Les prix du pétrole s’effondrent à près de 35 dollars

Le baril de Brent a chuté de 22% ce lundi 9 mars dans la matinée. Double choc sur le marché : baisse de la demande à cause du coronavirus et guerre des prix menée par l’Arabie saoudite, notamment contre la Russie. Les analystes n’excluent pas un baril à moins de 20 dollars dans les prochains jours.

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Les prix du pétrole s’effondrent à près de 35 dollars (Photo AFP)

Le 09 mars 2020 à 12:17

Modifié le 09 mars 2020 à 21:12

L’effondrement des prix du pétrole suite à la crise du coronavirus a connu une forte accélération ce lundi 9 mars dans la matinée (heure GMT+1).

Vers 12h, le baril de Brent était à près de 35 dollars, en chute de près de 22% par rapport à la dernière séance de cotation (vendredi 6 mars), selon le site prixdubaril.com.

Pour rappel, cette référence mondiale a démarré l’année avec un cours de 66 dollars. La chute year-to-date s’élève donc à près de 46%.

La tendance a démarré vers le 20 janvier, suite à la crise du coronavirus en Chine et son impact sur la demande de pétrole.

Après une courte période de redressement des cours en février, suite à la mise en oeuvre des réductions de production décidées par l’Opep et ses partenaires, ils ont replongé la semaine dernière où le baril a franchi à la baisse la barre des 50 dollars.

Une rechute après l’échec des négociations entre les membres de l’Opep, l’Arabie saoudite à leur tête, et la Russie pour réduire davantage la production afin de réguler les cours.

La chute spectaculaire de ce lundi 9 mars intervient après que l’Arabie saoudite a « déclaré la guerre » sur le marché de l’or noir, samedi dernier, pour contraindre la Russie à accepter un nouvel accord de réduction de la production.

L'impact sur le Maroc se fait attendre

D’une part, le plus grand exportateur mondial de brut a commencé à offrir de gros rabais pour son pétrole au profit des acheteurs asiatiques, européens (jusqu’à 10 dollars par rapport au cours du Brent).

De l’autre, le pays a annoncé aux acteurs du marché être prêt à relever sa production si nécessaire, après l’expiration de l’accord de l’Opep+ dans trois semaines. L’Arabie pourrait aller jusqu’à un record de 12 millions de barils par jour contre 9,7 millions aujourd’hui.

Les analystes s’attendent au pire. "L'OPEP+ va pomper davantage, et le monde est confronté à un choc de la demande. 30 dollars le baril de pétrole, c'est possible", a déclaré Doug King, un investisseur de fonds spéculatifs au journal belge L’Echo.

"Nous allons probablement voir les prix du pétrole les plus bas des 20 dernières années au cours du prochain trimestre", a déclaré au même journal Roger Diwan, analyste pétrolier chez le consultant IHS Markit Ltd. Pour ce dernier, le prix pourrait tomber en dessous de 20 dollars le baril, un niveau plus bas que celui atteint lors de la dernière guerre des prix en 2016 et similaire à celui atteint en 1998.

Au Maroc, cet effondrement des prix est bénéfique sur le plan macroéconomique. Pour le consommateur, les prix à la pompe ont connu une baisse et le diesel est à moins de 9 DH à Casablanca. Mais cette baisse est loin d'être de la même ampleur que celle enregistrée à l'international.

Effet stocks, différence de prix entre le brut et le raffiné, niveau de répercussion des baisses par les distributeurs... Plusieurs paramètres peuvent entrer en jeu. Médias24 reviendra bientôt sur le sujet.

>>Lire aussi: Pétrole. Les prix s’effondrent, une petite bénédiction pour le Maroc

(Photo AFP)

Les prix du pétrole s’effondrent à près de 35 dollars

Le 09 mars 2020 à12:17

Modifié le 09 mars 2020 à 21:12

Le baril de Brent a chuté de 22% ce lundi 9 mars dans la matinée. Double choc sur le marché : baisse de la demande à cause du coronavirus et guerre des prix menée par l’Arabie saoudite, notamment contre la Russie. Les analystes n’excluent pas un baril à moins de 20 dollars dans les prochains jours.

L’effondrement des prix du pétrole suite à la crise du coronavirus a connu une forte accélération ce lundi 9 mars dans la matinée (heure GMT+1).

Vers 12h, le baril de Brent était à près de 35 dollars, en chute de près de 22% par rapport à la dernière séance de cotation (vendredi 6 mars), selon le site prixdubaril.com.

Pour rappel, cette référence mondiale a démarré l’année avec un cours de 66 dollars. La chute year-to-date s’élève donc à près de 46%.

La tendance a démarré vers le 20 janvier, suite à la crise du coronavirus en Chine et son impact sur la demande de pétrole.

Après une courte période de redressement des cours en février, suite à la mise en oeuvre des réductions de production décidées par l’Opep et ses partenaires, ils ont replongé la semaine dernière où le baril a franchi à la baisse la barre des 50 dollars.

Une rechute après l’échec des négociations entre les membres de l’Opep, l’Arabie saoudite à leur tête, et la Russie pour réduire davantage la production afin de réguler les cours.

La chute spectaculaire de ce lundi 9 mars intervient après que l’Arabie saoudite a « déclaré la guerre » sur le marché de l’or noir, samedi dernier, pour contraindre la Russie à accepter un nouvel accord de réduction de la production.

L'impact sur le Maroc se fait attendre

D’une part, le plus grand exportateur mondial de brut a commencé à offrir de gros rabais pour son pétrole au profit des acheteurs asiatiques, européens (jusqu’à 10 dollars par rapport au cours du Brent).

De l’autre, le pays a annoncé aux acteurs du marché être prêt à relever sa production si nécessaire, après l’expiration de l’accord de l’Opep+ dans trois semaines. L’Arabie pourrait aller jusqu’à un record de 12 millions de barils par jour contre 9,7 millions aujourd’hui.

Les analystes s’attendent au pire. "L'OPEP+ va pomper davantage, et le monde est confronté à un choc de la demande. 30 dollars le baril de pétrole, c'est possible", a déclaré Doug King, un investisseur de fonds spéculatifs au journal belge L’Echo.

"Nous allons probablement voir les prix du pétrole les plus bas des 20 dernières années au cours du prochain trimestre", a déclaré au même journal Roger Diwan, analyste pétrolier chez le consultant IHS Markit Ltd. Pour ce dernier, le prix pourrait tomber en dessous de 20 dollars le baril, un niveau plus bas que celui atteint lors de la dernière guerre des prix en 2016 et similaire à celui atteint en 1998.

Au Maroc, cet effondrement des prix est bénéfique sur le plan macroéconomique. Pour le consommateur, les prix à la pompe ont connu une baisse et le diesel est à moins de 9 DH à Casablanca. Mais cette baisse est loin d'être de la même ampleur que celle enregistrée à l'international.

Effet stocks, différence de prix entre le brut et le raffiné, niveau de répercussion des baisses par les distributeurs... Plusieurs paramètres peuvent entrer en jeu. Médias24 reviendra bientôt sur le sujet.

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