverture de ces territoires lorsque les conditions de connectivité routière et télécom le permettent.
Le responsable a également mis en avant les solutions digitales déployées ces dernières années, notamment la mise en place du paiement mobile en 2018, en partenariat avec l’Agence nationale de réglementation des télécommunications, les banques et les opérateurs télécoms. Il a toutefois relevé que l’usage de cet outil demeure limité, en particulier en milieu rural.
Il a, par ailleurs, rappelé l’introduction du virement instantané en 2023, présenté comme un mode efficace répondant aux besoins de différents segments de la population.
Sur le volet de la protection des usagers, le directeur général de la Banque centrale a assuré que cette dernière veille à maintenir des coûts bancaires réduits pour les ménages à faibles revenus, rappelant que les services bancaires de base sont gratuits depuis plus d’une quinzaine d’années.
Abderrahim Bouazza a aussi insisté sur l’importance de l’éducation financière, précisant qu’au cours des trois dernières années, 25% des programmes menés par la Fondation marocaine pour l’éducation financière ont bénéficié aux populations rurales, notamment aux femmes au foyer, aux entrepreneures et aux artisans.
Concernant l’innovation, il a mis en avant le rôle du Morocco Fintech Center (MFC), créé l’an dernier par Bank Al-Maghrib avec plusieurs partenaires publics et privés, pour accompagner les fintechs et favoriser l’émergence de solutions innovantes, notamment des plateformes agritech au service du financement agricole.
Évoquant la coopération entre Bank Al-Maghrib et le ministère de l’Agriculture, Abderrahim Bouazza a cité trois projets structurants déjà engagés :
Le premier porte sur l’autonomisation économique des femmes rurales.
Le deuxième concerne la conception d’un nouveau modèle de financement adapté aux conditions des petits agriculteurs et à leurs chaînes de valeur, mené avec l’accompagnement de la SFI. Ce modèle repose sur des partenariats innovants entre les institutions financières et des agritechs.
Le troisième a été lancé dans le cadre du SIAM, en tant que première opération pilote. Il porte sur l’équipement de 50 coopératives agricoles en terminaux de paiement électronique (TPE), afin de promouvoir la digitalisation des transactions et l’inclusion financière des acteurs ruraux.
Il a salué, à ce titre, l’implication de l’Association professionnelle des établissements de paiement dans la réussite de cette initiative.
En conclusion, le directeur général de Bank Al-Maghrib s’est dit convaincu que la coopération avec le département de l’Agriculture est appelée à se renforcer davantage face aux défis climatiques, technologiques et sociaux, en faveur de solutions financières innovantes au service de l’entrepreneuriat rural et de l’insertion des jeunes.
23 avril 2026
16:20Climat : à Meknès, les pays africains érigent l’adaptation agricole en priorité stratégique
En marge du SIAM, la conférence de l’Initiative AAA a réuni 13 pays africains, dont 10 ministres, et débouché sur l’adoption de la Déclaration de Meknès. Au cœur des échanges, un besoin de financement estimé à 61 milliards de dollars par an pour répondre aux vulnérabilités croissantes du continent.
Le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a présidé, le mercredi 22 avril à Meknès, en marge du Salon international de l’agriculture au Maroc, la 6ᵉ Conférence ministérielle de l’Initiative pour l’adaptation de l’agriculture africaine (AAA), marquée par un appel à faire de l’adaptation agricole un levier stratégique pour le continent.
Réunissant des représentants de 13 pays africains, dont 10 ministres, ainsi que des partenaires institutionnels, financiers, scientifiques et de la société civile, la conférence s’est tenue dans un contexte d’intensification des effets du changement climatique et de déficit de financement. Les besoins d’adaptation de l’agriculture africaine sont estimés à 61 milliards de dollars par an, un niveau largement supérieur aux ressources actuellement mobilisées.
La participation de la princesse saoudienne Sarah Bint Bandar Bin Abdulaziz, directrice exécutive du Conseil international des dattes, a donné un relief particulier à cette édition, selon les organisateurs.
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Cette conférence coïncide avec le 10ᵉ anniversaire de l’Initiative AAA, lancée par le Roi Mohammed VI lors de la COP22. Malgré les avancées enregistrées, notamment en matière de solutions techniques et de coopération, les ministres ont estimé que l’adaptation agricole ne peut plus être envisagée comme une simple réponse sectorielle, mais comme un enjeu central de souveraineté alimentaire, de stabilité économique et de développement durable.
Les participants ont soutenu l’élaboration du document stratégique "10 ans de l’Initiative AAA : bilan et Vision 2036", confiée à la Fondation AAA en partenariat avec l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. Ce texte doit servir de référence pour les politiques agricoles climato-résilientes et de feuille de route pour la période 2026-2036.
