Wall Street recule, digérant indicateurs mitigés et nouvelles frappes en Syrie
Wall Street démarrait la séance en baisse, digérant des indicateurs américains mitigés et surveillant la situation au Moyen-Orient dans le sillage de nouvelles frappes en Syrie: le Dow Jones cédait 0,60% et le Nasdaq 0,87%.
La Bourse de New York s'était nettement appréciée mercredi, dopée par un bon indicateur immobilier américain qui a stimulé l'appétit des investisseurs après deux séances consécutives de baisse: le Dow Jones s'était adjugé 0,90%, à 17.210,06 points, et le Nasdaq 1,03%, à 4.555,22 points.
Vers 13H45 GMT, le Dow Jones se repliait de 103,04 points à 17.107,02 points et le Nasdaq de 39,74 points à 4.515,48 points.
L'indice élargi S&P 500 perdait 0,69%, soit 13,70 points, à 1.984,60 points.
Une série de données économiques en demi-teinte aux Etats-Unis coupait quelque peu l'appétit acheteur du marché observé la veille.
Sur le front de l'emploi, les nouvelles n'étaient pas mauvaises: les inscriptions hebdomadaires au chômage ont certes augmenté aux Etats-Unis à la mi-septembre mais leur progression s'est avérée moins marquée que prévu, selon des chiffres publiés jeudi par le département du Travail.
Plus préoccupant, les commandes de biens durables américaines ont enregistré un plongeon spectaculaire en août, plombées par le secteur des transports, selon des chiffres également parus jeudi. Elles ont chuté de 18,2% sur un mois, soit plus que les 16,3% attendus par les analystes, signant une chute inédite depuis que le département du Commerce utilise cette méthode statistique en 1992.
Ce plongeon n'efface toutefois pas totalement le bond record de 22,5% enregistré en juillet grâce au secteur aérien.
Les investisseurs sont aussi "focalisés sur les vives tensions géopolitiques, après de nouvelles frappes des forces américaines et de leurs alliés arabes contre les positions jihadistes en Syrie, et notamment des raffineries", ont relevé les experts de Wells Fargo.
Pour la première fois depuis le début des frappes en Syrie mardi, des avions de combat des Etats-Unis, d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis ont en effet frappé dans l'est syrien 12 raffineries contrôlées par l'organisation Etat islamique, qui constituent l'une de ses principales sources de revenu.
Ces installations rapportent environ deux millions de dollars par jour en revenus à l'organisation sunnite extrémiste, selon les estimations du Pentagone.
Le marché obligataire progressait. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,529%, contre 2,569% mercredi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,240% contre 3,283% à la précédente clôture.
NasdaqNyse