Le Gabon valide son plan national d'investissement agricole
- Le Gabon vient de valider son Plan national d'investissement agricole et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN), à la faveur d'un atelier tenu le week-end dernier à Libreville, à l'initiative du ministère de l'Agriculture, en présence de représentants de ses partenaires techniques et des bailleurs de fonds.
Ce plan, qui porte sur les différents axes d'investissement dans le secteur, s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme détaillé pour le développement de l'agriculture en Afrique (PDDAA), a affirmé le représentant de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), Saurung Sagnia, responsable de la politique agricole commune dans la sous-région.
Programme novateur, tant du point de vue des approches que des stratégies, le PDDAA vise à améliorer les moyens d'existence, la sécurité alimentaire et la résilience environnementale dans les économies africaines par le soutien aux stratégies et programmes de développement agricole, a-t-il dit, cité mardi par des médias locaux.
Le Gabon est engagé depuis 2010 dans le PDDAA, un programme du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad).
Pour sa part, le ministre gabonais de l'Agriculture, Luc Oyoubi, a indiqué que la réalisation du plan national d'investissement agricole bénéficie du soutien du PDDAA, ainsi que de l'appui technique et financier des institutions sous-régionales, de la FAO, de la Banque mondiale et du NEPAD.
Le PNIASAN devrait permettre d'aboutir à un accroissement des investissements dans le secteur agricole qui présente, aujourd'hui, le plus grand potentiel en termes de croissance économique et de création d'emplois, a-t-il relevé, déplorant la situation 'non reluisante'' de l'agriculture gabonaise, qui se caractérise par la faiblesse de ses capacités de production.
'Notre agriculture reste pour l'essentiel très traditionnelle, c'est-à-dire itinérante, sur brulis et sur des petites surfaces, avec une faible mécanisation et un faible taux d'utilisation des intrants performants'', a-t-il expliqué, précisant que les effets de l'exode rural se traduisent par une forte concentration des populations, environ 80 pc, dans les villes.
Selon lui, les conséquences de ces insuffisances font que le secteur agricole représente moins de 5 pc du Produit intérieur brut (PIB) du Gabon, relevant par ailleurs que les importations du pays en denrées alimentaires engloutissent la somme faramineuse de plus de 300 milliards de FCFA par an..
SI---BI.
LA.
MAP 171002 GMT mar 2015