Le conflit du Sahara : “No Step Back", "A Setback” pour les détracteurs du Maroc
Dans une tribune publiée le 7 novembre 2025, Christopher Ross, ancien envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, parle d’un "Step back" pour qualifier la récente résolution 2797/2025. Une lecture erronée, estime Hassan Hami, ancien diplomate, docteur en sciences politiques, pour qui il s’agit plutôt d’un "Setback" pour les détracteurs du Maroc.
Parler de "Step back" (recul) pour qualifier l'acheminement vers l'épilogue d'un litige ou d'un conflit exprime le mécontentement et la déception. Dans le cas de Christopher Ross, ancien envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara occidental (2009-2017), l’expression "Setback" (un revers) aurait été plus appropriée. Parce que cette utilisation exprimerait une attitude de désillusion.
La désillusion de Ross et des adversaires du Maroc provient du constat qu’ils ont fait, à savoir que le projet machiavélique, enveloppé dans une écharpe de légalité laborieuse, qu’ils ont soutenu dans les coulisses des années durant pour couper les provinces du Sud de l’ensemble du territoire national marocain, a échoué.
En effet, dans un article intitulé "A Step Back for Western Sahara" publié le 7 novembre 2025 sur le site électronique de l’International Center for Dialogue Initiative (ICDI), Christopher Ross partage sa lecture de la résolution 2997/2025 sur le Sahara dit occidental et va au-delà pour réaffirmer sa position sur cette question qui ne tient plus la route.
D’emblée, Ross critique la position des États-Unis qui reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara dit occidental depuis décembre 2020. À l’époque, il qualifiait cette reconnaissance d’insensée et d’irréfléchie, allant à l’encontre du droit des peuples à l’autodétermination. Selon lui, les États-Unis, en tant que penholder des résolutions sur le Sahara, devraient s'en tenir au devoir de neutralité. C'est à peine qu'il ne parle pas de setback pour l'Algérie. Il ne peut pas le faire, tellement le choc est grand.
La résolution 2797 claire comme le cristal
Ross reprend le narratif de la Russie, qui a saisi cette opportunité pour critiquer les États-Unis, leur reprochant de vouloir imposer leur agenda national au détriment de "la légalité internationale". De quoi tomber des nues, comme si la Russie et les autres membres du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) étaient des Samaritains et n’avaient pas d’agendas conformes à leurs intérêts nationaux.
Ross a une dent contre le Maroc. Rabat mettait en doute sa neutralité, notamment entre 2012 et 2014. Il lui reprochait de défendre la thèse de ses adversaires en s’inscrivant, à distance, dans la campagne orchestrée par la Fondation Kerry Kennedy pour la justice et les droits de l’homme. Il n’a eu de choix que de démissionner en 2017, justement parce qu'il n’était pas neutre.
Il s'est impliqué dans un projet qui rappelait les différents épisodes passés qui cachaient l'implication directe de l'Algérie dans le conflit du Sahara en tant que partie principale. De même qu'il voulait donner une légitimité tirée par les cheveux au Polisario et ignorer les autres composantes majoritaires de la société sahraouie vivant dans les provinces du Sud.
Dès lors, parler de la partialité des États-Unis est une sinécure. Cela relève d'une arrogance intellectuelle qui frise le ridicule. Ross aurait dû ne pas accepter le poste d’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies en 2009. Il avait été ambassadeur en Algérie en 1988 et cela n’excluait pas qu’il eût cultivé des idées plus proches de ce pays sur la question du Sahara. La sympathie et le parti pris en faveur de cette dernière étaient flagrants.
Dans une certaine mesure, Ross rappelle Benjamin Stora, l’historien français, qui a séjourné au Maroc en bénéficiant d'un statut diplomatique dans le cadre d’un voyage prolongé au Vietnam et en Algérie de 1995 à 2002. Bien qu’il ait pris des gants, son verdict sur le Maroc est un stéréotype qui renvoie à l’ethnologie militaire coloniale.