À l’issue des travaux, les ministres ont adopté la Déclaration de Meknès, réaffirmant leur engagement à faire de l’adaptation agricole une priorité continentale et saluant le rôle du Maroc dans le portage politique et diplomatique de l’Initiative AAA, ainsi que dans la promotion de la coopération Sud-Sud.
La conférence constitue une étape vers la construction d’une position africaine unifiée, en amont des prochaines échéances internationales, notamment un rendez-vous de haut niveau prévu à Rome en septembre 2026, et la COP31 attendue en novembre à Antalya en Turquie.
23 avril 2026
15:08Le ministère de l'Agriculture rejoint le GIP “Jazari Root”
23 avril 2026
13:18SIAM 2026 : lancement d’un projet pilote de paiements digitaux pour les coopératives
À l’occasion de la 18ᵉ édition du SIAM, le ministère de l’Agriculture et Bank Al-Maghrib lancent un projet pilote de paiements digitaux au profit de 50 coopératives, afin de réduire l’usage du cash, de moderniser leur gestion et de renforcer l’inclusion financière en milieu rural.
Le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, à travers sa direction financière, a lancé un projet pilote de digitalisation des paiements, en collaboration avec Bank Al-Maghrib, à l’occasion de la 18ᵉ édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM).
S'inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’inclusion financière (SNIF), ce projet pilote, déployé au niveau du pavillon dédié aux produits de terroir, en collaboration avec l’Agence pour le Développement agricole, prévoit la mise à disposition des terminaux de paiement électronique (TPE) au profit de 50 coopératives, en partenariat avec les principaux acteurs du secteur des paiements.
Cette initiative s'aligne ainsi sur les orientations de la deuxième feuille de route de la SNIF, axée sur le renforcement de l’usage effectif des services financiers, l’amélioration de leur qualité et leur adaptation aux spécificités des populations rurales.
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Elle vise, à cet égard, à encourager la réduction de l’utilisation du cash, à promouvoir l’adoption des moyens de paiement dématérialisés et à accompagner les coopératives dans l’intégration de pratiques de gestion modernisées, notamment en matière de traçabilité des transactions et de structuration comptable.
En effet, ce projet constitue une première étape vers une transformation progressive des usages au sein de l’écosystème agricole, tout en ambitionnant de favoriser l’appropriation des solutions de paiement modernes et de renforcer l’inclusion financière digitale en milieu rural.
À terme, cette initiative contribuera à la digitalisation des processus de gestion des coopératives, à leur meilleure intégration dans le système financier formel, ainsi qu’au développement d’une agriculture plus résiliente, inclusive et innovante.
À travers ce projet, le département de l’Agriculture réaffirme son engagement en faveur de la promotion de solutions concrètes et opérationnelles pour l’inclusion financière, en étroite coordination avec la Banque centrale et l’ensemble des partenaires concernés.
(Avec MAP)
23 avril 2026
11:29Filière oléagineuse : 30.000 tonnes attendues, mais 98% des besoins restent importés
Alors que le Maroc reste dépendant à 98% des importations, la relance de la filière oléagineuse est un enjeu stratégique. En marge du SIAM 2026, Faïçal Merzouk, directeur adjoint en charge de l’amont agricole chez Lesieur Cristal, détaille les défis structurels du secteur, les avancées attendues de cette campagne et les pistes concrètes pour renforcer la production nationale.
En marge de la table ronde organisée par la COMADER au SIAM 2026 autour du thème "Filière oléagineuse et souveraineté alimentaire", Faïçal Merzouk, directeur adjoint en charge de l’amont agricole chez Lesieur Cristal, revient, dans un entretien accordé à Médias24, sur l’état actuel de la filière oléagineuse au Maroc, les contraintes qui freinent son développement ainsi que les leviers pour réduire la forte dépendance du Maroc aux importations.
Aujourd’hui, les superficies consacrées aux cultures oléagineuses, principalement le tournesol et le colza, avoisinent les 50.000 hectares au niveau national, avec une prédominance marquée du tournesol.
Selon Faïçal Merzouk, la première vague de semis de tournesol a concerné entre 20.000 et 25.000 hectares cette année, avant d’être complétée par près de 20.000 hectares supplémentaires dans le cadre du programme d’appui aux zones sinistrées par les inondations.
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Le colza, en revanche, a connu une campagne plus compliquée. L’objectif initial visait entre 5.000 et 6.000 hectares, mais le démarrage tardif de la saison, marqué par la sécheresse, a retardé les semis. Les importantes pluies qui ont suivi ont ensuite rendu de nombreuses parcelles difficilement accessibles, limitant finalement les surfaces emblavées à environ 2.000 hectares.
