La Bourse de Paris souffle après sa forte hausse de vendredi
La Bourse de Paris reprenait son souffle lundi à la mi-journée (-0,49%), évoluant sous 4.400 points, après son fort rebond de vendredi, dans un marché peu animé faute de rendez-vous notable en séance.
A 11H40 (10H40 GMT), l'indice CAC 40 perdait 21,44 points à 4.398,04 points, dans un volume d'échanges de 677 millions d'euros. Vendredi, il avait gagné 2,21%.
Le marché parisien marquait une pause après avoir refait surface vendredi grâce au dynamisme des créations d'emplois aux États-Unis et après la déception passagère liée à la Banque centrale européenne (BCE).
"La consolidation des indices européens intervient après une forte hausse sur les marchés actions vendredi dernier. Les investisseurs ont maintenant intégré que la BCE va passer à l’acte au premier trimestre 2015 en intensifiant sa politique de rachat d’actifs", explique Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse.
De son côté, Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque, estime que "la baisse du CAC 40 ce matin s’explique bien sûr par des prises de bénéfice".
"Mais il faut aussi y voir la manifestation de l’inquiétude des investisseurs à l’approche de la deuxième opération de TLTRO de la BCE qui, selon les rumeurs, devrait être un échec", prévient-il.
Les investisseurs, qui se sont vite remis de la réunion qui a déçu les attentes jeudi en n'annonçant pas d'élargissement de son programme de rachats d'actifs, se tournent vers le résultat, ce jeudi, d'une opération exceptionnelle de prêts ciblés aux banques qui témoignera en partie de l'efficacité des mesures de relance de la BCE.
Pour le reste, aucun indicateur n'est au programme aux Etats-Unis et les statistiques de la matinée en Asie et en Europe n'ont pas été de nature à soutenir la tendance.
La Chine a enregistré en novembre un excédent commercial record, avec une chute surprise de ses importations et un fort ralentissement de ses exportations.
En Allemagne, la production industrielle a affiché une maigre progression et en France, la Banque de France (BdF) a confirmé sa prévision d'une croissance limitée à 0,1% au quatrième trimestre.
"En l’absence d’indicateurs macroéconomiques de premier plan aujourd'hui, tout porte à croire que les mouvements vont être faibles", résume M. Dembik.
Parmi les valeurs, Saint-Gobain chutait (-5,08% à 35,35 euros) après deux annonces majeures: un projet de prise de contrôle du groupe suisse Sika et la mise en vente de la filiale Verallia.
Air France-KLM reculait (-2,82% à 8,59 euros), pâtissant d'un abaissement de recommandation de Nomura. Le groupe a affiché une hausse de 0,4% de son trafic passagers en novembre.
Eurofins (+1,09% à 199,75 euros) profitait de l'annonce de l'acquisition du groupe américain Boston Heart Diagnostics pour au moins 200 millions de dollars, poursuivant ainsi son offensive dans la génomique.
Orange progressait (+0,34% à 14,77 euros) après un relèvement de recommandation de Goldman Sachs.
Derichebourg était recherché (+4,61% à 2,40 euros) après l'annonce d'une division par quatre de sa perte nette sur son exercice annuel.
Enfin, Bolloré ne se démarquait pas du marché (-0,40% à 4,02 euros) après le dépôt d'un dossier auprès du ministère de l'Economie afin de déployer 16.000 points de charge publics pour véhicules électriques en France.
Euronext (Cac 40)