Après le congrès du PAM, un jeu politique plus ouvert pour les élections 2021

Après l'élection d'un nouveau secrétaire général du PAM ce dimanche 9 février, les 4 plus grands partis en taille sont désormais en lice et feront l'essentiel de la compétition pour les échéances électorales de 2021 (législatives, communales, régionales). Round up.

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Après le congrès du PAM, un jeu politique plus ouvert pour les élections 2021 Quels effets aura le rapprochement entre le PJD et le PAM ?

Le 11 février 2020 à 16:16

Modifié le 12 février 2020 à 19:33

Après les législatives d'octobre 2016, le paysage politique avait été livré aux querelles, aux attaques verbales et aux tensions.

En mars 2017, après un long blocage, Elotmani avait été désigné pour former le gouvernement et ce, au nom du PJD. Mais il ne prendra les rênes de son parti qu'en décembre de la même année. 2017, une année donc de tensions internes et d'incertitudes pour le PJD.

L'Istiqlal était sorti groggy des législatives de 2016. Son score, 46 sièges, était le plus faible depuis 2002 malgré l'augmentation du nombre de députés. Chabat était contesté et ce n'est qu'en octobre 2017 que Nizar Baraka est arrivé à se faire élire et lui a succédé à la tête du parti. Il a fallu au nouveau secrétaire général une année supplémentaire pour renouveler les différentes instances, les organisations parallèles, ainsi qu'une partie (infime) du réseau d'inspecteurs du parti. L'Istiqlal se remet en marche à son propre rythme. Ce n'est plus l'Istiqlal de Chabat. Mais ce n'est pas (encore) celui de Allal Fassi ni M'Hamed Boucetta.

Le RNI avait été rapidement opérationnel car en quelques semaines, fin octobre 2016, Akhannouch avait occupé le fauteuil de Mezouar et il a doté le parti d'une stratégie, d'un programme, d'un plan d'action sur le terrain et d'un nouveau positionnement. Il a été le plus rapide. Peut-être parce qu'il avait hérité d'une organisation peu opérationnelle et peu structurée.

Le PAM est, quant à lui, reste complètement paralysé et en proie aux luttes intestines. Ilyas parti, Benchamach n'est pas parvenu à reprendre le parti en main. L'activité du PAM, ses prises de position, l'image qu'il donnait, les déballages, tout cela ne correspondait en aucun cas au poids supposé du parti, à l'aura de quelques uns de ses fondateurs, ni au nombre de sièges à la Chambre des représentants (103).

Avec l'élection de Abdellatif Ouahbi, le 9 février 2020 lors du congrès du PAM, au poste de secrétaire général, le PAM est doté d'un chef dont la légitimité ne peut pas être contestée. Le tracteur est donc supposé capable de se remettre à creuser son sillon.

Nous voilà donc avec quatre poids lourds ou présentés comme tels. Et un jeu incontestablement plus ouvert qu'en 2016-2017 où l'on s'acheminait vers un duel PJD-RNI.

Une alliance avec le PJD à l'image de celle du PPS

Que faut-il penser de la nouvelle ligne politique du secrétaire général du PAM désireux de tourner la page en se rapprochant voire à terme gouverner avec le PJD, naguère honni par ses prédécesseurs ? Car dans l'ADN du PAM, la lutte contre le projet de société islamiste était constamment présentée comme LA priorité.

Elu démocratiquement après une longue crise interne qui avait failli déboucher sur une scission, Abdellatif Ouahbi a une personnalité charismatique qui devrait influer sur les scrutins de 2021.

Sachant qu’à maintes reprises, il a déclaré qu’il fallait dépasser les clivages idéologiques, on peut donc en déduire que son parti allait mettre de côtés ses valeurs l’opposant au PJD à l’image d’un PPS qui avait oublié son crédo progressiste pour gouverner dans une alliance avec le PJD.

En effet, si le PAM devait mettre de côté ses valeurs empreintes de modernité, on ne voit plus très bien ce qui distinguerait ce parti politique, aux yeux des électeurs, des autres grandes formations.