Sur le plan de la production nationale, la filière reste fortement fragilisée par plusieurs années successives de sécheresse. "Depuis cinq à six ans, nous sommes restés à un niveau très faible, autour de 2 % seulement de couverture", explique le responsable de Lesieur Cristal. Cette année toutefois, portée par de meilleures précipitations et des superficies plus importantes en tournesol, la filière espère atteindre près de 30.000 tonnes collectées pour les industriels, soit une contribution estimée entre 5 et 6 %.
Malgré cette progression attendue, le Maroc demeure largement dépendant des importations. Le taux de dépendance atteint encore près de 98 %, un chiffre qui illustre l’ampleur du défi pour renforcer la souveraineté alimentaire sur les huiles végétales.
Pour réduire cette vulnérabilité à moyen terme, l’ensemble des acteurs de la filière misent sur une meilleure coordination. La table ronde a réuni plusieurs intervenants clés, notamment le ministère de l’Agriculture à travers la Direction de développement des filières, la SONACOS pour la multiplication des semences, ainsi que le GIEOM, groupement des industriels engagé dans la relance du secteur.
"La clé réside dans la synergie entre tous les intervenants", souligne Faïçal Merzouk, insistant sur l’importance de l’accompagnement technique, des moyens financiers et humains, ainsi que de solutions agronomiques adaptées aux réalités du terrain.
Parmi les principales contraintes identifiées figure la question des semences. Le développement d’une filière locale de production semencière apparaît donc comme un levier stratégique pour améliorer l’autonomie nationale et disposer de variétés mieux adaptées aux conditions pédoclimatiques marocaines.
"Aujourd’hui, pratiquement toute la semence utilisée est importée. Ce sont essentiellement des hybrides. Nous travaillons sur le développement d’une filière de production de semences locales pour gagner en souveraineté et disposer de variétés mieux adaptées aux conditions marocaines", explique-t-il.
D’autres défis techniques persistent, notamment le désherbage des parcelles, l’amélioration des itinéraires techniques, ainsi que le renforcement du matériel agricole spécifique aux oléagineux, aussi bien pour le semis que pour la récolte.
Sur le volet innovation, plusieurs plateformes de démonstration sont actuellement déployées afin d’identifier les meilleures variétés, les schémas de fertilisation les plus performants et les pratiques culturales les plus efficaces, notamment en matière de rotation culturale. "La digitalisation fait également partie des axes explorés, même si le chantier reste encore en phase de développement", conclut Faïçal Merzouk.
Pour les industriels comme pour les producteurs, la relance de la filière oléagineuse ne relève plus seulement d’un enjeu économique, mais d’une véritable question de souveraineté alimentaire. Le défi consiste désormais à transformer les ambitions affichées en résultats durables sur le terrain.
23 avril 2026
10:45Aïd al-Adha : offre abondante, qualité au rendez-vous… les éleveurs livrent leurs conseils aux consommateurs
Le cheptel marocain montre des signes de reprise. À quelques semaines de Aïd al-Adha, les professionnels assurent que le marché est stable et bien approvisionné, avec près de 33 millions de têtes recensées au niveau national et une offre estimée entre 6 et 7 millions de moutons.
À l’occasion de la 18ᵉ édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), organisée à Meknès, Médias24 s’est rendu auprès des éleveurs pour prendre le pouls du marché du cheptel destiné à Aïd al-Adha. Sur le terrain, le constat est quasi unanime : l’offre est abondante, les animaux sont en bonne santé, et les prix restent globalement accessibles.
Dans plusieurs bergeries et espaces d’exposition, les éleveurs affichent un certain optimisme. Après plusieurs années marquées par la sécheresse, la hausse des coûts de production et les tensions sur l’alimentation animale, la filière semble retrouver un certain équilibre.
"Cette année, l’offre dépasse même la demande", confie un éleveur rencontré sur place. Les professionnels assurent que les prix proposés sont adaptés à différentes catégories sociales, avec une diversité de choix permettant aux ménages de trouver un sacrifice selon leurs moyens.
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Face à cette situation favorable, les éleveurs recommandent toutefois aux consommateurs d’anticiper leurs achats. Selon eux, la période actuelle constitue le meilleur moment pour acquérir son mouton, avant une éventuelle dégradation de l’offre liée à l’approche de la fête.
Ils conseillent également de privilégier l’achat directement auprès des fermes et des bergeries, communément appelées "kouri", afin d’éviter les intermédiaires, bénéficier de meilleurs prix et avoir davantage de garanties sur l’origine et l’état sanitaire de l’animal.
