La Bourse de Paris poursuit son ascension en attendant une réunion de la Fed
La Bourse de Paris a poursuivi vaillamment son ascension lundi (+1,01%), en attendant une réunion de deux jours de la Réserve fédérale qui débute mardi et constituera le moment clé de la semaine.
L'indice CAC 40 a pris 50,70 points, à 5.061,16 points, soit son plus haut niveau en clôture depuis le 20 mai 2008, dans un volume d'échanges nourri de 4,1 milliards d'euros. Vendredi, il avait progressé de 0,46%.
Sur les autres places européennes, la Bourse de Francfort a gagné 2,24% et celle de Londres 0,94%. Par ailleurs l'Eurostoxx a pris 1,38%.
La cote parisienne a continué à profiter comme les autres marchés européens de l'action choc de la BCE qui procède depuis lundi dernier à des rachats massifs d'actifs sur les marchés pour relancer l'économie chancelante de la zone euro.
"Les marchés européens restent bien confiants, alors même qu'ils disposent d'assez peu d'éléments tangibles aujourd'hui", a noté Renaud Murail, un gérant de Barclays Bourse.
Les investisseurs attendent surtout la principale échéance de la semaine à savoir le comité de politique monétaire de la Fed (le FOMC), qui se réunit mardi et mercredi, va tenter d'ajuster sa position, entre un marché de l'emploi solide mais une inflation jugée toujours trop basse.
L'interrogation centrale pour les investisseurs reste de savoir si la Fed va continuer à se montrer "patiente" avant d'envisager de relever ses taux d'intérêt. La réponse sera connue mercredi après la fermeture des marchés européens.
"Soit la Fed continue à être +patiente+, soit elle cesse de l'être, mais dans l'absolu l'amplitude la remontée des taux sera sans doute limitée, ce qui limite l'inquiétude des investisseurs", a expliqué M. Murail.
"Les investisseurs ont donc déjà intégré l'idée d'un début de normalisation cette année de la politique monétaire américaine et maintenant c'est l'amplitude qui va compter", a-t-il développé.
Selon lui, la banque centrale américaine peut décider "sans doute de façon un peu symbolique d'amorcer la remontée de ses taux pour envoyer le signal sur le marché de l'emploi et l'économie américaine se portent mieux", mais en les relevant très peu.
"La vraie question maintenant est de savoir si la hausse du marché des actions est une bulle liée à l'excès de liquidité ou si elle va être soutenue par une réelle amélioration des bénéfices des entreprises", a analysé M. Murail. "Les prochaines publications de résultats en avril permettront de voir les premiers effets dans l'économie réelle, avec à la clé soit une correction, soit la poursuite de la hausse", a-t-il poursuivi.
Du côté des valeurs, Lafarge a perdu 6,25% à 60,92 euros, pénalisé par la remise en cause de l'accord de fusion avec son concurrent suisse Holcim.
Hermès (+4,39% à 313,75 euros) a profité pour sa part d'un relèvement de recommandation à "neutre" contre "sousperformer" auparavant par Exane BNP Paribas.
Valeo (+2,02% à 143,60 euros) a bénéficié de l'optimisme du groupe concernant ses perspectives de chiffre d'affaires en 2020. Dans son sillage, Renault a progressé de 1,09% à 90,00 euros.
Les valeurs du secteur pétrolier et parapétrolier continuaient de souffrir sur fond de recul du brut. CGG a perdu 3,64% à 5,46 euros, Technip 0,52% à 57,30 euros, Vallourec 3,95% à 20,92 euros et Total 0,17% à 44,57 euros.
A l'inverse les entreprises les plus favorisées par la baisse de l'euro ont continué à être recherchées, à l'instar de Kering (+2,63% à 194,85 euros) ou Safran (+2,22% à 68,05 euros).
Jacquet Metal Service (+4,07% à 18,43 euros) a été porté de son côté par l'annonce de négociations exclusives avec le producteur d'acier allemand Schmolz + Bickenbach pour l'acquisition de plusieurs de ses filiales de distribution en Europe.
Euronext (Cac 40)