Un flou idéologique qui aura des répercussions électorales

Un parti performant, c'est un leader -de préférence charismatique; une démocratie interne et une plateforme idéologique qui le positionne. La modernité, le tamaghrabit et l'opposition au projet de société islamiste faisaient partie de l'identité du PAM. De même que d'autres éléments subjectifs, tels que les personnalités qui le composaient, entre autres celle d'Ilyas El Omari.

Le PAM aura donc maintenant à reconstruire son image. Et l'éventualité d'un rapprochement avec le PJD va le vider d'une partie de ses adhérents. Il le videra également d'une partie des inévitables opportunistes, attirés non pas par les valeurs défendues, mais par l'attrait du pouvoir.

Malgré ce que nous déclarait Ouahbi dans un récent article, privé de ses repères idéologiques, il aura du mal à rééditer l’exploit électoral de 2016 qui lui avait valu 102 députés (devenus 103 ultérieurement) et le titre de 1er parti d’opposition.

De plus, hormis un flou idéologique qui ne jouera pas en sa faveur pour convaincre les électeurs de voter pour ses candidats, un scrutin aussi important que des législatives ne se prépare pas en seulement une année surtout sans l’aide des fondateurs du parti, rodés à l’exercice, qui ont pris leur distance avec le nouveau secrétaire qu’ils n’ont contrairement à l’usage même pas daigné féliciter.

Un positionnement qui ne permettra pas de rééditer l’exploit de 2016

Avec cette dernière séquence de l'élection de Ouahbi, le parti a un dirigeant charismatique qui a un discours qui porte. Il a un problème de cohérence idéologique, de mobilisation des troupes, de plan d'action, de programme. Pour ce qui concerne la démocratie interne, il est trop tôt pour en juger.

Dans le paysage politique, beaucoup pensent qu'une partie des militants ou des cadres peut être tentée par migrer vers le RNI, le PI ou dans le cas des notables, revenir vaquer à leurs affaires.

Sans jouer aux oracles, il apparait peu probable que ce parti puisse récolter assez de représentants pour gouverner seul avec le parti de la lampe qui malgré l’érosion du pouvoir est toujours favori.

Exit la coalition PJD-RNI-USFP-MP-UC pour une PJD-PAM-PI

Avec un PJD bien installé aux commandes, un rapprochement entre les deux ennemis d’hier risque bien d’élargir les possibilités d’alliance pour la constitution d’un gouvernement en 2021.

En effet, encore donné favori malgré son affaiblissement, le parti de la lampe n’aura plus besoin d’une coalition aussi large qu’en 2011 ou en 2017 pour constituer une majorité parlementaire qui soit capable de gouverner.

S’il est peu probable que le PAM obtienne assez de sièges pour gouverner seul avec lui, une cinquantaine d’élus lui ouvrirait cependant la voie pour créer une majorité avec l’Istiqlal, soit 2 partenaires au lieu des 5 du passé (RNI, MP, UC, USFP, PPS) puis des 4 d’aujourd’hui.

Un rapprochement "contre-nature" très bien accueilli par le RNI

Ceci dit, la mise en sourdine du positionnement moderniste du PAM pour entrer au gouvernement avec le PJD pourrait lui valoir une désaffection de ses électeurs qui profitera au RNI qui apparaitra, comme le seul challenger à positionnement libéral ou moderniste face au parti de Saâdeddine Elotmani.

Quoi que l'on puisse penser du parti des bleus, cette formation a bénéficié d'un travail régulier, permanent, sur le terrain après une restructuration qui lui permettra, peut-être de prétendre au titre d’unique alternative au conservatisme incarné par le chef de file des dernières coalitions.

Un scénario auquel veut croire un membre important du bureau politique du rassemblement national des indépendants qui parle même de « très bonne nouvelle pour son parti ».

Les électeurs pris par le PAM en 2016 vont revenir à la maison en 2021

« Une alliance contre-nature entre le PAM et le PJD qui ont passé les dernières années à s’invectiver ne pourra que nous profiter car les électeurs modernistes du parti du tracteur vont le déserter pour nous rejoindre.