Interrogé par Médias24, Abderrahman Mejdoubi, président de l’Association nationale des ovins et caprins (ANOC), estime que la reconstitution du cheptel national est aujourd’hui bien engagée. Selon lui, la politique de non-consommation des sacrifices recommandées par le Roi ainsi que l’interdiction de l’abattage des femelles reproductrices ont joué un rôle déterminant dans cette dynamique.
Le Maroc dispose actuellement d’un effectif d'environ 33 millions de têtes, incluant ovins, caprins et bovins. Pour Aïd al-Adha, entre 6 et 7 millions de têtes d’ovins sont d’ores et déjà prêtes pour l’abattage.
"Après sept années difficiles marquées par la sécheresse, les répercussions du Covid-19 et l’inflation du prix des intrants, les décisions stratégiques prises par l’État ont permis une réelle stabilisation du troupeau", explique-t-il.
Lors de la session inaugurale du Salon, Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, a rappelé que la production nationale atteint environ 530.000 tonnes de viandes rouges par an ainsi que près de 2 milliards de litres de lait, soulignant la résilience du secteur de l’élevage malgré un contexte climatique particulièrement exigeant.
Le maintien de cette offre repose largement sur le soutien direct de l’État aux éleveurs. Contrairement aux années précédentes, les aides destinées au fourrage ainsi que l’appui aux femelles reproductrices — mesure phare de 2025 — ont été versés directement aux éleveurs.
Cette approche a permis de préserver la continuité de la production et d’éviter des ruptures sur le marché national. Les professionnels soulignent que la viande rouge est restée disponible sans interruption, garantissant ainsi l’approvisionnement des consommateurs.
Sur le plan sanitaire, les responsables se veulent également rassurants. "La santé du cheptel national est excellente et fait l’objet d’un suivi rigoureux", affirme Dr Abdelillah Khoumiri, responsable de la cellule santé animale à l’ANOC.
L’organisation assure chaque année deux grandes campagnes de vaccination préventive, en automne et au printemps, ciblant les principales maladies à impact économique. Ces campagnes concernent notamment les pathologies respiratoires, digestives et parasitaires pouvant affecter la qualité du cheptel et les performances des élevages.
À cela s’ajoute un travail de sensibilisation et d’accompagnement technique auprès des éleveurs afin de garantir de bonnes pratiques sanitaires, de l’alimentation jusqu’au transport des animaux.
Pour les consommateurs, quelques critères simples permettent de reconnaître un animal sain et de qualité. Il est recommandé de vérifier que l’animal est vif, réactif et dynamique. Il ne doit présenter ni écoulement nasal, ni signe apparent de diarrhée.
Les muqueuses oculaires, notamment l’intérieur de l’œil, doivent être rosées — signe d’un bon état de santé — et non rouges ou jaunâtres, ce qui pourrait révéler une pathologie ou un état de faiblesse.
À quelques semaines de l’Aïd, les professionnels se veulent donc rassurants : l’offre est présente, les conditions sanitaires sont maîtrisées et le marché demeure stable. Pour eux, le principal conseil reste simple : acheter tôt, acheter directement chez l’éleveur, et choisir avec vigilance.
23 avril 2026
10:00SIAM 2026 : les éleveurs rassurent sur la reprise du cheptel
22 avril 2026
17:58SIAM 2026 : Maroc Telecom dévoile ses solutions Agritech pour une agriculture intelligente
Partenaire officiel du SIAM, Maroc Telecom présente ses dernières innovations Agritech fondées sur l’IoT, l’intelligence artificielle et la 5G, afin d’accompagner la transformation digitale du secteur agricole.
Après des participations remarquées lors des précédentes éditions du SIAM, Maroc Telecom poursuit son engagement en faveur de l’innovation en prenant part à cette nouvelle édition.
Le Groupe y dévoile ses dernières solutions Agritech, illustrant sa volonté d’accompagner la transformation numérique du secteur agricole et de contribuer à une agriculture plus connectée, durable et performante.
Partenaire officiel du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), Maroc Telecom réaffirme, à chaque édition, son engagement en faveur de la digitalisation du secteur agricole en proposant des solutions innovantes adaptées aux besoins des professionnels.
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Le Groupe contribue ainsi au développement et à la modernisation d’une agriculture durable, respectueuse de l’environnement et garante d’une alimentation de qualité pour tous.
À l’occasion de sa participation à la 18ᵉ édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM 2025), Maroc Telecom a présenté :
Solutions et offres innovantes
Des solutions innovantes d’Agritech s’appuyant sur l’IoT (Internet des objets) et l'analyse de données enrichie par l’intelligence artificielle, conçues pour accompagner la transformation digitale du secteur agricole. Les dispositifs mis en place collectent en continu des données précises et exploitables, centralisées sur des plateformes intelligentes et sécurisées.
