Wall Street en léger recul après des indicateurs américains contrastés
Wall Street entamait la séance dans le rouge vendredi à New York, marquant une pause après un nouveau record de son indice S&P 500 la veille et digérant une salve d'indicateurs américains contrastés: le Dow Jones cédait 0,10% et le Nasdaq 0,13%.
La Bourse new-yorkaise avait fini en hausse jeudi, faisant fi d'une révision en baisse, largement anticipée, du produit intérieur brut (PIB) américain au premier trimestre: le Dow Jones avait pris 0,39%, à 16.698,74 points et le Nasdaq 0,54%, à 4.247,95 points.
Vers 14H25 GMT, le Dow Jones reculait de 16,21 points, à 16.682,53 et le Nasdaq, à dominante technologique, de 5,31 points, à 4.242,63 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 montait un peu (+0,06 point), à 1.920,09 points, soit légèrement au-dessus de son sommet historique atteint la veille, à 1.920,03 points.
Les indices manquaient de conviction à l'orée du week-end dans le sillage de la parution d'indicateurs "globalement décevants", a noté Patrick O'Hare, de Briefing.com.
Comme prévu, les revenus des ménages ont continué de progresser en avril mais leurs dépenses de consommation ont reculé contre toute attente ce mois-là, pour la première fois depuis un an, selon des données publiées vendredi par le département du Commerce.
Le moral de ces consommateurs a par ailleurs été revu très légèrement en hausse en mai par rapport à une première estimation de l'université du Michigan qui publie l'indice, même s'il reste en dessous du niveau d'avril.
D'autre part, l'activité économique de la région de Chicago a connu une hausse surprise en mai, selon l'association professionnelle ISM.
L'inflation sur un an aux Etats-Unis s'est elle accélérée en avril, selon un indice des prix associé aux dépenses de consommation: elle s'est élevée à 1,6% en avril, contre 1,1% le mois précédent, se rapprochant de l'objectif de la Réserve fédérale (Fed) d'une inflation autour de 2%.
Les investisseurs restaient aussi prudents avant la sortie de statistiques sur l'économie chinoise dimanche et une réunion très attendue de la Banque centrale européenne (BCE) la semaine prochaine.
Ils digéraient aussi des comptes trimestriels peu brillants dans le secteur de la distribution, dont les résultats contrastés et les prévisions décevantes de la marque de vêtements et d'accessoires Guess (-3,12% à 26,04 dollars) et du distributeur de vêtements Pacific Sunwear of California (-24,15% à 2,23 dollars) et la performance nettement en-deçà des attentes sur toute la ligne de la chaîne vestimentaire Express (-11,96% à 12,00 dollars).
Le groupe informatique américain Microsoft, qui a annoncé jeudi un "partenariat stratégique" avec un fabricant concurrent de logiciels à destination des entreprises, Salesforce.com (-0,31% à 54,23 dollars), basé en Californie, s'appréciait de 0,76% à 40,65 dollars.
La menace d'une amende de plus de 10 milliards de dollars et d'un retrait de sa licence aux Etats-Unis pour la banque française BNP Paribas, qui reculait nettement à la Bourse de Paris (-3,23% à 50,94 euros), ne faisait pas trembler outre-mesure le secteur financier américain. Citigroup s'appréciait de 0,44% à 47,49 dollars, Bank of America 0,10% à 15,16 dollars, JPMorgan Chase 0,13% à 55,79 dollars mais Morgan Stanley cédait 0,80% à 30,88 dollars et Goldman Sachs 0,48% à 159,97 dollars.
Le marché obligataire reculait. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans progressait à 2,473% contre 2,447%, et celui à 30 ans, à 3,322% contre 3,304% à la précédente clôture.
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