« Selon moi, une bonne partie de son électorat va nous rejoindre grâce à l’opportunisme de leur nouveau secrétaire général qui apparemment attend son heure pour devenir ministre.

« En fait, c’est un juste retour des choses car il ne faut pas oublier que le modeste score du RNI en 2016 était dû en grande partie au pillage électoral organisé par le PAM mais aujourd’hui, les gens vont enfin ouvrir les yeux quand ils verront que leur leader est prêt à renier les valeurs modernistes affichés par le PAM en s’acoquinant avec des gens plus conservateurs que l’Istiqlal », nous explique notre interlocuteur sous couvert d’anonymat pour ne pas être taxé de triomphalisme avant l’heure.

En conclusion, en 2021, nous aurons en compétition principale:

-le PJD, avec sa forte mobilisation et la discipline de ses militants, ainsi que son identité forte. Mais il sera affaibli par l'exercice du gouvernement pendant deux mandats successifs, faisant malgré tout de plus en plus de déçus.

-le RNI, acteur principal du blocage de 2016 et 2017, reconstruit et restructuré. Ce n'est plus le parti de notables, plus ou moins administratif de 2015-2016 mais un parti plus organisé et une structure professionnalisée. Mais il traîne des problèmes d'image assez lourds.

-le parti historique, l'Istiqlal, capable de se positionner sur le même champ traditionnel que le PJD, mais qui joue en même temps sur le (double) discours libéral. C'est un parti qui a une forte image, peut-être la plus forte, la légitimité historique, l'appareil qui couvre tout le territoire. Mais son secrétaire général ne semble pas maîtriser encore totalement son parti, surtout sous l'ombre du puissant Khalli Henna Ould Rachid.

-le PAM: on va scruter avec intérêt les premières décisions de son nouveau secrétaire général. Un parti qui hérite d'un leader charismatique mais qui doit être relancé et repositionné, à une petite année des élections.

Quels effets aura le rapprochement entre le PJD et le PAM ?

Après le congrès du PAM, un jeu politique plus ouvert pour les élections 2021

Le 11 février 2020 à16:16

Modifié le 12 février 2020 à 19:33

Après l'élection d'un nouveau secrétaire général du PAM ce dimanche 9 février, les 4 plus grands partis en taille sont désormais en lice et feront l'essentiel de la compétition pour les échéances électorales de 2021 (législatives, communales, régionales). Round up.

Après les législatives d'octobre 2016, le paysage politique avait été livré aux querelles, aux attaques verbales et aux tensions.

En mars 2017, après un long blocage, Elotmani avait été désigné pour former le gouvernement et ce, au nom du PJD. Mais il ne prendra les rênes de son parti qu'en décembre de la même année. 2017, une année donc de tensions internes et d'incertitudes pour le PJD.

L'Istiqlal était sorti groggy des législatives de 2016. Son score, 46 sièges, était le plus faible depuis 2002 malgré l'augmentation du nombre de députés. Chabat était contesté et ce n'est qu'en octobre 2017 que Nizar Baraka est arrivé à se faire élire et lui a succédé à la tête du parti. Il a fallu au nouveau secrétaire général une année supplémentaire pour renouveler les différentes instances, les organisations parallèles, ainsi qu'une partie (infime) du réseau d'inspecteurs du parti. L'Istiqlal se remet en marche à son propre rythme. Ce n'est plus l'Istiqlal de Chabat. Mais ce n'est pas (encore) celui de Allal Fassi ni M'Hamed Boucetta.

Le RNI avait été rapidement opérationnel car en quelques semaines, fin octobre 2016, Akhannouch avait occupé le fauteuil de Mezouar et il a doté le parti d'une stratégie, d'un programme, d'un plan d'action sur le terrain et d'un nouveau positionnement. Il a été le plus rapide. Peut-être parce qu'il avait hérité d'une organisation peu opérationnelle et peu structurée.