Ces solutions permettent aux agriculteurs de valoriser pleinement leurs données pour une prise de décision éclairée et proactive. Elles offrent un suivi en temps réel des ressources agricoles, facilitent l’optimisation de l’irrigation en fonction des besoins réels des cultures et contribuent à une gestion plus efficiente de l’énergie.
En intégrant des outils avancés d’analyse, elles anticipent les risques afin de proposer des recommandations personnalisées.
Dotées de systèmes intelligents d’alerte et de pilotage à distance, ces technologies favorisent une agriculture plus précise, durable et résiliente, tout en améliorant significativement les rendements et en réduisant les coûts opérationnels. Elles s’inscrivent ainsi pleinement dans une démarche d’innovation au service d’une agriculture moderne, performante et respectueuse des ressources naturelles.
Lancement du "Pack Fellah"
Une offre spécialement conçue pour répondre aux enjeux de connectivité du monde rural. Ce pack intègre notamment le smartphone Honor X5b+, proposé à un prix accessible de 990 DH, facilitant l’accès à la technologie pour les agriculteurs et les professionnels du secteur.
Il comprend également un forfait mobile adapté aux usages agricoles à 89 DH/mois, offrant 15 heures de communication ainsi que 15 Go d’Internet haut débit.
Démonstration au stand
Une démonstration illustrant le rôle clé des technologies avancées dans la transformation du secteur agricole. S’appuyant sur la performance et le très haut débit du réseau 5G de Maroc Telecom, cette initiative garantit une connectivité robuste, indispensable au déploiement d’usages critiques en environnement agricole.
En combinant drones intelligents, intelligence artificielle et edge data center, elle met en évidence des leviers concrets d’amélioration de la productivité, d’optimisation des opérations et de réduction des coûts, tout en permettant un pilotage précis et en temps réel des exploitations.
À travers l’ensemble de ces initiatives, Maroc Telecom confirme son rôle d’acteur clé de l’inclusion digitale et de la modernisation du secteur agricole, en accompagnant les professionnels vers une agriculture plus efficace, durable et tournée vers l’avenir.
Solution Payeur de MT Cash
MT Cash, filiale de Maroc Telecom, met en avant, à l’occasion du Salon international de l’agriculture au Maroc, une nouvelle génération de solutions fintech dédiées à la digitalisation des usages financiers pour les petites entreprises ou coopératives, notamment dans les secteurs agricole et agroalimentaire.
Cette solution vise à simplifier les opérations de versement des salaires, à améliorer la traçabilité des flux et à renforcer l’efficacité opérationnelle des entreprises et coopératives, tout en contribuant à l’inclusion financière des populations peu ou non bancarisées.
Dans ce cadre, la solution Payeur de MT Cash répond à un besoin concret du terrain en permettant la distribution des salaires de manière simple, rapide et sécurisée.
Dans un secteur encore fortement dépendant du cash, elle offre une alternative digitale efficace, réduisant les contraintes logistiques et les risques associés.
Les bénéficiaires peuvent ainsi retirer leurs fonds au niveau des agences de Maroc Telecom ou les utiliser directement via l’application MT Cash, ce qui leur offre davantage de flexibilité et favorise leur inclusion dans l’écosystème financier digital.
À noter qu’à l’occasion du SIAM, cette solution est offerte gratuitement aux coopératives.
22 avril 2026
14:32SIAM 2026. En direct du pôle “Production animale”
22 avril 2026
12:00Le SIAM 2026 sous le signe de la durabilité de la production animale et de la souveraineté alimentaire
21 avril 2026
18:09Au SIAM 2026, OCP met en avant sa vision intégrée de l'agriculture et de l'élevage
Le groupe OCP met en avant, à l'occasion du 18e Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) qui se tient du 20 au 28 avril à Meknès, sa vision intégrée des systèmes agricoles, illustrant le rôle central du phosphore dans l'articulation entre fertilité des sols, production végétale et alimentation animale.
Dans son pavillon conçu autour d'un parcours qui montre comment la molécule de phosphore relie les différents maillons de la chaîne agricole, depuis la mine jusqu'à l'élevage, en passant par les sols, la science, la plante, l'alimentation animale et les impacts sur les territoires, OCP propose un dispositif qui traduit concrètement sa lecture intégrée des systèmes agricoles.
Cette mise en récit repose sur l'idée que la production animale ne peut être pensée séparément du reste du système, proposant une démonstration d'un modèle intégré dans lequel une ressource minérale, lorsqu'elle est comprise, transformée et utilisée avec précision, devient un facteur de production, de performance agricole durable, de nutrition animale et de développement territorial.
