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Uber défie le gouvernement philippin qui avait ordonné sa suspension

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Le 15 août 2017 à 13h55

Le géant américain de réservation de véhicules avec chauffeur Uber a défié mardi le gouvernement des Philippines qui avait ordonné la suspension du service, en dénonçant une "violation flagrante" de ses droits mais en exposant ses chauffeurs à des amendes.

Les autorités philippines ont annoncé lundi qu'elles suspendaient Uber durant un mois, la société n'ayant pas fourni les licences adaptées à ses chauffeurs, identiques à celles que doivent avoir les taxis.

Pour Uber, ses chauffeurs sont des travailleurs indépendants et n'ont pas à posséder le même type de permis.

Le gouvernement a prévenu que les chauffeurs qui contreviendraient à cette interdiction risquaient 120.000 pesos d'amende (environ 2.100 euros), et se verraient confisquer leur voiture pour une durée de trois mois.

Mais selon un chauffeur Uber de 51 ans, Rodwin Agripa, lui et beaucoup de ses collègues ne travailleront pas pour le moment. "Il semble qu'il n'y a pas beaucoup de chauffeurs qui sortent", a-t-il dit à l'AFP. "Je pense qu'ils ont peur. Cela serait très dur pour nous si on se faisait attraper."

Après avoir initialement fermé l'application mardi matin, déclenchant la colère des utilisateurs à l'encontre du gouvernement notamment sur les réseaux sociaux, ainsi que de longues queues pour des utilisateurs de banlieue qui tentaient de monter dans des trains ou des bus bondés, Uber a finalement réactivé le service dans l'après-midi.

L'entreprise américaine a déclaré sur Twitter avoir déposé un recours légal et continuer son service jusqu'à ce que celui-ci soit examiné.

Dans une requête demandant le réexamen de la décision, la société estimait que la suspension était une "violation flagrante du droit (d'Uber) à une procédure régulière".

Le porte-parole du président Rodrigo Duterte a défendu mardi la décision de l'autorité des transports.

"Ce qui a été fait par Uber est un comportement irrégulier, des actes irréguliers", a dit à l'AFP Aileen Lizada la porte-parole de cette autorité. "C'est peut-être une décision impopulaire, mais nous continuerons à faire ce qui est légal et juste".

Selon elle, des responsables d'Uber ont admis lors d'une récente audition compter 68.000 chauffeurs et 150.000 courses par jours.

Uber a officiellement été lancé à Manille, la capitale du pays, en 2014, puis dans quelques villes de province. Ce service est devenu une alternative aux transports publics notoirement défaillants.

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Le 15 août 2017 à 13h55

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