Wall Street profite de l'apaisement des tensions avec la Corée du Nord
La Bourse de New York progressait nettement lundi à la mi-séance, les investisseurs profitant de l'apaisement des tensions avec la Corée du Nord pour revenir sur le marché: le Dow Jones gagnait 0,68% et le Nasdaq 1,21%.
Vers 16H00 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 149,60 points à 22.007,92 points et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 75,72 points à 6.332,28 points. L'indice élargi S&P 500 progressait de 1,03%, ou 25,15 points, à 2.466,47 points.
"L'absence de nouvelles inquiétantes en provenance de la péninsule coréenne ainsi que l'accalmie dans les menaces verbales dominent le marché", a avancé Chris Low de FTN Financial.
Après plusieurs échanges vifs entre le président américain et la Corée du Nord, Donald Trump a affirmé en fin de semaine dernière que l'option militaire était "prête à l'emploi" contre Pyongyang.
Mais dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal dimanche, le secrétaire d'Etat Rex Tillerson et le chef du Pentagone Jim Mattis ont affirmé que la voie diplomatique était leur option "préférée".
La Chine, principal soutien de la Corée du Nord, a aussi intensifié la pression sur Pyongyang en suspendant toutes ses importations de fer, plomb et produits de la mer nord-coréens en application de nouvelles sanctions onusiennes.
Dans ce contexte, "il y des fondamentaux solides soutenant l'avancée des principaux marchés actions, en premier lieu le maintien des taux d'intérêt à de faibles niveaux, aussi les courtiers vont probablement trouver des opportunités pour ré-établir leurs paris à la hausse en profitant d'achats à bon compte après le récent repli", ont estimé les analystes d'ADS Securities.
Le Dow Jones et le S&P 500 viennent d'enregistrer leur plus important recul hebdomadaire depuis mars.
- Target veut améliorer ses livraisons -
Les investisseurs "attendent maintenant de voir ce qui peut sortir de la conférence de presse promise par Donald Trump" dans la journée, a remarqué Chris Low.
Près de 48 heures après qu'un militant néofasciste a projeté sa voiture contre des manifestants antiracistes dans l'est des Etats-Unis, faisant un mort et une vingtaine de blessés, le président n'avait toujours pas condamné lundi de sa propre voix les violences de l'extrême droite américaine.
Kenneth Frazier, le PDG du géant américain de la pharmacie Merck, a annoncé qu'il démissionnait de ses fonctions de conseiller économique de Donald Trump pour protester contre la position de ce dernier.
Du côté des valeurs, la chaîne de supermarchés Target, qui a annoncé l'acquisition d'une société offrant une plateforme de mise en relations de magasins et de livreurs, montait de 1,15% à 55,67 dollars.
Procter and Gamble (P&G), le fabricant des rasoirs Gillette, s'appréciait de 0,53% à 91,82 dollars.
Attaqué par Nelson Peltz, qui demande au groupe de faire au moins 13 milliards de dollars d'économies supplémentaires pour enrayer l'érosion des ventes, P&G a envoyé une lettre à ses actionnaires leur recommandant de ne pas voter pour l'entrée de l'investisseur activiste à son conseil d'administration.
Tesla, qui a levé pour 1,8 milliard de dollars d'obligations afin de financer son nouveau Model 3, soit plus que les 1,5 milliard initialement prévus, prenait 1,69% à 363,92 dollars.
L'entreprise chinoise cotée à New York JD.com chutait de 2,76% à 44,63 dollars après avoir fait part d'un creusement de sa perte nette au deuxième trimestre.
Le constructeur italo-américain Fiat Chrysler (FCA) bondissait de 8,10% à 12,55 dollars à New York. Selon la publication spécialisée Automotive News, plusieurs groupes chinois seraient intéressés par un rachat.
Le marché obligataire baissait: le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans s'affichait à 2,205% contre 2,189% vendredi soir et celui des bons à 30 ans à 2,799%, contre 2,786%.
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