Sécurité alimentaire
Le groupe OCP a opéré un tournant stratégique majeur, avec le passage d'un modèle fondé sur le volume à un modèle centré sur la solution. Ce changement de paradigme repose sur une idée que les besoins des sols et des cultures ne sont ni uniformes ni constants. Ils varient selon les contextes pédoclimatiques, les itinéraires techniques, les espèces cultivées et les différentes phases du cycle végétatif.
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Cette évolution a conduit le groupe à développer une logique de fertilisation de précision fondée sur la customisation, qui consiste à formuler des engrais sur mesure, adaptés aux caractéristiques agronomiques locales.
Cette approche s'inscrit dans la logique des 4R : apporter le bon nutriment, à la bonne dose, au bon moment et au bon endroit. Elle vise à améliorer l'efficacité des apports, à réduire les pertes dans l'environnement, à limiter l'intensité des intrants et à renforcer la performance agricole.
Ainsi, le groupe ne se contente pas d'améliorer des produits existants, mais contribue à installer une nouvelle norme agronomique, qui repose notamment sur une meilleure compréhension du cycle de la plante et sur la dissociation de l'usage du phosphore et de l'azote dans le temps.
Alimentation animale
La contribution du groupe OCP à l'alimentation animale s'exprime à deux niveaux complémentaires : un niveau indirect, à travers la fertilisation des cultures destinées à l'alimentation animale, et un niveau direct, à travers les solutions de nutrition animale développées par le groupe.
À travers sa filiale Speciality Products & Solutions (SPS), le groupe développe des solutions spécifiques destinées à l'alimentation du bétail. La gamme Phosfeed regroupe des phosphates alimentaires formulés pour répondre aux besoins nutritionnels des animaux d'élevage. Ces solutions contribuent à la qualité des rations, au soutien de la croissance et de la santé des animaux, et à l'optimisation des performances des élevages.
Cette double contribution, via les cultures fourragères et via les apports nutritionnels directs, permet de comprendre le rôle structurant du phosphore dans les systèmes d’élevage.
Allier transition environnementale et sécurité alimentaire
L'action du groupe OCP s'inscrit dans une trajectoire qui relie deux impératifs majeurs : améliorer la production agricole et réduire l'empreinte environnementale des systèmes agricoles et industriels.
Ces deux objectifs, souvent présentés comme contradictoires, sont au cœur de l'approche du groupe, qui répond à cette tension par un modèle qui cherche à concilier les deux dynamiques.
Cette ambition se traduit dans la nature même des solutions développées : fertilisation raisonnée, engrais sur mesure, optimisation des usages, réduction des pertes, amélioration des rendements et soutien à des systèmes agricoles plus résilients.
Dans ce sens, le programme d'investissement 2023-2027, doté de 13 milliards de dollars, participe directement à cette trajectoire. Il vise à renforcer la compétitivité et la résilience du modèle industriel du groupe OCP à travers le développement d'une énergie et d'une eau compétitives et bas carbone, la consolidation d'un modèle circulaire, et le soutien à de nouvelles capacités industrielles compétitives, durables et résilientes.
À ces leviers s'ajoute le développement du carbon farming, qui vise à capter du carbone dans les sols tout en renforçant leur fertilité. Cette approche, fondée sur la recherche, la formation et l'accompagnement des agriculteurs, permet d'articuler productivité et résilience.
En ce sens, l'action du groupe contribue à la fois à l'Objectif de développement durable (ODD) 2 relatif à la sécurité alimentaire, et à l'ODD 13, relatif à l'action climatique.
Impact sur les territoires, les agriculteurs, les éleveurs et les communautés
Le modèle du groupe OCP génère des impacts qui dépassent largement la production industrielle ou agricole. Il agit sur l'économie, les territoires, les pratiques agricoles, les communautés et sur les dynamiques de développement local.
Le programme Al Moutmir constitue l'un des principaux leviers d'impact agricole du groupe. À ce jour, plus de 40.000 agriculteurs (dont 70% ont adopté l'analyse de sol), incluant 4.000 agricultrices et 1.500 éleveurs, ont été accompagnés, tandis que 400 coopératives agricoles ont été propulsées et 229.000 analyses de sols ont été réalisées.
Cet accompagnement contribue directement à l'amélioration des rendements, à la diffusion d'une fertilisation plus précise et à la professionnalisation des pratiques agricoles. Il soutient également, de manière indirecte, les systèmes d'élevage lorsque les cultures concernées alimentent les filières fourragères.
21 avril 2026
16:07Agriculture : la ministre française salue un partenariat franco-marocain “riche et concret”
Au SIAM 2026, la ministre française de l’Agriculture, Annie Genevard, met en avant la profondeur du partenariat franco-marocain, en soulignant des coopérations renforcées autour des filières animales, de l’innovation agricole et des enjeux climatiques.