Le PAM est, quant à lui, reste complètement paralysé et en proie aux luttes intestines. Ilyas parti, Benchamach n'est pas parvenu à reprendre le parti en main. L'activité du PAM, ses prises de position, l'image qu'il donnait, les déballages, tout cela ne correspondait en aucun cas au poids supposé du parti, à l'aura de quelques uns de ses fondateurs, ni au nombre de sièges à la Chambre des représentants (103).

Avec l'élection de Abdellatif Ouahbi, le 9 février 2020 lors du congrès du PAM, au poste de secrétaire général, le PAM est doté d'un chef dont la légitimité ne peut pas être contestée. Le tracteur est donc supposé capable de se remettre à creuser son sillon.

Nous voilà donc avec quatre poids lourds ou présentés comme tels. Et un jeu incontestablement plus ouvert qu'en 2016-2017 où l'on s'acheminait vers un duel PJD-RNI.

Une alliance avec le PJD à l'image de celle du PPS

Que faut-il penser de la nouvelle ligne politique du secrétaire général du PAM désireux de tourner la page en se rapprochant voire à terme gouverner avec le PJD, naguère honni par ses prédécesseurs ? Car dans l'ADN du PAM, la lutte contre le projet de société islamiste était constamment présentée comme LA priorité.

Elu démocratiquement après une longue crise interne qui avait failli déboucher sur une scission, Abdellatif Ouahbi a une personnalité charismatique qui devrait influer sur les scrutins de 2021.

Sachant qu’à maintes reprises, il a déclaré qu’il fallait dépasser les clivages idéologiques, on peut donc en déduire que son parti allait mettre de côtés ses valeurs l’opposant au PJD à l’image d’un PPS qui avait oublié son crédo progressiste pour gouverner dans une alliance avec le PJD.

En effet, si le PAM devait mettre de côté ses valeurs empreintes de modernité, on ne voit plus très bien ce qui distinguerait ce parti politique, aux yeux des électeurs, des autres grandes formations.

Un flou idéologique qui aura des répercussions électorales

Un parti performant, c'est un leader -de préférence charismatique; une démocratie interne et une plateforme idéologique qui le positionne. La modernité, le tamaghrabit et l'opposition au projet de société islamiste faisaient partie de l'identité du PAM. De même que d'autres éléments subjectifs, tels que les personnalités qui le composaient, entre autres celle d'Ilyas El Omari.

Le PAM aura donc maintenant à reconstruire son image. Et l'éventualité d'un rapprochement avec le PJD va le vider d'une partie de ses adhérents. Il le videra également d'une partie des inévitables opportunistes, attirés non pas par les valeurs défendues, mais par l'attrait du pouvoir.

Malgré ce que nous déclarait Ouahbi dans un récent article, privé de ses repères idéologiques, il aura du mal à rééditer l’exploit électoral de 2016 qui lui avait valu 102 députés (devenus 103 ultérieurement) et le titre de 1er parti d’opposition.

De plus, hormis un flou idéologique qui ne jouera pas en sa faveur pour convaincre les électeurs de voter pour ses candidats, un scrutin aussi important que des législatives ne se prépare pas en seulement une année surtout sans l’aide des fondateurs du parti, rodés à l’exercice, qui ont pris leur distance avec le nouveau secrétaire qu’ils n’ont contrairement à l’usage même pas daigné féliciter.

Un positionnement qui ne permettra pas de rééditer l’exploit de 2016

Avec cette dernière séquence de l'élection de Ouahbi, le parti a un dirigeant charismatique qui a un discours qui porte. Il a un problème de cohérence idéologique, de mobilisation des troupes, de plan d'action, de programme. Pour ce qui concerne la démocratie interne, il est trop tôt pour en juger.

Dans le paysage politique, beaucoup pensent qu'une partie des militants ou des cadres peut être tentée par migrer vers le RNI, le PI ou dans le cas des notables, revenir vaquer à leurs affaires.