Stora publie un livre intéressant, "Algérie, Maroc, Histoires parallèles, destins croisés, 2002", dont la couverture est illustrée par une image de zellige ; cela sonnait comme une prémonition, car les autorités algériennes allaient, deux décennies plus tard, faire du zellige un sacerdoce dans leur campagne d’appropriation des symboles identitaires de leurs voisins.
Plus tard, il a rédigé des textes et des rapports qu’il allait joindre à celui qui devenait l’ossature du narratif au sujet de la rente mémorielle. Car, cela sautait aux yeux, l’objectif principal des trois voyages susmentionnés était l’Algérie, une sorte de recherche de talisman pour justifier les appels à la rédemption et à la reconnaissance des atrocités commises par la France durant la colonisation. On ne peut pas dire que Stora ait été impartial, lui qui était né à Constantine en Algérie. Ses conclusions sur le Maroc ont laissé des historiens marocains bouche bée.
On peut aller encore plus loin et conclure que la sélection de Ross et de Stora reflétait la position de certains centres de décision aux États-Unis et en France qui, à l’époque, travaillaient d’arrache-pied à préparer le terrain pour bouleverser les rapports de force en Afrique du Nord au détriment du Maroc.
Une autre analogie s’impose à cet égard : le comportement de John Bolton, ancien membre de l’équipe de James Baker, envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara (1997-2004), ancien représentant des États-Unis aux Nations Unies (2005-2006) et ancien conseiller à la sécurité nationale lors du premier mandat de Donald Trump (2018-2019).
Le parti pris de Bolton en faveur de la thèse algérienne est légion. Son agenda néoconservateur, plus mercantile qu’idéologique, l’aurait poussé à conseiller le président américain à reconnaître le Polisario. Le sommet de l’incohérence idéologique et une lecture perturbée à la fois de la situation politique intense aux États-Unis et des subtilités géopolitiques engendrées par l’après-crise financière internationale de 2008.
Il n’aurait pas appris la leçon au lendemain de sa démission. Il a été d’une extrême virulence à l’égard du président Donald Trump quand celui-ci a décidé de reconnaitre la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud.
Conclusion hâtive et exagérée peut-être ? Pas tout à fait. Je tenterai de tirer mon épingle du jeu pour ne pas perdre au change. Un : de tous les envoyés personnels du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara, seuls ceux de nationalité américaine ont fait preuve d’une fixation à l’égard du Maroc.
Une fois qu’ils ont quitté leur poste, ces envoyés ont fait preuve d’un parti pris en faveur des adversaires du Maroc. Ils l’ont fait tout en sachant que les États-Unis n’ont jamais soutenu l’idée de couper le Maroc de ses territoires sahariens. Ils connaissent les tenants et aboutissants de la question du Sahara et y ont joué un rôle déterminant durant les années 1960-1970.
Ces envoyés personnels ont perçu l’échec de leur mission, dont ils imputent la responsabilité au Maroc, comme étant un échec personnel ; comme un complot marocain contre leur probité et leur comportement prétendument objectif.
Sinon comment expliquer alors les propos acerbes de James Baker et de Christopher Ross après la reconnaissance par les États-Unis, en 2020, de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud ?
L’habit ne fait pas le moine
Deux, Christopher Ross ne s’est pas empêché d’assister à une campagne de dénigrement du Maroc organisée dans une petite salle de conférence aux Nations Unies louée par l’Algérie et l’Afrique du Sud en marge des travaux de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Son statut, en tant qu’ancien envoyé personnel du Secrétaire général, l’aurait édifié à rester à l’écart, du moins pour une période raisonnable, et à ne pas donner l’occasion à ses "détracteurs marocains" de l’épingler. Au contraire, sa présence dans la salle a confirmé les soupçons du Maroc quant à son parti pris alors qu’il était chargé du dossier du Sahara.
Pour ne pas sombrer dans la critique gratuite à l’égard de Christopher Ross, un diplomate qui a droit au respect, bien qu’il se soit emmêlé les pinceaux durant son mandat, épiloguons un peu sur ce qu’il a proposé dans son article à l’International Center for Dialogue Initiative (ICDI)?