À l’occasion de la 18e édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM) 2026 à Meknès, la France affiche une présence structurée au sein du Hall International, à travers un Pavillon France. Une participation qui s’inscrit dans la continuité d’un partenariat agricole dense et multidimensionnel entre Rabat et Paris.
Adossée à l’accord-cadre agricole signé en 2024, la coopération franco-marocaine s’articule autour de priorités stratégiques partagées : sécurité alimentaire, gestion durable des ressources hydriques, adaptation au changement climatique, transition agroécologique et innovation technologique. Au-delà des échanges institutionnels, cette relation s’appuie sur des flux commerciaux soutenus. En 2024, les importations marocaines de blé tendre français ont atteint 1,9 million de tonnes, confirmant le rôle structurant de la France dans l’approvisionnement agricole du Royaume.
Présente à Meknès, la ministre française de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire, Annie Genevard, a souligné la profondeur des liens entre les deux pays. "La participation de la France aujourd’hui au SIAM est un grand moment de notre coopération franco-marocaine. Notre partenariat est riche, concret et il porte ses fruits", a-t-elle déclaré, mettant en avant une relation fondée sur la confiance et renforcée par des échanges réguliers avec son homologue marocain.
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La ministre a également insisté sur l’importance des filières animales dans cette coopération, évoquant notamment la reprise des exportations de semences bovines vers le Maroc et des discussions en cours concernant les bovins vivants, dans un contexte de reconstitution du cheptel. Les collaborations s’étendent aussi à la filière caprine, ainsi qu’aux enjeux sanitaires dans une approche "Une seule santé", portée par les organisations internationales.
Au-delà du cadre bilatéral, le partenariat s’inscrit dans une dynamique africaine plus large. "Les solutions que nous développons, notamment en matière de santé animale ou d’adaptation au stress hydrique, concernent particulièrement l’Afrique", a ajouté Annie Genevard, soulignant l’importance de la coopération régionale face aux défis climatiques et alimentaires.
Sur le terrain, le Pavillon France réunit une délégation étoffée d’entreprises, d’interprofessions, d’instituts de recherche et de régions agricoles, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur agri-agro : génétique animale et végétale, agroéquipements, solutions d’irrigation, agritech, filières biologiques et infrastructures agroalimentaires.
Dans le cadre de la stratégie Team France Export, la chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM) pilote l’organisation de rencontres BtoB ciblées. Ces rendez-vous d’affaires visent à faciliter la mise en relation entre acteurs français et partenaires marocains, avec à la clé des opportunités concrètes de coopération et d’investissement.
14:17SIAM 2026. Lancement des activités du Pôle Agridigital
21 avril 2026
13:38Un rebond agricole tiré par la production et la croissance du PIB agricole
L’ouverture de la 18ᵉ édition du Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) 2026 acte un net redressement de l’agriculture. Portée par un retour des pluies et des indicateurs en forte amélioration, la campagne 2025-2026 s’annonce sous de meilleurs auspices, avec une production céréalière attendue à 90 millions de quintaux et une hausse du PIB agricole estimée à 15%.
La 18ᵉ édition du Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) 2026 s’est ouverte sur une note résolument optimiste, lors de sa conférence inaugurale de haut niveau, placée sous le thème de la durabilité de la production animale et de la souveraineté alimentaire.
Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Ahmed El Bouari, a dressé un état des lieux encourageant de la campagne agricole 2025-2026, marquée par un net redressement après plusieurs années de sécheresse.
Au-delà des céréales, les performances des filières arboricoles confirment cette dynamique positive. Les cultures d’olivier, d’agrumes et de dattes enregistrent des résultats jugés remarquables, contribuant à orienter la campagne vers des niveaux globalement satisfaisants. Dans ce contexte, une croissance du produit intérieur brut (PIB) agricole d’environ 15% est attendue par rapport à l’année précédente.
Sur le plan hydrique, les précipitations pluviales et neigeuses ont permis une reconstitution notable des réserves. Les barrages affichent un volume de 13 milliards de mètres cubes, correspondant à un taux de remplissage de 75,7%. Cette amélioration ouvre la voie à une relance progressive de l’agriculture irriguée, avec des capacités suffisantes pour couvrir les besoins des cultures de printemps et d’été.
Dans son intervention, le ministre a également inscrit ces résultats dans le cadre de la stratégie nationale "Génération Green 2020-2030", soulignant que la transformation des systèmes alimentaires et le développement de la production animale constituent des priorités structurantes pour le Royaume.
Le secteur de l’élevage, en particulier, reste un pilier de l’économie agricole. Il représente environ 35% du PIB agricole et génère près de 135 millions de journées de travail par an. Le cheptel national est estimé à près de 33 millions de têtes, permettant une production annuelle d’environ 530.000 tonnes de viandes rouges et près de 2 milliards de litres de lait.