Sans jouer aux oracles, il apparait peu probable que ce parti puisse récolter assez de représentants pour gouverner seul avec le parti de la lampe qui malgré l’érosion du pouvoir est toujours favori.

Exit la coalition PJD-RNI-USFP-MP-UC pour une PJD-PAM-PI

Avec un PJD bien installé aux commandes, un rapprochement entre les deux ennemis d’hier risque bien d’élargir les possibilités d’alliance pour la constitution d’un gouvernement en 2021.

En effet, encore donné favori malgré son affaiblissement, le parti de la lampe n’aura plus besoin d’une coalition aussi large qu’en 2011 ou en 2017 pour constituer une majorité parlementaire qui soit capable de gouverner.

S’il est peu probable que le PAM obtienne assez de sièges pour gouverner seul avec lui, une cinquantaine d’élus lui ouvrirait cependant la voie pour créer une majorité avec l’Istiqlal, soit 2 partenaires au lieu des 5 du passé (RNI, MP, UC, USFP, PPS) puis des 4 d’aujourd’hui.

Un rapprochement "contre-nature" très bien accueilli par le RNI

Ceci dit, la mise en sourdine du positionnement moderniste du PAM pour entrer au gouvernement avec le PJD pourrait lui valoir une désaffection de ses électeurs qui profitera au RNI qui apparaitra, comme le seul challenger à positionnement libéral ou moderniste face au parti de Saâdeddine Elotmani.

Quoi que l'on puisse penser du parti des bleus, cette formation a bénéficié d'un travail régulier, permanent, sur le terrain après une restructuration qui lui permettra, peut-être de prétendre au titre d’unique alternative au conservatisme incarné par le chef de file des dernières coalitions.

Un scénario auquel veut croire un membre important du bureau politique du rassemblement national des indépendants qui parle même de « très bonne nouvelle pour son parti ».

Les électeurs pris par le PAM en 2016 vont revenir à la maison en 2021

« Une alliance contre-nature entre le PAM et le PJD qui ont passé les dernières années à s’invectiver ne pourra que nous profiter car les électeurs modernistes du parti du tracteur vont le déserter pour nous rejoindre.

« Selon moi, une bonne partie de son électorat va nous rejoindre grâce à l’opportunisme de leur nouveau secrétaire général qui apparemment attend son heure pour devenir ministre.

« En fait, c’est un juste retour des choses car il ne faut pas oublier que le modeste score du RNI en 2016 était dû en grande partie au pillage électoral organisé par le PAM mais aujourd’hui, les gens vont enfin ouvrir les yeux quand ils verront que leur leader est prêt à renier les valeurs modernistes affichés par le PAM en s’acoquinant avec des gens plus conservateurs que l’Istiqlal », nous explique notre interlocuteur sous couvert d’anonymat pour ne pas être taxé de triomphalisme avant l’heure.

En conclusion, en 2021, nous aurons en compétition principale:

-le PJD, avec sa forte mobilisation et la discipline de ses militants, ainsi que son identité forte. Mais il sera affaibli par l'exercice du gouvernement pendant deux mandats successifs, faisant malgré tout de plus en plus de déçus.

-le RNI, acteur principal du blocage de 2016 et 2017, reconstruit et restructuré. Ce n'est plus le parti de notables, plus ou moins administratif de 2015-2016 mais un parti plus organisé et une structure professionnalisée. Mais il traîne des problèmes d'image assez lourds.

-le parti historique, l'Istiqlal, capable de se positionner sur le même champ traditionnel que le PJD, mais qui joue en même temps sur le (double) discours libéral. C'est un parti qui a une forte image, peut-être la plus forte, la légitimité historique, l'appareil qui couvre tout le territoire. Mais son secrétaire général ne semble pas maîtriser encore totalement son parti, surtout sous l'ombre du puissant Khalli Henna Ould Rachid.

-le PAM: on va scruter avec intérêt les premières décisions de son nouveau secrétaire général. Un parti qui hérite d'un leader charismatique mais qui doit être relancé et repositionné, à une petite année des élections.

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