La Bourse de Paris sans direction faute de nouvelles majeures
La Bourse de Paris évoluait sans direction vendredi à la mi-journée (-0,01%), se cantonnant à l'équilibre dans une séance dénuée de rendez-vous majeurs.
A 12H17 (11H17 GMT), l'indice CAC 40 perdait 0,74 point à 4.986,59 points, dans un volume d'échanges de 1,1 milliard d'euros. La veille, il avait fini en recul de 0,21%.
Après avoir rebondi à l'ouverture, le marché n'est pas parvenu à rester sur cette note positive, perdant un peu de terrain avant de revenir à l'équilibre à la mi-journée.
Les investisseurs n'avaient pas grand chose à se mettre sous la dent pour soutenir l'ascension du marché qui a franchi à plusieurs reprises cette semaine le seuil symbolique des 5.000 points, sous l'influence d'un vaste programme de rachat d'actifs mis en place par la Banque centrale européenne et passé à la vitesse supérieure en début de semaine.
Ils attendent dans l'après-midi les prix à la production aux Etats-Unis ainsi que la confiance des consommateurs en mars (Université de Michigan), des indicateurs auxquels ils devraient rester attentifs puisqu'ils continueront de donner des détails sur la teneur de la reprise aux Etats-Unis, alors que la banque centrale américaine (Fed) tente de préparer le marché à une remontée de ses taux directeurs.
"A l'approche du conseil de politique monétaire" de la Fed la semaine prochaine, "la volatilité s'accentue avec des signaux contradictoires sur la vigueur de la croissance outre-Atlantique", soulignent dans une note les stratégistes de Crédit Mutuel-CIC.
En Italie, les prix sont repartis à la hausse en février sur un mois tandis qu'en France, les créations d'entreprises ont connu un regain en février.
En dehors de ces rendez-vous, "cette dernière séance de la semaine s'annonce assez peu croustillante", soulignent de leur côté les analystes de Aurel BGC.
Les investisseurs gardent par ailleurs un oeil sur l'évolution des discussions entre la Grèce et ses créanciers.
"Sur le dossier grec, la guerre des mots continue entre Berlin et Athènes", fait remarquer John Plassard, de Mirabaud Securities.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déploré pour sa part le manque de "progrès" des discussions sur le financement de la Grèce mais a "totalement exclu un échec".
Sur le terrain des valeurs, ADP profitait (+3,23% à 110,10 euros) de la hausse du trafic des aéroports parisiens de 2,8% en février, une nouvelle fois porté par les vols en Europe.
AB Science bénéficiait pleinement (+6,60% à 16,96 euros) de l'annonce des "résultats d'efficacité et de tolérance positifs" d'une étude de phase II de sa molécule phare masitinib pour le traitement du cancer du sein "triple négatif".
Figeac Aero reculait mécaniquement (-1,38% à 19,99 euros) après l'annonce du lancement d'une augmentation de capital d'un montant minimum de 15 millions d'euros, réalisée par un placement privé auprès d'investisseurs institutionnels.
Publicis progressait de 1,14% à 75,37 euros dans la foulée de l'annonce de l'acquisition de l'agence américaine Expicient Inc., spécialisée dans la gestion de stocks et de commandes pour le commerce électronique.
EDF refluait de 1,41% à 22,37 euros tandis qu'Areva progressait de 2,57% à 9,19 euros. Le groupe nucléaire Areva, en grande difficulté financière, pourrait effectuer un "premier rapprochement opérationnel" avec l'électricien EDF, dans les semaines à venir, sur son projet d'EPR Olkiluoto 3 en Finlande, selon Le Figaro.
Peugeot (-3,95% à 16,16 euros) et Faurecia (-1,50% à 42,36 euros) étaient pénalisés par un abaissement de leur recommandation à "vendre" contre "neutre" auparavant par UBS.
Eurazeo (-2,57% à 65,27 euros) faisait pour sa part les frais d'un abaissement de la sienne par à "neutre" contre "acheter" par Société Générale.
Euronext (Cac 40)