La filière avicole, en forte croissance, assure quant à elle une production de 784.000 tonnes de viandes blanches et près de 6,5 milliards d’œufs, couvrant intégralement les besoins du marché national.
Face aux défis récents, notamment les effets prolongés de la sécheresse et les tensions internationales, le gouvernement a déployé plusieurs mesures de soutien visant à maintenir l’activité agricole et accompagner les professionnels. Dans cette continuité, un programme exceptionnel de reconstitution du cheptel national a été lancé, avec un appui direct aux éleveurs pour l’alimentation animale et la préservation des femelles reproductrices.
La stratégie du ministère s’articule désormais autour de plusieurs axes : renforcement de la production fourragère, amélioration de la santé animale, hausse de la productivité, développement des filières viandes rouges et cameline, modernisation des circuits de commercialisation et renforcement de la formation et de la recherche.
La session inaugurale a été marqué aussi par des interventions du ministre portugais de l'Agriculture et de la Pêche, José Manuel Fernandes, de la ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire de France, Annie Genevard, et du ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières de Côte d'Ivoire, Bruno Nabagne Kone.
21 avril 2026
10:53Céréales : le Maroc table sur une récolte de près de 90 Mq
La production céréalière au titre de la campagne agricole 2025-2026 devrait approcher les 90 millions de quintaux, a annoncé le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Ahmed El Bouari.
"Grâce aux importantes pluies enregistrées au Maroc, ayant concerné l’ensemble des régions agricoles, la superficie emblavée en céréales a atteint environ 3,9 millions d’hectares. La production céréalière devrait ainsi atteindre près de 90 millions de quintaux", a indiqué le ministre à l'ouverture d'une conférence internationale de haut niveau, organisée à l'occasion de la 18e édition du Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM).
Le ministre a souligné qu'après plusieurs années de sécheresse, cette campagne agricole a connu une nette amélioration des précipitations et de la situation hydrique, ce qui suscite l’optimisme et renforce les perspectives de reprise de l’activité agricole.
10:28SIAM 2026. Conférence de haut niveau : “Production animale et transformation des systèmes alimentaires”
21 avril 2026
10:00SIAM 2026 : le Prince Moulay Rachid lance à Meknès une édition tournée vers la souveraineté alimentaire
Organisé jusqu’au 28 avril sur 37 hectares, le Salon international de l’agriculture rassemble plus de 1.500 exposants issus de 70 pays, avec le Portugal en invité d’honneur, dans une conjoncture également marquée par les enjeux de résilience des filières animales.
Le Prince Moulay Rachid a présidé lundi 20 avril 2026 à Meknès la cérémonie d’ouverture de la 18e édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), organisé du 20 au 28 avril sous le thème "Durabilité de la production animale et souveraineté alimentaire".
Placée sous le haut patronage du Roi Mohammed VI, cette édition réunit quelque 70 pays, avec le Portugal en invité d’honneur, dans un contexte marqué par les enjeux liés à la sécurité alimentaire, au changement climatique et à la résilience du secteur agricole.
À son arrivée au site du Mechouar Stinia-Sahrij Souani, le prince Moulay Rachid a passé en revue un détachement des Forces auxiliaires, avant d’être salué par plusieurs responsables marocains et étrangers, dont la princesse Sara Bent Bandar Bin Abdelaziz Al Saoud, directrice exécutive du Conseil international des dattes, ainsi que des représentants de gouvernements et d’organisations partenaires.
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Au début de la cérémonie, le prince a procédé à la remise de labels de qualité et d’origine à plusieurs coopératives et groupements agricoles, portant notamment sur des produits tels que les amandes de Ghassate, le cumin beldi d’Alnif, le piment doux d’Ouled Ali Fkih Ben Saleh et l’huile d’olive vierge-extra d’El Kelâa des Sraghna.
Le prince Moulay Rachid a ensuite visité plusieurs espaces du salon, dont les pôles "Régions", "Production animale", "Sécurité alimentaire" et "Conseil agricole", ainsi que des pavillons institutionnels et internationaux.
Installé sur une superficie de 37 hectares, le SIAM-2026 accueille plus de 1.500 exposants, 500 coopératives et 200 éleveurs, ainsi que 45 délégations étrangères. Les organisateurs attendent plus de 1,1 million de visiteurs.
Depuis sa création, le SIAM s’est imposé comme un rendez-vous majeur du calendrier agricole, réunissant décideurs publics, professionnels du secteur et partenaires internationaux, et se positionne comme une plateforme d’échanges autour de l’innovation, de la coopération et du développement durable dans l’agriculture.
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