La Bourse de Paris recule en attendant l'emploi américain
La Bourse de Paris reculait vendredi (-0,59%) à la mi-journée dans l'attente du rapport mensuel sur l'emploi américain, toujours attentive à l'évolution des négociations sur la dette grecque.
A 12H00 (11H00 GMT), l'indice CAC 40 perdait 25,23 points à 4.678,07 points, dans un volume d'échanges d'un peu plus d'un milliard d'euros. La veille, il avait grignoté 0,15%.
Le marché parisien a ouvert proche de l'équilibre avant de perdre un peu plus de terrain, s'éloignant un peu du seuil symbolique des 4.700 points.
"Ces chiffres de l'emploi (américain, ndlr) s'annoncent à +haut risque+ pour les marchés, mais ils seront, comme toujours, difficiles à interpréter du fait +d'éléments techniques+ ou non récurrents", anticipent les économistes du courtier Aurel BGC.
Le rapport mensuel sur l'emploi américain est attendu dans l'après-midi et sera scruté par les investisseurs, à la recherche d'indices pouvant influer sur la politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed).
La Fed a mis fin à son programme de rachats d'actifs et prépare le marché à une remontée de ses taux directeurs, en fonction du rythme de la reprise aux Etats-Unis.
Les investisseurs ont par ailleurs pris connaissance de la hausse minime de 0,1% de la production industrielle allemande en décembre.
En France, l'inflation en 2015 sera "plus proche de 0,5% que de 0,9%", la prévision officielle retenue jusqu'à présent, a prévenu le secrétaire d'Etat français au Budget, Christian Eckert.
Les marchés garderont également un oeil attentif sur les négociations entre la Grèce et ses créanciers.
A l'approche du week-end, "les investisseurs devraient se contenter d'observer" le temps que les parties prenantes se mettent d'accord, avance Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.
Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a affiché jeudi à Berlin ses "désaccords" avec son homologue grec Yanis Varoufakis, auquel il a enjoint de reprendre les négociations avec la troïka (UE, BCE, FMI) malgré le rejet de cette dernière par Athènes.
La Banque centrale européenne a mis le couteau sous la gorge d'Athènes mercredi soir en privant les banques grecques d'un important canal de financement, contraignant les Européens à s'entendre sous peine de crise de financement de l'État grec.
D'après une source bancaire, l'information selon laquelle la BCE est prête à accorder jusqu'à 60 milliards d'euros de prêts d'urgence aux banques grecques dans le cadre du mécanisme ELA a toutefois contribué à apaiser les tensions.
Sur le fond, "les indices actions restent forts" en Europe, poursuit Aurel BGC, bénéficiant notamment du soutien renforcé de la Banque centrale européenne pour relancer l'économie de la zone euro.
Du côté des valeurs, Alcatel-Lucent (+2,59% à 3,25 euros) rebondissait nettement après avoir ouvert dans le rouge. Le groupe a très fortement réduit sa perte nette en 2014.
NRJ Group (-3,52% à 6,30 euros) reculait après la publication d'un chiffre d'affaires annuel en baisse de 7,9%.
Bolloré prenait 3,17% à 4,07 euros après que le projet "16K" qui prévoit l'installation de 16.000 points de charge publics pour véhicules électriques et hybrides en France d'ici à 2019, a été reconnu de "dimension nationale".
Virbac (+4,66% à 217,70 euros) bénéficiait d'un commentaire favorable d'Exane BNP Paribas.
Adocia (+16,81% à 74,13 euros) bondissait après l'annonce de "résultats positifs" d'une étude clinique de Phase IIa qui a testé HinsBet, une nouvelle formulation d'insuline humaine rapide développée avec sa technologie BioChaperone.
GFI Informatique gagnait 3,24% à 6,05 euros après avoir vu son chiffre d'affaires progresser en 2014 grâce à la bonne tenue de son activité en France.
Lanson-BCC (-2,13% à 31,20 euros) pâtissait d'un recul de ses ventes en 2014.
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