Dans son analyse de la résolution 2997/2025, Ross pèche par une lecture pessimiste. Il tente de faire croire que le tremblement causé par l’adoption de cette résolution n'est pas audible dans les quatre coins du monde.
Ross parle de l'Algérie et du Polisario comme deux entités distinctes, alors que tous les observateurs avertis savent que le mouvement n'est qu'une annexe géopolitique à Tindouf sans droit au chapitre. Il ressasse des idées miroitées lors du mandat de James Baker, notamment dans son plan II. Des idées déjà enterrées après que le Maroc a proposé le plan d’autonomie.
Ross porte le brassard du pragmatisme hypothétique. Il reprend le narratif sur le devoir de la balance et de l’équilibre qu’il faut respecter dans les résolutions sur le Sahara depuis 2007. Il feint d'oublier qu'il n'avait pas fait de même alors qu’il était envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies. Il aurait utilisé du forcing (et ses relais politico-administratifs) dans les couloirs du quartier général des Nations unies, pour faire renaitre de ses cendres l’idée du partage du Sahara.
Ross semble toujours berné par la saga post-Printemps arabe. Ce chapitre de l’histoire de la périphérie arabe, dont les promoteurs ambitionnaient de remodeler la carte géopolitique du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.
Ces acteurs à distance ont aidé à sauver une poignée de régimes ayant des relations avec des centres de décision liés aux hydrocarbures sur l’échiquier géostratégique global. Une courte période qui visait à faire plier le Maroc en brandissant la carte des droits de l’Homme et de l’exploitation des richesses au Sahara dit occidental.
Ross avait failli leurrer John Kerry en 2013, pour faire aligner les États-Unis sur la position des adversaires du Maroc. Il s’en est défendu en accusant plus tard le Maroc de vouloir l’obliger à se départir de sa neutralité. Balivernes.
Sans risque d'être injuste à l'égard de Ross, on est tenté de présumer que dans son for intérieur, il souhaiterait que Staffan de Mistura échoue dans sa mission. Il sait que ce dernier s'en tiendra à l'esprit et à la lettre de la résolution 2797/2025. Chose que lui, Ross, n'a pas faite durant son mandat de 2009 à 2017. De Mistura retiendra la leçon et ne tentera certainement pas de relancer l’idée de partage du Sahara comme il l’avait fait l’année dernière. Le CSNU ne le lui permettra pas, en tout état de cause.
Ross aurait même induit Ban Ki-moon, alors Secrétaire général des Nations Unies, en erreur en lui soufflant l’idée de parler de région ‘’occupée’’, allusion faite aux provinces du Sud en 2016. Ce signe de V de Ban Ki-moon dans les camps de Tindouf aura entaché sa neutralité et provoqué l’ire non seulement du Maroc, mais aussi de certains membres permanents du CSNU.
Les sorties de Ross, lors des tables rondes à Genève organisées par son successeur Horst Köhler (2018-2019), ne laissaient pas l'ombre d'un doute sur le fait qu'il était nostalgique du retour à la situation pré-2007 et de déterrer l’essentiel de la solution empoisonnée contenue dans le plan Baker II.
Les trois propositions de Ross à la fin de son article sont d'une platitude qui déconstruit son argumentaire. Il annonce des idées qui s’avèrent un secret de Polichinelle. La plupart des connaisseurs des affaires maghrébines, à moins d'être de mauvaise foi, s’accordent sur le fait que l’approche adoptée par le CSNU est innovante. Et ce pour les raisons suivantes.
La résolution 2797/2025 vise à sauvegarder et garantir la paix et la stabilité au Maghreb. Elle désigne les parties en conflit en interpellant notamment l'Algérie. En témoigne, le plaidoyer de l’ambassadeur représentant permanent algérien à l’issue du vote de la résolution 2797/2025.
Ce plaidoyer rappelle les paroles de la chanson de Bob Dylan ‘Knocking on Heaven’s Door (1973)’: Mama, take this badge off of me/ I can’t use it anymore/It’s getting dark, too dark to see/I feel like I’m knocking on Heaven’s door. La fin d’une époque et l’absurdité du recours à la roulette russe.
