La Bourse de Paris toujours en retrait face aux négociations tortueuses sur la Grèce
La Bourse de Paris restait en retrait mardi à la mi-journée (-0,62%), les investisseurs prenant du recul face aux négociations toujours tortueuses entre la Grèce et la zone euro.
A 12H05 (11H05 GMT), l'indice CAC 40 perdait 30,61 points à 4.906,59 points, dans un volume d'échanges de 1,2 milliard d'euros. La veille, il avait fini en baisse de 0,55%.
La cote parisienne a débuté la séance en recul et n'a pas changé d'orientation depuis.
"La Grèce (est) à la croisée des chemins", ont noté les analystes du Crédit Mutuel CIC. "Les créanciers de la Grèce souhaitent en effet y voir plus clair. Pour l’Eurogroupe, les propositions" faites hier par le gouvernement grec "sont +un point de départ+, pas plus", ont-ils ajouté.
La Grèce et ses créanciers, désormais à bout de patience, doivent plancher dès mercredi sur les réformes à mener dans le pays, condition sine qua non pour qu'il obtienne l'argent dont il a cruellement besoin pour éviter l'asphyxie.
Une nouvelle réunion à Bruxelles des ministres européens des Finances se tient mardi, après celle de l'Eurogroupe la veille, où les partenaires de la Grèce ont exhorté le pays à passer à la vitesse supérieure dans la mise en place de réformes.
"Les marchés marquent une pause en attendant de nouveaux catalyseurs" et "faute d'indicateurs majeurs, les investisseurs scrutent (...) avec attention l'évolution du dossier grec", ont noté pour leur part les analystes de Saxo Banque.
La réunion à Bruxelles devrait être aussi l'occasion pour les ministres européens des Finances de débattre de la proposition de la Commission européenne d'accorder un nouveau délai de deux ans à Paris pour revenir sous le seuil de 3% de déficits, en échange d'une trajectoire budgétaire et de réformes structurelles exigeantes.
Du côté des indicateurs, la production de l'ensemble de l'industrie française a continué à augmenter en janvier, confortant les espoirs d'une timide embellie conjoncturelle cette année en France. Celle de l'Italie, pour le même mois, a baissé de 0,7%.
Avant l'ouverture des places européennes, la Chine a rendu publics ses chiffres d'inflation marquée par une forte accélération en février, à la faveur de facteurs saisonniers liés aux congés du Nouvel an lunaire.
Sur le terrain des valeurs, TF1 perdait 1,30% à 15,89 euros après le crash d'hélicoptère qui a fait dix morts, dont la navigatrice Florence Arthaud et la nageuse Camille Muffat, en Argentine sur le tournage du nouveau jeu d'aventure "Dropped" de la chaîne.
EDF (+2,60% à 22,85 euros) rebondissait après une séance difficile lundi alors que le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a rejeté l'idée d'une fusion entre le groupe et Areva (-2,10% à 8,96 euros), en évoquant toutefois un accroissement des liens "opérationnels et éventuellement capitalistiques" entre les deux sociétés.
Séché Environnement profitait (+5,67% à 28,32 euros) de la progression de ses bénéfices de 13,3% en 2014, en dépit du recul de son activité, grâce à l'amélioration de son efficacité opérationnelle.
Vexim progressait de 2,28% à 12,12 euros grâce à l'annonce de l'obtention du marquage CE permettant la commercialisation en Europe de son système d'injection de ciment orthopédique Masterflow.
Figeac Aero décollait de 7,92% à 19,75 euros bénéficiant du relèvement de ses prévisions de chiffre d'affaires et d'excédent brut d'exploitation à moyen terme.
Le secteur des télécoms était aussi recherché dans la foulée de la présentation par l'opérateur Free (groupe Iliad) d'une nouvelle box d'entrée de gamme, miniaturisée, et compatible avec le format d'image numérique 4K et qui propose Android TV. Iliad prenait ainsi 2,20% à 225,15 euros, Orange 4,32% à 15,69 euros, Numericable 2,68% à 55,65 euros et Bouygues 2,04% à 35,81 euros.
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