La Bourse de Paris reprend des couleurs après le scrutin britannique
La Bourse de Paris restait bien orientée vendredi à mi-journée (+0,44%), les investisseurs retrouvant de l'allant au lendemain d'une journée riche en incertitudes.
A 12H18 (10H18 GMT), l'indice CAC 40 prenait 22,93 points à 5.287,17 points dans un volume d'échanges de 1,2 milliard d'euros. La veille, il avait fini quasiment stable (-0,02%).
La cote parisienne a ouvert en petite hausse avant d'accélérer en cours de matinée, mettant de côté les interrogations qui l'avaient perturbée la veille.
Le Royaume-Uni est le sujet du jour, après des législatives anticipées qui ont vu le parti conservateur de la Première ministre Theresa May perdre la majorité absolue au Parlement.
"La séance d'hier, que tout le monde redoutait, s'est finalement déroulée dans un calme surprenant, sauf pour Theresa May qui perd son pari. Echec et mat pour la Première ministre britannique qui sort affaiblie du scrutin", relève dans une note Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.
Or, le revers de Theresa May pourrait changer la donne pour les négociations sur le Brexit que la dirigeante britannique abordera fortement affaiblie.
"Même si les Conservateurs parviennent à former un gouvernement, le résultat viendra significativement réduire l'autorité de Theresa May et sa capacité à négocier le Brexit", estime ainsi David Docherty, gérant actions britanniques de Schroders.
Néanmoins, les investisseurs restaient sereins, guère perturbés par le scrutin britannique, ni par l'audition de l'ex-patron du FBI jeudi devant le sénat américain, dans l'enquête sur les ingérences russes dans l'élection présidentielle américaine.
"Second point d'attention, Donald Trump finalement s'en sort bien, dégageant ainsi l'horizon de la réforme budgétaire. Même constat des marchés pour la BCE dont le discours a été bien accueilli" jeudi, juge ainsi Franklin Pichard.
Du côté des indicateurs, l'agenda est notamment animé par la production industrielle en France, en recul de 0,5% en avril.
La Banque de France a par ailleurs relevé ses prévisions de croissance pour la France à 1,4% en 2017, puis 1,6% en 2018 et 2019.
L'Allemagne a de son côté revu en hausse ses prévisions de croissance pour le pays jusqu'à 2019, tablant notamment sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,9% cette année contre 1,8% jusqu'alors.
Outre-Manche, la production industrielle britannique a légèrement progressé de 0,2% en avril sur un mois.
Sur le front des valeurs, L'Oréal profitait (+0,90% à 190 euros) de l'annonce de négociations exclusives avec le brésilien Natura Cosméticos, qui a fait une "offre irrévocable" de 1 milliard d'euros pour acquérir sa marque britannique The Body Shop.
Carrefour bénéficiait (+1,40% à 23,50 euros) de l'annonce de l'arrivée comme PDG d'Alexandre Bompard, lequel a démissionné de son poste à la tête de Fnac Darty (-1,57% à 66,64 euros).
Groupe Eurotunnel était pénalisé (-1,53% à 10,30 euros) par un abaissement de sa recommandation à "pondérer" contre "surpondérer" auparavant par Barclays, tout comme Rexel (-2,83% à 14,75 euros), abaissé à "réduire" contre "acheter" auparavant par Kepler Chevreux.
Soitec gagnait 5,81% à 57,14 euros, poursuivant sur sa bonne lancée entamée depuis le début de l'année. Le titre a en effet gagné plus de 101% depuis début janvier.
Groupe LDLC reculait de 3,01% à 27,05 euros après avoir renoncé à verser un dividende, en dépit de résultats annuels en légère hausse et d'un bilan renforcé par l'achat de son concurrent Materiel.net.
Pour son premier jour de cotation, le titre du producteur de chariots robotisés Balyo bondissait de 27,98% à 5,26 euros.
Cac 40 (Euronext)