La résolution 2797/2025 met en garde contre les agissements des fauteurs de trouble, en plaçant l'initiative marocaine au centre des négociations, quitte à accepter des idées (améliorations) que les autres parties proposeraient.
En somme, la lecture que fait Christopher Ross de la géopolitique construite autour de la question du Sahara marocain est intrigante. Elle laisse apparaître que le dépit le pousse à fermer l'œil sur la réalité du terrain et à continuer à brasser du vent.
Ross joue une partition pleine de fausses notes, notamment sur ce qu'il appelle l'ambiguïté concernant ‘’the Moroccan Sovereignty’’ et ‘’the Sahrawi Self-determination’’. Toujours cette obsession à broder sur une existence étatique chimérique d’un mouvement en phase d’érosion.
Plus étonnant encore, Ross ignore les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies (1514 du 14/12/1960, 5141 du 15/12/1960 et 2665 du 24/10/1970) qui ont donné une interprétation plus large au principe du droit à l'autodétermination.
Tout aussi sidérant est le fait que Ross a passé sous silence la réponse de Sergeï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, à deux journalistes algériennes accréditées à Moscou, selon laquelle l'autonomie est une expression du droit à l’autodétermination et que les positions intransigeantes de certaines parties d’avant 2007 ne prévalaient plus.
De même, Ross ne fait aucune allusion au fait que le compromis atteint le 31 octobre 2025 a été réalisé grâce à la souplesse marocaine. Le Maroc n'insulte pas l'avenir. Il laisse la voie ouverte à l'Algérie, étant la principale partie, dans l’espoir qu’elle participe de bonne foi au règlement du conflit du Sahara une fois pour toutes.
La résolution confirme l'approche marocaine basée sur le paradigme Joint Survival et non pas le paradigme Bitter End. C’est là où se comprend la signification réelle de la main tendue par le Roi Mohammed VI à l’Algérie, pour peu que celle-ci (et donc Ross) comprenne que les négociations à venir, en vertu de la résolution 2797/2025, ne portent pas sur la souveraineté, mais sur la voie idoine de tourner la page du différend régional autour du Sahara.
Les supputations implicites de Ross sur la supériorité et la prééminence des populations sahraouies de Tindouf par rapport aux Sahraouis marocains dans les provinces du Sud laissent pantois. Elles interpellent ses connaissances se rapportant à la dimension tribale dans l'espace nord-africain.
Ross persiste et signe dans la fixation sur le Maroc. Il parle de deux parties. Il se rattrape sournoisement et précise trois parties, comme le veut le Maroc. Il fait exprès d'ignorer la substance de la solution 2997/2025 qui énumère sans ambiguïté toutes les parties en conflit.
La référence qu’il fait à la décision de la Cour européenne de justice (une juridiction régionale qui intéresse les États membres de l’Union européenne) dans le but exprès de limiter l'impact de la résolution 2997/2025, qui cite le plan d'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine, est une hallucination de plus de Ross.
Ceci est d'autant plus hallucinant qu'il ne fait aucune mention de la signature de l’échange de lettres amendant l’accord agricole entre le Maroc et l'Union européenne en octobre 2025. Cet amendement met fin à l’ambiguïté relative aux produits émanant des provinces du Sud marocaines. Prochainement, des pourparlers sur l’amendement de l’accord de pêche seront entamés entre les deux parties pour atteindre le même objectif de clarté et de transparence.
Hallucination et assurance exagérée de soi-même, Christopher Ross oublie que les envoyés personnels du Secrétaire général des Nations Unies sont tenus de mettre en œuvre les résolutions prises par le CSNU (Hami H. Des Envoyés personnels au creux de la vague, Medias24, 01/10/2024).
Les envoyés personnels n’ont aucun pouvoir de dépasser le cadre arrêté par le CSNU – et encore moins de faire de l’esprit pour freiner l’élan que prend le processus de règlement de la question du Sahara dans le cadre de la souveraineté marocaine. La même observation peut être soufflée à Staffan di Mistura.
