Covid-19: L'ADFM s'inquiète de la situation des femmes précaires

L’Association démocratique des femmes du Maroc demande au gouvernement et aux collectivité locales de garantir des revenus pour les femmes qui travaillent dans le secteur formel et ne sont pas déclarées.

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Covid-19 : L'ADFM s'inquiète de la situation des femmes précaires

Le 17 avril 2020 à 12:23

Modifié le 17 avril 2020 à 13:37

L’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) s’inquiète, dans un communiqué, de la situation des femmes précaires en cette période de crise du Covid-19.

"Au Maroc, les femmes sont plus nombreuses à avoir un statut de travailleuse indépendante et d’aide familiale, d’après les statistiques du HCP relatives au secteur informel. Très souvent, ce statut est confondu avec celui de travailleuse à domicile. Cette situation enfonce cette catégorie davantage dans la pauvreté, la précarité et la violence économique", indique-t-elle.

Citant les chiffres de l’enquête sur l’emploi menée en 2018 par Haut-commissariat au plan (HCP), l’ADFM rappelle que sept femmes cheffes de ménage sur dix sont veuves ou divorcées. De plus, 65,6% parmi elles sont analphabètes et la majorité (75%) est inactive.

En cette période de crise et confinement, l’ADFM "appelle le gouvernement et les collectivités territoriales à prendre en considération le fait que l’effectif des femmes dans le secteur informel est sous-estimé; les femmes cheffes de ménages ne disposant pas de la carte Ramed et qui doivent soumettre une demande d’aide risquent d’être exclues vu les critères d’éligibilité; certaines femmes travaillant dans le secteur formel ne sont pas déclarées".

L’association demande également "la garantie des revenus pour les femmes travaillant dans le secteur formel mais non déclarées (employées des bains maures, salons de coiffure, vendeuses, etc.) par l’incitation des employeurs, en mesure de le faire, de maintenir leurs salaires pendant le confinement à travers des crédits à 0% ou autres dispositions", ainsi que la mise en place d’une nouvelle cartographie de la pauvreté basée sur le genre.

Des demandes appuyées par une quarantaine d’associations de la société civile marocaine, notamment l’association Solidarité Féminine-Casablanca, l’association Tahadi pour l’égalité et la citoyenneté, l’Association de lutte contre le sida (ALCS) et l’association Alliance des femmes du Maroc pour le développement et la formation (Tétouan).

Covid-19: L'ADFM s'inquiète de la situation des femmes précaires

Le 17 avril 2020 à13:23

Modifié le 17 avril 2020 à 13:37

L’Association démocratique des femmes du Maroc demande au gouvernement et aux collectivité locales de garantir des revenus pour les femmes qui travaillent dans le secteur formel et ne sont pas déclarées.

L’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) s’inquiète, dans un communiqué, de la situation des femmes précaires en cette période de crise du Covid-19.

"Au Maroc, les femmes sont plus nombreuses à avoir un statut de travailleuse indépendante et d’aide familiale, d’après les statistiques du HCP relatives au secteur informel. Très souvent, ce statut est confondu avec celui de travailleuse à domicile. Cette situation enfonce cette catégorie davantage dans la pauvreté, la précarité et la violence économique", indique-t-elle.

Citant les chiffres de l’enquête sur l’emploi menée en 2018 par Haut-commissariat au plan (HCP), l’ADFM rappelle que sept femmes cheffes de ménage sur dix sont veuves ou divorcées. De plus, 65,6% parmi elles sont analphabètes et la majorité (75%) est inactive.

En cette période de crise et confinement, l’ADFM "appelle le gouvernement et les collectivités territoriales à prendre en considération le fait que l’effectif des femmes dans le secteur informel est sous-estimé; les femmes cheffes de ménages ne disposant pas de la carte Ramed et qui doivent soumettre une demande d’aide risquent d’être exclues vu les critères d’éligibilité; certaines femmes travaillant dans le secteur formel ne sont pas déclarées".

L’association demande également "la garantie des revenus pour les femmes travaillant dans le secteur formel mais non déclarées (employées des bains maures, salons de coiffure, vendeuses, etc.) par l’incitation des employeurs, en mesure de le faire, de maintenir leurs salaires pendant le confinement à travers des crédits à 0% ou autres dispositions", ainsi que la mise en place d’une nouvelle cartographie de la pauvreté basée sur le genre.

Des demandes appuyées par une quarantaine d’associations de la société civile marocaine, notamment l’association Solidarité Féminine-Casablanca, l’association Tahadi pour l’égalité et la citoyenneté, l’Association de lutte contre le sida (ALCS) et l’association Alliance des femmes du Maroc pour le développement et la formation (Tétouan).

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