Wall Street céde un peu de terrain, le marché évite le risque
Wall Street baissait légèrement mardi à la mi-séance dans un contexte général d'aversion au risque sur les marchés: le Dow Jones perdait 0,05% et le Nasdaq 0,03%.
Vers 16H00 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average cédait 10,04 points à 21.174,00 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 1,92 point à 6.293,76 points. L'indice élargi S&P 500 reculait de 2,25 points, soit 0,09% à 2.433,85 points.
"La Bourse baisse mais pas de beaucoup", a relativisé Karl Haeling de LBBW.
"Quand on a une journée d'aversion au risque comme aujourd'hui (mardi) on voit une réaction positive beaucoup plus forte du côté des valeurs refuges, notamment des bons du Trésor, que, négativement, du côté des marchés d'actions", a détaillé l'analyste de LBBW.
Le marché obligataire montait nettement pour atteindre son plus haut depuis novembre, ce qui se traduisait par une baisse du rendement des bons du Trésor à 10 ans à 2,138%, contre 2,183% lundi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,800% contre 2,840% précédemment.
"Les marchés mondiaux semblent circonspects avant les élections au Royaume-Uni cette semaine et une réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et tandis que les incertitudes géopolitiques s'installent", ont mis en avant les courtiers de Charles Schwab dans une note.
De plus, les tentatives de médiation entre le Qatar et plusieurs pays du Golfe, emmenés par l'Arabie saoudite, qui l'accusent de "soutien au terrorisme" n'en sont qu'à leurs prémices.
"Sur le plan intérieur, les acteurs de marché semblent prudents avant le témoignage de l'ancien directeur du FBI James Comey plus tard dans la semaine", ont noté les analystes de la banque Wells Fargo.
M. Comey, limogé par le président américain Donald Trump, doit être entendu par le Sénat jeudi sur la question des interférences russes durant la campagne présidentielle de 2016.
Toujours gonflée aux bons résultats d'entreprises du premier trimestre et grâce à la bonne santé de l'économie américaine, Wall Street parvenait une fois de plus mardi à ne pas trop être pénalisée par des investisseurs cherchant à se détourner des actifs dits risqués.
Ces dernières semaines, la Bourse de New York avait plutôt bien résisté au tumulte politique aux Etats-Unis, à l'exception d'un léger accès de faiblesse à la mi-mai, et était revenue à des niveaux record.
-Alphabet proche des 1.000 USD-
Parmi les valeurs, le constructeur automobile General Motors (GM) reculait de 0,81% à 34,18 dollars après avoir remporté le bras de fer l'opposant à un investisseur activiste influent, qui souhaitait que le constructeur automobile américain divise en deux son action afin d'en doper le cours boursier.
Le fabricant de camping-car Thor Industries bondissait de 10,19% à 104,34 dollars, tous ses voyants passant au vert avec une nette augmentation de son bénéfice et de son chiffre d'affaires trimestriels. Le groupe s'est également montré confiant pour les perspectives du marché.
La maison mère de Google, Alphabet, restait juste en dessous de la barre symbolique des 1.000 dollars pour ses actions de classe C, cotées sous le symbole GOOG et ne donnant pas de droits de vote (+0,30% à 986,66 dollars).
En revanche ses titres de classe A, avec droits de vote simples (sigle GOOGL) restaient au dessus de ce seuil, franchi lundi pour la première fois depuis la création de ces catégories, et progressaient de 0,32% à 1.007,07 dollars. Les actions de classe B, avec dix droits de vote par titre ne sont pas cotées en Bourse et sont principalement détenues par les membres fondateurs de Google.