Car l’un des défis que l’on pourrait lancer à tous ceux qui soutiennent le droit des peuples à l’autodétermination et versent dans la généralisation est le suivant : comment définir "le peuple dit sahraoui" ? Par la géographie ? L’histoire ? La culture? Le brassage éthique ? La stratification sociale ? Le dilemme inclusion-exclusion ? Folie furieuse !
Hallucination et impartialité, autant en emporte le vent
N’en déplaise à Christopher Ross et aux rares adversaires du Maroc aux États-Unis, la résolution 2797/2025 n’est pas si ambiguë que cela sur la question de la souveraineté (Plan marocain comme étant la meilleure option et la seule) et sur celle du droit à l’autodétermination (résolutions 1514-1541-2665 de l’AGNU).
S’ils s’entêtent à ne voir de peuple "sahraoui" que dans le Sud du Maroc, qu’ils soient plus magnanimes pour y inclure les populations vivant dans un espace saharien qui englobe la moitié de l’Afrique. Ils ne sortiront pas de l’auberge.
En effet, au lieu de faire une fixation sur le Maroc, Christopher Ross gagnerait à prêter attention à l'entrée en lice des voix en Tunisie, au Mali et au Niger qui remettent en cause le tracé des frontières héritées de la colonisation par l'Algérie.
Ceci, sans parler de la Libye qui constitue la prochaine étape sur l’agenda des États-Unis dans leurs efforts de régler la plupart des conflits endémiques en Afrique. La Libye n’a jamais reconnu le tracé des frontières avec l’Algérie.
Ross est invité plus sérieusement à se prononcer sur le projet de déclaration d’indépendance que le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) entend rendre officielle avant la fin de 2025.
Le Maroc ne soutient pas les mouvements séparatistes qui portent atteinte à l’intégrité territoriale des États, y compris celle de l’Algérie. Dès lors, les détracteurs du Maroc sont appelés à chercher ailleurs un autre bouc émissaire.
Si une instabilité future se produisait, ce ne serait pas à cause du Maroc qui aura légalement et diplomatiquement scellé la récupération de ses provinces du Sud, mais à cause de la montée en puissance d’acteurs qui appelleront de leur vœu la rectification des erreurs coloniales sur les frontières africaines.
Un point positif de l’article cependant : Ross établit une relation indirecte entre la question du Sahara occidental et la question du Sahara oriental. Mais il glisse cet élément principal de l’adversité de l’Algérie contre le Maroc entre les lignes, comme si le secondaire (la question du Sahara) avait relégué au second plan le principal (la question des frontières héritées de la colonisation).
Que l’on se rétracte : il ne s'agit pas de step back mais plutôt d'un setback pour les acteurs étatiques et non étatiques qui ont travaillé pendant 70 ans (à commencer par la guerre des Sables, 1963) à déstabiliser la région, tout en faisant de l'intangibilité des frontières leur bouclier et leur cheval de Troie.
Certes, le processus de mise en œuvre de la résolution 2797/2025 sera long et difficile, mais une chose est certaine : toutes les parties vont y participer. Christopher Ross surestime la capacité de l’Algérie à défier le CSNU ou à entrer en conflit direct avec les États-Unis. Car la volonté de régler les conflits endémiques post-COVID n’est pas une décision unilatérale, personnelle ou "irréfléchie" du président Donald Trump.
À moins qu’il ne connaisse pas son dossier, Ross n’ignore pas que l’idée de l’autonomie, sous souveraineté marocaine, a été dans l’air depuis le début des années 1990. Et c’était sur cette base que le plan Baker I a été rédigé avant qu’il ne soit dévié de son objectif principal. Heureusement, justice poétique ou inspiration diplomatique aidant, le Maroc a proposé son initiative en 2007, prenant tout le monde de court.
Non, pas de Step back, mais un Setback pour les détracteurs du Maroc et pour ceux qui veulent perpétuer l’instabilité dans le triangle Europe-Maghreb-Afrique subsaharienne.
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