La Bourse de Paris reste en berne après Wall Street (-0,50%)
La Bourse de Paris restait mal orientée mardi (-0,50%) après l'ouverture en légère baisse de Wall Street, le marché se montrant peu enclin à la progression alors que le risque politique semblait resurgir en Europe.
A 15H54 (13H54 GMT), l'indice CAC 40 cédait 26,63 points à 5.305,84 points dans un volume d'échanges de 1,7 milliard d'euros. La veille, il avait fini en léger recul de 0,08%.
La cote parisienne a ouvert en recul et n'a pas réussi par la suite à changer de tendance, au retour d'un long week-end au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
Les investisseurs étaient particulièrement prudents alors que l'Italie est sur le devant de l'actualité, avec à l'horizon l'hypothèse de l'organisation d'élections anticipées à l'automne.
"La question des élections italiennes revient sur la table. Après les élections aux Pays-Bas et en France, à quelques jours des élections en Grande-Bretagne et à quelques mois des élections en Allemagne, le tour de l'Italie ne devait pas venir avant 2018. Sauf que les partis politiques italiens semblent désormais prêts à en découdre dès cette année, et non pas en décembre, mais dès septembre ou octobre", ont ainsi relevé dans une note les stratégistes du courtier Aurel BGC.
Les indicateurs mitigés publiés en zone euro n'ont pas réussi non plus à redonner de l'entrain à la cote parisienne.
La confiance économique dans la zone euro est retombée en mai après avoir fortement augmenté en avril.
En Allemagne, les prix à la consommation ont progressé en mai de 1,5% sur un an, ce qui marque une nette décélération de l'inflation par rapport à avril.
Le moral des ménages français s'est en revanche amélioré ce mois-ci pour atteindre son plus haut niveau depuis août 2007 tandis que les dépenses de consommation des ménages en biens ont rebondi en avril.
Outre-Atlantique, l'inflation sur un an a ralenti en avril pour le deuxième mois d'affilée.
Les dépenses et les revenus des ménages dans le pays ont accéléré en avril, comme s'y attendaient les analystes
Sur le terrain des valeurs, Vivendi cédait 0,82% à 19,36 euros. La Commission européenne a autorisé mardi sous condition la prise de contrôle par le français Vivendi de Telecom Italia.
Bureau Veritas reculait de 3,08% à 20,62 euros, affecté par un abaissement de sa recommandation à "conserver" contre "acheter" auparavant par Kepler Cheuvreux.
Elior Group profitait à l'inverse (+0,59% à 24,85 euros) de la publication d'un bénéfice net en forte progression au premier semestre de son exercice décalé 2016-2017.
Engie s'appréciait de 0,68% à 13,35 euros après que l'énergéticien a annoncé l'acquisition de Sungevity International, branche européenne d'un fournisseur américain de panneaux solaires placé en faillite au printemps.
Cac 40 (Euronext)